Premonition

Le film me faisait penser à The lake house, avec également Sandra Bullock, and des inconvéniences temporelles. Dans ce film-ci, l’élément temporel était carrément indiqué dans le titre.

L’histoire: le personnage principal du film, joué par Bullock, vit un jour sur deux quelques jours plus tard. Jeudi, normal. Le lendemain, c’est le lundi suivant. Puis c’est samedi. Puis mardi. etc. C’est dans le désordre, mais un jour sur deux est avant la mort de son mari, et un jour sur deux après la mort. Le perso de Bullock va se mettre à chercher les causes de la mort, et va découvrir des choses en bonus.

Le truc principal qui est déroutant, c’est qu’on n’a aucune date dans le film. Tout ce qu’on sait, c’est le jour de la semaine, et en plus ils n’arrivent pas dans l’ordre. Perso, je me suis perdu rapidement, et ai dû suivre le film en plaçant tous les éléments chronologiquement les uns par rapport aux autres. Il y avait sûrement moyen de faire mieux dans le scénario, car ce désordre chronologique n’apporte rien.

Passé le désordre chronologique et tous les écrans de fumée techniques du film, l’histoire est d’un banal mortel. L’histoire du couple est ennuyeuse et banal, et il y a peu de mystère sur ce qu’il se trame. La seule chose qui tient en haleine est de savoir si Bullock arrivera à (et si elle voudra) sauver son mari. Mais c’est très léger comme intérêt du film. On arrive vite à ne rien en avoir à faire que le mari clamse ou pas. La fin se veut pathétique, et elle l’est, mais sûrement pas dans le sens où le voulait le rélisateur; c’est le film en entier qui est pathétique.

Réalisateur: Mennan Yapo

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Inglorious basterds

Je dois avouer que le titre me gênait: un peu trop vulgaire à mon goût. Mais la vulgarité est toute relative (il y a des titres de films porno, qu’on était obligé de voir quand on feuilletait la liste des films disponibles dans les bornes automatiques de location de films, bien plus vulgaires et qui m’ont fait mourrir de rire), et je n’allais évidemment pas me passer de voir ce film juste à cause de son titre.

L’histoire se passe pendant la 2e guerre mondiale, et tourne vite à la fiction. Ce n’est pas juste que l’histoire du film a été inventée, c’est qu’elle est outrageusement différente de ce qu’il s’est réellement passé. Wikipedia qualifie cette histoire de “Wish fullfillment film”, dans le genre “Ah qu’est-ce que ç’aurait été bien si ça s’était passé comme ça”. Plus concrètement, l’histoire du film est celle d’un commando américain qui terrorise l’Allemagne Nazi, et qui vise à éliminer tout l’état-major nazi d’un seul coup.

Tarantino est aux commandes bien sûr, tout le monde le sait. Et ce film a inévitablement des points communs avec tous les films de Tarantino, en particulier sur sa forme: le film est composé de plusieurs mini-scènes mises bout-à-bout et bien délimitées. Mais l’histoire est, elle, bien différente de celles des autres films de Tarantino. Son humour est par contre similaire, même si -ouf!- on évite les monologues certes humoristiques mais mortellement ennuyeux qu’on a eu le malheur de voir dans certains précédents films (Pulp Fiction, Jacky Brown ou la calamité que fut Death Proof par exemple).

L’histoire dans ce film n’est pas spécialement intéressante ni prenante (perso je n’en avais rien à faire de ce qui se passerait à la fin), et il y a des personnages très drôles mais pas autant que dans certains de ses autres films (Pulp Fiction et Jacky Brown en tête). Ce qui m’a conquis dans ce film, ce sont les dialogues. Ils sont longs, les mini-scènes sont assez longues, mais les dialogues sont d’un comique incroyable. Je m’en suis repassé certains après avoir vu le film tellement ils étaient drôles. La palme va à mon avis à la rencontre entre des membres du commando et leur informateur dans un bar souterrain, censé être désert, mais finalement blindé de nazis, dont un jeune colonel très locace, très perspicace, et très dynamique. Les membres du commando se font passer pour des officiers nazis, mais ils peinent sous le challenge culturel continuel de notre colonel pur de dur. L’escalade dans leur discussion (et la conclusion) est absolument géniale.

Et pour l’interprétation, il est évident que la meilleure performance fut celle de Christoph Waltz, acteur Allemand inconnu de ma part, qui d’ailleurs fut récompensé de plusieurs prix par la suite (même si on sait que les prix ne veulent pas dire grand chose). Dans son rôle, il n’a pas besoin de faire de blague pour faire rire, son expression, sa façon de parler pour un officier nazi, est écroulante.

