Thriller (limite film d’horreur) assez basique; neuf personnes sont emprisonnées dans une maison dont ils ne peuvent s’échapper, et doivent s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. Participants involontaires d’un tournoi sanglant, filmé par des caméras, et regardé par on ne sait qui ni pourquoi. Un scénario classique, vaguement similaire au concept de la série des “Cube”, quoique moins bien développé, et avec une réalisation bien moins maitrisée (les fans de Cube, n’allez pas regarder ce film, son simplisme va vous déplaire!).
Et on a droit à tous les poncifs du genre. On a tous les profils habituels dans les 9 participants: le violent, le cynique, le gentil, le méchant, etc. Le seul intérêt du film repose bien vite sur les méthodes d’exécution que choisissent nos participants (c’est ingénieux par moments…à defaut d’être crédible). Essayer d’électrocuter quelqu’un dans un petit lavabo par exemple, il faut avoir du courage.
La fin est amusante quelques secondes, même si hélas on n’a aucune réponse aux questions qu’on se posait vraiment. Pas le film qui va rester en mémoire très longtemps.
Je dois être dans une mauvaise série dans les films ces derniers temps. A peine avais-je vu 15 minutes de ce film que j’ai arrêté de le regarder (d’où la note massacrante). Le film reprend la BD du même nom, elle-même basée sur la même histoire que celle de The Bourne Identity.
Evidemment, la comparaison est inévitable, et elle est au détriment de ce film. Budget riquiqui qui se voit dans les décors/effets spéciaux, acteurs nuls, histoire pas originale dans la façon de la présenter…en 10 minutes chrono, on s’ennuit ferme (quelle performance!). Ce film est en fait une mini-série pour la TV, et ne fait pas le poids avec la série des Bourne. Quelle drôle d’idée de faire une telle production en ce moment. Il fallait attendre 10 ou 20 ans, au moins, pour tenter le coup! Je n’arrive même pas à comprendre qui pourrait avoir envie de voir ce film si “on” a déjà vu la série des Bourne.
J’ai même plein d’anecdote alors que je n’ai vu qu’un quart d’heure du film, mais la meilleure, c’est qu’il retrouve xiii non pas rejeté par la mer, mais dans un arbre, accroché à un parachute. Avec une balle dans l’épaule. C’est petit joueur, comparé au xiii de la BD et de Jason Bourne.
Ai-je dit que ce film sentait le gros pompage du succès de The Bourne Identity, mais qu’il ne supporte pas la comparaison?
Dans un futur proche, aux Etats-Unis, l’armée réinstaure l’appel de civils pour servir dans les conflits à l’étranger. Les trois personnages principaux du film sont appelés et doivent partir un mois plus tard. Le film les suit pendant ce mois.
Alors évidemment, on aura trois profils totalement différents. Les trois sont des amis d’enfance, mais l’un d’eux sera heureux de partir, un autre pas du tout, et le dernier est d’accord pour partir mais ne se sent pas prêt. On va passer par des moments vaguement humoristiques et dramatiques, mais c’est le drame qui l’emporte haut la main. Le film essaie de faire des portraits humains et une étude psycho-machin-chose, mais la sauce ne prend pas.
Je n’ai pas compris le but du film. C’est une fiction qui n’apporte aucune réflexion (ou alors bien trop superficielle), et le thème a déjà été traité par le passé. Les personnages ne sont pas vraiment crédibles, et sont caricaturaux. On n’y croit pas, on se moque même carrément de leurs états d’âme. Film fade.
J’aime beaucoup Dennis Quaid. Mais il faut reconnaitre qu’il a un peu de mal à faire d’excellents films quand il est le seul véritable acteur principal. C’est donc avec un certain (mauvais) a-priori que j’ai commencé à regarder ce film.
