Les bonnes surprises, c’est pas tout le temps

Notre staff temporaire a posé sa démission. Les bonnes surprises, c’est pas tout le temps. Elle n’aura pas tenu 2 mois. (motif: “j’y comprends vraiment trop rien”)

Je m’étais fait une raison sur sa présence, mais j’avoue, l’annonce de son départ m’a grandement soulagé. Il faut au moins 1 an pour pouvoir se rendre utile chez nous (dans mon équipe), et 2 ans pour bien devenir efficace. L’attente ne m’enchantait guère.

Ma N+1 a donc aussi quitté l’équipe, puisque la condition de son départ dans une autre équipe était que l’on trouve un staff temporaire pour la remplacer. C’est très ironique tout ça; la N+1 veut partir, on pose comme condition de trouver un temporaire, on en trouve une, le départ de la N+1 est confirmé, et la temporaire pose sa démission!

Accessoirement, chez nous, quand on a un budget pour un employé (permanent ou temporaire), le budget est lié à la personne en question. Quand la personne arrête, on perd le budget de son rôle. Donc quand quelqu’un arrête, on peut pas le remplacer. Les budgets pour embaucher sont très rares, celui qu’on avait eu pour la temporaire il y a deux mois était un peu exceptionnel, donc a priori, on peut faire une croix pour son remplacement.

On était 12 dans mon équipe il y a 3 ans. On était 6 il y a 5 mois. On sera 3 à partir de fin juillet.

Pour le nombre de projets, on en avait une centaine d’actifs à tous moments il y a 3 ans. Ça oscille entre 100 et 150 aujourd’hui. Il y a 3 ans, je trouvais que j’avais beaucoup de temps libre au travail, ça nous permettait de faire un bon suivi client entre autres choses. Aujourd’hui, ça commence à devenir dur. Le temps que j’accorde à chaque projet a évidemment bien diminué.

Le problème n’est pas vraiment le nombre d’heures supp car on n’en fait pas outre-mesure. Le problème est dans la complexité du travail. Les trois dernières années ont été rudes dans le changement des process, ça devient juste impossible de suivre tous les changements. Si en plus on nous mettait une grosse pression en interne, je n’ose pas imaginer les résultats… tu m’étonnes qu’il y ait eu des vagues de suicides dans quelques grosses boites en France.

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