J’ai passé un excellent moment du début à la fin de ce film. Vraiment très drôle. On regrette qu’il ne reste pas matière à quelconque réflexion et que le film ne soit vraiment que du 100% entertainment. Un excellent film bien construit et bien joué, mais à mon avis il ne va toucher personne personnellement.

Réalisateur: Quentin Tarantino

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I’ll Sleep When I’m Dead

Le réalisateur est celui de Get Carter (l’original, que je n’ai jamais vu). Clive Owen n’est plus à présenter, et il est la raison pour laquelle j’ai loué ce film. Enfin, il y a des seconds rôles intéressants, comme Malcolm McDowell, notre héros ravagé de “A Clockwork Orange” (Orange Mécanique).

Que des bon ingrédients pour un film… finalement franchement nul. Le scénario n’est pas mal du tout, il y avait même la base d’un excellent film noir (cette base étant curieusement similaire à celle de Get Carter). Mais non. Non non non non non, pourquoi faire un bon film avec d’excellents acteurs, quand on peut faire un truc ennuyeux, où on a l’impression qu’il ne se passe jamais rien, où on attend en permanence que ça charcle de partout pour ne finalement rien se passer (c’est tellement fun d’attendre pour rien), où la métaphysique affichée nous laisse perplexe (nos criminels les plus stupides et vulgaires sont-ils dignes d’intérêt?), et où la fin du film ne dit pas ce qu’il se passe à la fin de l’histoire? (oui vous avez bien lu)

Ridicule. Oeuvre d’un réalisateur has-been, servie par des acteurs qui méritaient mieux. Pour fans du mauvais cinéma britannique.

Réalisateur: Mike Hodges

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Strays

Dans la catégorie “Vin Diesel”, si je demandais son plus gros ratage cinématographique, je recevrais ce film. Je l’ai trouvé inregardable, et d’ailleurs n’ai pas pu en voir plus d’un quart d’heure (les 10 premières minutes, puis une minute par-ci par-là pour voir si ça évoluait).

L’histoire: un pauv’ gars de la zone en a marre de sa vie de merde répétitive à soulever de nouvelles poufiasses tous les jours. Well, duh. Il rencontre une chouette fille et va faire des efforts pour se changer et faire un truc bien.

Avec la qualité d’image de ce film, on jurerait qu’il a été tourné avec un camescope. Les décors se résument à un appart miteux, un bar et quelques rues. Les dialogues sont un merveilleux exemple de crétinerie débilitante, et l’histoire se traine à un point incroyable; en effet, après 10 minutes, j’avais l’impression d’avoir regardé le film pendant 3 heures. Sacré performance.

Ce film fut le premier long-métrage pour Vin Diesel, à la fois comme acteur et comme réalisateur. On espère qu’il n’y en aura plus jamais en tant que réalisateur. Je suis bien content qu’il ne réalise plus de films et se contente de jouer.

Réalisateur: Vin Diesel

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A man apart

Je suis toujours étonné (négativement) quand je vois de pareils films. Quel est l’intérêt d’un tel film? Mystère pour moi.

L’histoire: un flic de la DEA (la section anti-drogue de la police américaine pour simplifier), joué par Vin Diesel, coince un parrain de la drogue mexicain (avec l’aide de la police mexicaine). Le caïd va en taule, mais son mystérieux successeur est encore plus violent et fait assassiner la femme de notre flic de la DEA. Celui-ci va chercher vengeance tout en cherchant l’identité de ce successeur.

L’intrigue est bateau. Tout le film est composé de poncifs atterant. Il n’y a RIEN de neuf dans ce film. Les acteurs sont nuls au mieux (Vin Diesel compris). On n’en a rien à faire du successeur, ni de la vengeance du perso joué par Diesel. Les scènes d’action sont chaotiques/brouillones (dans les deux grosses scènes de flingues, je n’ai pas réussi à savoir qui étaient les flics et qui étaient les bandits). L’histoire est trop énorme, on n’y croit pas deux secondes, et ça fait film à destination des adolescents qui ne regardent pas trop la qualité artistique et professionelle des films qu’ils regardent.

Réalisateur: F. Gary Gray

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Reign of fire

L’affiche du film m’avait toujours parue tellement stupide que je ne m’y étais arrêtée. Si je m’étais arrêté, j’aurais pu voir le nom de Christian Bale en premier rôle. C’est uniquement parce qu’il était dans ce film que je l’ai regardé.

Au final, c’est bien moins pire que ce que j’avais imaginé au début, mais  c’est tout de même un beau gâchis comparé à ce que ça aurait pu être. Ce film est sur les dragons qui se réveillent et prennent contrôle de la planète, et tout le monde doit savoir que j’aime beaucoup les dragons (surtout un en particulier… un tout petit…).