Très vite, je me suis dis que je m’était trompé. Les images étaient belles, l’ambiance excellente, et l’horreur, la violence des meurtres était tellement extrême (et appuyées par une ambiance vraiment réussie) que j’ai bien dû détourner la tête une ou deux fois pour reprendre mes esprits). L’histoire avait beau être peu originale (tueur en série, et flic maniaque qui a le boulot dans la peau), la violence escaladait tellement, et les références bibliques devenaient tellement nombreuses que franchement, on attendait une fin apocalyptique au moins digne de celle de “Seven”.
Hélas. La fin tombe à plat comme j’ai rarement vu. Il ne se passe absolument rien de l’apocalypse annoncée. Comble du comble, le grand méchant est le personnage qui nous paraissait évident depuis le début, mais on espérait qu’il ne serait pas le grand méchant, car c’était tellement énorme. Hélas. Le réalisateur (ou le scénariste si vous préférez) est clairement tombé dans la facilité, et ça ruine tout! Les 15 dernières minutes sont dignes d’une série B. C’est affreusement décevant. On ressort clairement frustrés de l’expérience par l’amateurisme affiché après la maitrise affichée du début du film. Un Film de seconde zone.
Encore un film japonais qui me fut recommandé par Micky2be, qui m’a l’air super célèbre mais que je ne connaissais pas.
Le film souleva apparemement de nombreuses questions quant à la violence à l’écran, ce film l’étant particulièrement. L’histoire, simplette, est celle d’un futur pas très lointain, où chaque année une classe de lycée est sélectionnée et emmenée dans une petite île, et où tous les élèves (de 15 ans) doivent s’entretuer pour qu’il n’en reste plus qu’un seul à la fin.
Le film consiste donc en de multiples assassinats entre jeunes, les traitrises, les alliances, les amitiés et amours qui se brisent ou qui durent, les suicides, etc.
La violence est crûe, mais elle ne fait pas très réelle; effets spéciaux un peu ratés, acteurs pas forcément très bons (les premiers rôles le sont, mais c’est une classe nombreuse), et réalisme parfois oublié dans les façons de tuer.
Mais si au début j’avais clairement le sentiment de voir un film asiatique ou tout est exagéré et trop crû, est-ce le fait de le voir dans la langue d’origine ou le fait que les acteurs principaux s’en sortent très bien, je me suis bien laissé prendre par l’histoire. Les meurtres entre enfants (entre jeunes) deviennent presque homoristiques et sont assez dédramatisés (c’était bien amusant à la fin de voir qui allait tuer qui et comment). L’histoire est divertissante.
La fin est un peu bizarre, j’avoue ne pas avoir bien compris ce que voulait dire le réalisateur, et si même il voulait dire quelque chose de bien concret; son but apparaît parfois plus de juste créer des polémiques. On n’est pas surpris par ce qui arrive à la fin, mais on reste un peu sur sa faim au sujet de plusieurs choses, en particulier la signification de plusieurs scènes clairement symboliques, et au sujet de la société décrite.
Le film prend sa valeur dans le domaine symbolique (artistique) et c’est sans doute ce qui lui gardera une place dans les annales du cinéma japonais, mais c’est vrai que ce qui choque d’abord est sa violence (un peu carton-pâte, sincèrement), et on se rappellera surtout des scènes d’action du film, le message du film n’étant pas assez clair. Heureusement pour lui, l’histoire en elle-même est un bon divertissement.
Réalisateur: Kinji Fukasaku
Ci-dessous une bande-annonce faite par un fan; attention violence.
Loué pour la belle gueule de Paul Walker, et aussi parce que je connaissais ce film de nom sans en rien savoir, ce qui me laissait penser que c’était un grand film. Mais il n’en était rien.
Le film part rapidement dans le mystique; un condamné à mort exécuté se réveille dans une petite bourgade et s’y trouve coincé à faire le jardinage dans un asile psychiatrique (interdiction de sortir de la ville sous peine de mort naturelle), avec un ange qui apparait parfois pour le guider dans sa nouvelle vie. On est en pleine rédemption, est-ce le purgatoire? Les mystères deviendront de plus en plus nombreux et de plus en plus gros.
Et cette période mystique est vachement chouette; les images sont belles, les dialogues sont attachants, le rythme est assez lent mais on ne s’ennuie pas et se laisse bercer par les images.
La fin du film (son dernier tiers) casse l’ambiance grave, et on revient rapidos vers un film tout à fait commun (je ne vais pas vous raconter la fin pour que vous gardiez la surprise). Dommage. Bon, on ne s’ennuie pas et les acteurs sont sympas (surtout Walker), un bon film dans l’ensemble, mais qui passe à côté d’un truc formidable à mon avis.
A noter, la présence (étonnante) de Lambert Wilson dans le cast, dans le rôle de l’ange qui apparait parfois.
Une horreur, ce film. Je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout.
Jason Statham est très mal casté pour ce film. Statham est bien pour les films d’histoires contemporaines, mais pour les histoires qui se passent au moyen-âge…beuh…un gueux qui distribue des manchettes et des coups de pieds retournés, ça fait bizarre.
Et puis tous les poncifs, on les a! Le gentil pecno valeureux qui passe sont temps à cultiver son champ peinard, mais qui dès qu’il se met en rogne se transforme en Bruce Lee qui tue tout le monde (mais quand donc s’est-il entrainé? Je croyais qu’il cultivait son champ tout le temps?!). Le méchant caricatural qui ferait passer Dark Vador (Darth Vader) pour un enfant de choeur, et qui fait tous les efforts du monde pour être le plus méchant possible, même si il n’y a aucune logique derrière. J’adore quand il choppe le gentil, l’assome, attend qu’il se réveille, et lui dit “Je vais te tuer, car pourquoi prendre le risque de te garder en vie?”. C’est à ce moment que le gentil arrivera à lui mettre une torgnole et à s’évader bien sûr.
La femme du gentil, super belle, super courageuse, super faible, super bonne cuisinière, un caractère de truie, etc, la belette parfaite (selon les critères occidentaux). Elle se fait capturer par le méchant. Le gentil, lui, il voulait rester peinard à cultiver son champ, hein, mais avec Dark Vador qui lui choppe sa gertrude, ah bah non hein, il va prendre son épée, tuer une bonne centaine d’orks, passer direct cadre dans l’armée du roi et partir faire la guerre presque tout seul. Qu’est-ce qu’il est con ce Dark Vador, tout ça c’est quand même à cause de lui! S’il avait laissé le fermier en paix, il l’aurait eu son royaume!
On a des créatures des bois qui contrôlent tout dans leur forêt. Selon leurs propres dires, ils détestent les hommes, tous les hommes, et leur violence, et leurs guerres. Alors quand les méchants coursent une gentille dans le bois, les créatures les butent. Là, un doute m’assaillit; quand les créatures des bois disaient qu’elles détestent les hommes, moi je croyais qu’elles parlaient des humains, et non pas des mâles…
On a des dialogues fabuleux. Ennuyeux la plupart du temps, des fois on se marre bien. A un moment un groupe d’orks attaque un village, c’est la panique, tout le monde court partout. Après coup (le lendemain), une fille (Gertrude) retrouve son frère, et lui demande: “t’as retrouvé nos parents?
- (gêné) euh…ouais…
-Et mon fils? Tu sais où il est? Il est resté avec nos parents?
- (gêné) euh…ouais ouais… (silence)… Sa tombe est à côté de celle de nos parents, quoi.”
L’art d’annoncer les nouvelles.
Tout le long du film (du moins de sa première moitié, car je n’ai pas vu le reste), on voit bien que le film essaie de repiquer des éléments de films déjà sortis dans le même genre, heroïc-fantasy ou médiéval, genre Robin des bois ou Le seigneur des anneaux, avec un brin de Star Wars et du Jeu de la mort (le dernier film de Bruce Lee…).
C’est pétrifiant de bêtise. Les enfants aimeront peut-être, mais il y a des chances qu’ils trouvent ça con.
4e film de la série paraît-il, moi c’était le premier que je voyais. J’étais pas intéressé par les autres parce qu’ils me semblaient trop cons, mais là j’étais dans ma période Paul Walker, j’avais lu que ce film redémarrait la série, et en fin j’avais du mal à trouver des films à louer.
Ce film n’a aucune surprise; on connait l’histoire et sa conclusion – hormis les détails- dès les premières minutes. Lui gentil, lui méchant, gentil tuer ou plus probablement arrêter méchant. C’est un bon résumé du film je trouve.
Evidemment, l’intérêt du film est ailleurs que dans son histoire; les courses de bagnoles, sympa comme tout effectivement. Et puis les personnages cools; Walker met le feu avec sa belle gueule, et Diesel y rajoute de… l’essence (ahah). Moi je regrette que Michelle Rodriguez disparaisse rapidement; j’aime beaucoup cette actrice, même si je la trouve bien meilleure dans les rôles d’action (Resident Evil par exemple) que dans les rôles de glamour. Or Fast and furious est un film glamour pour les jeunes en quête de belles filles et belles bagnoles (moi je préfère les japonaises en tous cas).
Il y a 20 ans, j’aurais peut-être trouvé ce film “super top méga cool”, mais là…
Vu que le personnage principal, personnalisé par Jason Statham, mourrait à la fin du premier film , on imaginait difficilement une suite (en toute honnêteté, le perso de Statham avait les yeux ouverts et clignant à la fin du premier film, mais c’était après une chute d’un hélicoptère qui volait plus haut que les buildings les plus hauts de Los Angeles, donc on imaginait mal qu’il survive).
Alors en fait, il a survécu. Le film commençait mal.
Mais on oublie vite cette énormité à la vue de toutes les suivantes, nombreuses et défiant la logique et la physique les plus élémentaires. Le film est volontairement décalé et abuse de mouvements de caméras violents, de couleurs qui tueraient n’importe quel caméléon par trop d’efforts requis de sa part, et d’une violence exacerbée. Il y a des moments gore dignes des meilleurs films d’horreur qui m’ont flanqué la nausée dans le train. C’est vraiment sale par moment.
Si je n’ai pas vraiment apprécié les passages gores, l’histoire décalée, violente et abracadabrante beaucoup plus. Jason Statham est toujours aussi parfait pour ce genre de rôle qui bouge beaucoup et déconne beaucoup. Bien sûr, c’est truffé d’humour plus ou moins lourd et dégueu, on aime ou pas, mais pour l’action sympa, l’humour amusant, la qualité visuelle du film, je l’ai trouvé divertissant. Comparé à beaucoup de films du même genre, lui ne se prend pas au sérieux et exagère volontairement l’histoire, c’est un peu comme un cas d’école.
Peu de temps après “In Bruges”, je retombe par hasard sur un film d’humour noir. Je pensais que ce film était une comédie normale, mais après la scène où la prostituée se fait encastrer par accident la tête dans un porte serviette (une sorte de crochet au mur) de la salle de bains, puis que le gars de la sécurité se fasse assassiner au tire-bouchon pour l’empêcher de révéler la mort de la pute, on comprend.
A deux ou trois moments, je me suis même dit “mais en fait c’est pas une comédie?”, et c’est un signe révélateur d’humour noir, un humour qui passe mal parfois. Quand quelqu’un regarde une comédie et dit que ce film n’est 1/ pas drôle et 2/ pas une comédie, il faut se dire que c’est de l’humour noir.
L’histoire est celle de 5 potes d’enfance devenus adultes, dont l’un tue par accident une pute lors d’une soirée d’enterrement de vie de garçon de l’un d’eux. Puis ils tuent le gars de la sécurité de l’hôtel, mais cette fois volontairement, pour cacher leur crime. On s’apercevra vite que l’un de ces potes d’enfance est un psychopathe fini d’ailleurs (joué par Christian Slater, très bon comme d’habitude). La mauvaise série ne s’arrête pas là pour eux, et entre manigances, panique et vengeance, il y a de plus en plus de meurtres. La fin du film est juste totalement atroce (pas gore hein, ni violente, mais moralement choquante).
Le film est drôle, mais clairement pas regardable/appréciable par tout le monde. Je note la présence de la sublime Cameron Diaz (à se demander si si un jour on a une fille on ne l’appellera pas Cameron), son personnage du film vaguement psychotique, qui était déjà à l’affiche de “The last supper”, lui aussi un film d’humour noir. Apprécierait-elle ce genre? Son personnage en prend plein la gueule dans ces deux films, mais ça n’a pas l’air de l’embêter, bravo!
Ce film est vraiment extraordinaire. Il a bénéficié d’une pub incroyable. Il a eu un budget hollywoodien. Tout le monde intéressé de près ou de loin par les films/séries/comics des X-Men était ou est intéressé par le voir. Mais les critiques l’ont descendu en flammes.
Eh ben les critiques, ils ont eu raison. Je crois que c’est le film qui parle de super-héros le plus nul que j’aie vu jusqu’à présent. C’est une horreur, j’ai failli arrêter en plein milieu tellement c’était crétin.
Le film ne respecte rien. Ni les comics. Ni l’origine de Wolverine. Ni surtout l’esprit du personnage. Et alors, on ne parle pas des personnages secondaires autour, au premier rang desquels on trouve Sabretooth. Sabretooth le psychopathe? Nan en fait, c’est un gars pétri d’amour fraternel pour Wolverine. Silver Fox, l’amour de sa vie, la douceur personnifiée? Nan en fait, c’est une grosse salope. Gambit, le gars assez fin pour avoir toujours su tiré son épingle du jeu? Nan en fait, c’est un gamin complètement con qui ne sait pas reconnaitre ses amis. Et puis il y a Deadpool, le mercenaire à la grande gueule, qui dans le film…est muet.
Le délire total.
Le project Weapon X? Complètement passé à la trappe. La passion du Japon? Oubliée. La division Alpha? Pas la peine de la mentionner. Le rapport adamantium/facteur guérison? Non non, y’en a pas.
Et puis il y a les non-sens de folie. Le plus gros de tous étant dû à la difficulté des scénaristes de trouver quelque chose qui lui ferait perdre la mémoire. Alors dans le film, comment Wolverine perd la mémoire? Et ben il se prend une balle dans la tête. Le gars, il guéri de tout, il est littéralement immortel et guéri de tout instantanément sans laisser de séquelles, MAIS une balle dans la tête lui fera perdre la mémoire. Pourquoi? Et ben d’après un des grands méchants du film, c’est évident. Il va pas dire pourquoi, mais c’est évident en tous cas.
Passez votre chemin, sans rire. Ou risquez de perdre des illusions et quelques neurones.
Film disponible au Japon (par exemple chez Tsutaya), sous le titre “ディスコ“.
La première pensée qui me vint à l’esprit quand j’ai commencé à voir ce film, c’est une comparaison avec “Podium” (avec Poelvoorde). Ça traite du disco (d’où le titre, duh!) et de gars restés bloqués à l’époque disco, ou du moins passionnés par elle.
Dubosc n’est pas un acteur. C’est un comique de one-man show. Il a de la présence, oui, mais il en fait trop, il exagère les traits… comme un comique de one-man show. Alors donc, déjà on a un mauvais casting.
C’est pas Depardieu qui va rattraper le coup; il est en roue libre depuis des années, jamais fichu de nous faire une bonne interprétation dans la dernière décennie, toujours à choisir des films de seconde zone, et assez gonflé pour déclarer dans des interviews que “le cinéma n’est plus ce qu’il était”! Nan mais sans rire, il s’est regardé dans la glace récemment, monsieur “je me suis endormi sur mes lauriers”?
Emmanuelle Béart, par contre, rayonne. Le film est une comédie de bas étage, alors elle n’a pas à faire grand chose, mais on voit de suite la différence de qualité du jeu par rapport aux autres acteurs. J’ai jamais trop aimé Béart, mais voilà, c’est une bonne actrice indéniablement.
Après, l’histoire…bof bof. Le comique est purement dans les personnages, mais ils ne m’ont pas fait rire (Podium était comique dans les personnages, mais aussi dans les répliques/dialogues, et en plus les chansons et performances étaient excellentes). Et puis ce film est juste lourd, avec des répliques du genre “Si à la Saint Valentin elle te tient la main, vivement la sainte Marguerite”.
Film disponible au Japon (par exemple chez Tsutaya), sous le titre “ココ・アヴァン・シャネル“.
Je n’ai jamais trop apprécié Tautou, mais ça ne m’a jamais empêché de voir ses films, surtout les plus importants. C’est avec ce film, Coco avant Chanel, qu’on voit le chemin parcouru de Tautou. Entre Amélie Poulain et ce film, il y a un monde. C’est normal qu’elle ait reçu le césar du meilleur espoir féminin pour Amélie, parce que c’était évident qu’il y avait un potentiel. Et dans toutes les années qui sont passées après, on a bien vu sa progression. Maintenant elle est une des meilleures actrices Françaises. Et pourtant, je la trouve encore loin derrière certaines grandes actrices Françaises comme par exemple (liste non exhaustive) Catherine Deneuve, Miou-miou, ou Annie Girardot. Mais elle y viendra sans aucun doute, elle est sur le bon chemin. Mine de rien, ça prend du temps de devenir un excellent acteur.
Coco avant Chanel raconte la vie de Coco Chanel jusqu’à son premier défilé (d’où le titre). On passe trèèèèèès vite sur l’enfance (2 minutes?), puis 99% du film se passent pendant la période de sa jeunesse où elle a pris les devants et a amorcé sa montée (d’où le titre, bis). Ce film n’est pas une biographie complète, car il ne raconte qu’un morceau de la vie de Chanel (d’où le titre, ter). Pourquoi pas, ce fut une période importante (révélatrice) pour Chanel.
Le gros point noir du film, c’est…tenez-vous bien…qu’il ne respecte pas la réalité des choses. Sa sœur dans le film, était en fait sa cousine. Son autre sœur et ses deux frères, dans le film on dit qu’ils n’ont pas existé. Elle fut abandonnée à 15 ans, mais dans le film elle est beaucoup plus jeune. etc, etc., une quantité dingue de détails sont complètement faux dans le film, alors même que franchement, je ne vois pas où était le problème de raconter ce qui s’est vraiment passé. Pourquoi raconter des bobards? Quels autres éléments du film sont-ils faux?
En dehors des détails mineurs, il y a aussi les détails majeurs. Le rôle de la 1ere guerre mondiale dans son succès? On n’en parle pas. Et puis les dates sont floues dans le film, on ne sait jamais à quelle date on est, mais grosso-modo les évênements dans le film ne suivent pas la véritable chronologie (par exemple, dans la réalité Boy meurt après que Chanel lui ait remboursé sa dette, et non pas avant).
Mais le film donne-t’il la bonne impression concernant Chanel, sa personnalité et son œuvre? Je crois que oui, l’impression qui se dégage de la biographie de Chanel disponible en ligne, et celle qui se dégage du film sont semblables, et à mon avis c’est en énorme partie grâce à la performance de Tautou. Même en comparant les photos et portraits de Chanel à Tautou, on trouve une nette ressemblance (pas du visage, mais de la dégaine générale). La même tyrannie légendaire de Chanel se retrouve aussi dans le jeu de Tautou, et si il y a des disparités entre le personnage de Tautou et la vraie Chanel, le personnage du film correspond en tous cas à l’image qu’on se faisait de Chanel après un minimum de recherches sur Internet.
Les images (la photo) du film sont très belles. Les décors et costumes sont somptueux. Les acteurs sont excellents (Tautou en tête bien sûr, mais Poelvoorde entre autres est juste derrière). Il y a des dialogues un peu longs, on ressent quelques longueurs dans ce film de 1h50. Enfin, les 5 dernières minutes, sans paroles mais avec musique, sont une technique facile pour laisser juste la bonne impression dans une mini-fresque de ce genre. Le texte qui défile à la fin est de mauvais goût; résumer en 5 ou 6 lignes près de 50 ans de la vie d’une personne qui a marqué profondément et durablement le monde moderne durant le siècle qui vient de s’écouler, c’est insultant. Ceci dit, sans doute en grande partie grâce à la musique judicieusement choisie et à la performance de Tautou, on apprécie cette dernière scène qui laissera sans aucun doute songeur, dans le bon sens du terme.
La suite de DaVinci Code. Enfin, ce sont les mêmes personnages, avec le même fond bancal religieux.
Evidemment, les pratiquants chrétiens ne vont sans doute pas aimer (je ne les en blâme pas parce que je m’en fous), au vu des nombreuses interprétations bancales de textes qui n’existent peut-être même pas, et de la description fantaisiste de personnages de l’église. Mais il n’y a rien de pire que ce qu’on peut voir dans les films qui parlent d’informatique.
Evidemment, les acteurs sont bons. Je pense surtout à Tom Hanks bien sûr (qui a pris un sale coup de vieux, soit dit en passant), car McGregor fait bien trop jeune et envoyé spécial d’Hollywood; on ne croit pas une seconde à son personnage.
Evidemment, la réalisation est efficace; dirigée par Ron Howard, typique du cinéma hollywoodien, elle est sûre et dynamique, elle fonctionne, mais est peu originale.
En bref, c’est du bon spectacle sur le moment, c’est très divertissant, mais c’est assez fade et sans surprise. En un sens, ça me rappelle les films de JJ Abrams, comme Star Trek par exemple. Très bien sur la forme, bon film sur le moment, mais il ne faut pas s’attendre à se rappeler de l’histoire quelques jours plus tard.
Film de 1996 rentré dans la légende avec ses 9 oscars et plein d’autres récompenses. Je ne l’avais jamais vu, mais comme tout le monde (?), je connaissais le titre. C’est en regardant la filmographie de Ralph Fiennes que je me suis dit que je devais vor ce film.
J’imagine bien que ce film ait pu toucher beaucoup de gens; les acteurs sont superbes (Fiennes, Dafoe, Binoche, et Scott Thomas), l’histoire est tragique (romance qui se finit mal), l’environnement excite toujours autant les sensibilités (la seconde guerre mondiale), les images sont très belles (Sahara), et la réalisation est solide. Bravo.
L’histoire est bien racontée aussi; on commence par la fin, et le film raconte comment on en est arrivé là. On a deux histoires en parallèle, le présent et le passé. C’est une technique largement éprouvée par nombre de films, avec plus ou moins de succès. Dans ce film-ci, c’est assez transparent et ne nécessite pas beaucoup d’effort du spectateur pour toujours se recaler à la bonne époque, et ne jamais perdre le fil de l’histoire.
Hélas, est-ce parce que le film commence à prendre de l’âge, je n’ai pas été tellement touché par son histoire. Certes, du point de vue objectif, ce film est une excellente œuvre, mais au point de vue personnel, ben je me suis ennuyé par moments. Il y a des passages longs, ou on voit à des kilomètres où ils veulent en venir (le film dure 2h40 pour information…). Des dialogues un peu longs, qui rendront un deuxième visionnage très pénible. L’histoire est à peine originale; les façons qu’ont quelques personnages principaux de mourrir sont certes originales, mais ça n’est que la forme. Le fond ne change pas de ce qu’on connait.
Un film à voir pour sa propre culture cinématographique, sans aucun doute, mais qui m’a laissé assez froid en définitive.