Le réalisateur est un spécialiste… des séries TV! 21 jump street, Mac Gyver, Stingray, Werewolf, Quantum Leap, Baywatch, etc. Vous voyez le dessin: c’est pas jo-jo (je vais y revenir).

Les effets spéciaux sont ok…pas mirobolants mais ok. L’histoire est bêbête, ou du moins pas vraiment originale; on est entre Mad Max 2 et Terminator 4 en gros (monde ravagé, gros méchants, héros sauveur qui sait tout et fait tout). L’action est ok, quoique la “bataille finale” soit extrêmement pauvre en rebondissements (et puis elle est très courte).

Et enfin, ce qui coule franchement le film, ce sont les à-peu-près et les incohérences. La plus grosse incohérence de toutes étant les dragons arrivant à ravager la terre et à vaincre toutes les armées du monde (ce ne sont que des bestioles qui crachent du feu, quoi!), alors que dans ce film, à un moment un petit groupe d’humains se bat avec un dragon et le tue… en lui envoyant un harpon dans le ventre. Alors voilà, un dragon, ça se tue avec un harpon, MAIS ils ont pourtant réussi à vaincre toutes nos armées. Nos militaires qui ont vu ce film ont dû apprécier la façon dont on les traite de gros cons dans ce film. Et il y a quelques autres aberrations grotesques…

Les acteurs ne sont pas mauvais, surtout Bale évidemment (on dirait que je suis devenu fan), mais les scénario est tellement léger… Il reste quelques bonnes scènes visuellement parlantes et un rythme de film sympathique pour nous amener jusqu’à la fin. Ça se regarde facilement, un peu comme un feuilleton télé, ça divertit bien à défaut d’autre chose à faire, mais si vous comptez le voir, il ne va pas falloir en attendre des miracles.

Réalisateur: Rob Bowman

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A Perfect Getaway

Un thriller très “cheap”, mais amusant et divertissant. On a déjà vu bien pire.

L’histoire est basique de chez ultra-basique: un couple de jeunes mariés faisant du hiking sur une île déserte avec quelques autres couples, l’un d’entre eux étant probablement un couple de serial killers. Y-a t’il vraiment un couple de serial killers avec eux? On se doute rapidement que oui, car sinon l’histoire serait trop cérébrale, et ce n’est pas le genre du film. Alors, on prend les paris à un moment, qui sont les serials killers?

Figurez-vous que je me suis trompé! Si si si. Pour ma défense, le film est incohérent et le réalisateur ne montrait que ce qu’il fallait montrer pour qu’on se trompe, de la manière la plus “cheap” possible (d’où l’usage de cet adjectif pour qualifier le film dans son ensemble). Que le réalisateur cache des choses (à ce point), encore, on peut comprendre. Mais les grosses incohérences…bof bof. Pour ne pas raconter trop de détails, j’ai par exemple beaucoup ri quand les flics à la fin tuent un gars sur la simple demande d’une femme qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont aucune raison de croire sur parole.

Mêêêêêêê bon… on arrive globalement à passer outre tout le cheap et à apprécier les performances des acteurs tous assez sympathiques et en forme. J’ai beaucoup apprécié la performance de Timothy Olyphant en particulier. Les paysages sont sympas. L’action est honnête quoique pas retournante (j’ai beaucoup aimé la main coupée en deux dans le sens de la longueur, avec entrée du couteau entre le majeur et l’annulaire). Ça va, on passe bien le temps avec ce film.

A noter qu’il a été réalisé par le réalisateur des deux films de Riddick, David Twohy, et que je suis extrêmement déçu de son travail sur ce film.

Réalisateur: David Twohy

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Banlieue 13

Je suis tombé par hasard sur ce film sur le site de Tsutaya. Bigre, pensais-je, un film français que je ne connais pas sur Tsutaya (j’imagine que tout le monde doit le connaître en France). Après un rapide coup d’œil sur l’histoire (et la production…Besson…), je me suis dit que le film allait sans doute être très con tout en étant divertissant, mais toujours dans l’optique de ma promotion des films français au Japon (la seule facette de mon côté altruiste), je l’ai loué.

On comprend vite que ce film n’existe que pour mettre en valeur la pseudo-discipline du parkour. Je n’ai rien contre le parkour et leurs pratiquants peuvent bien s’amuser à se fracasser le crâne ou leurs membres dans leurs acrobaties si ça les amuse, après tout d’autres font la même chose dans d’autres sports/activités en connaissance de cause. C’est juste que je n’y vois rien de plus que ce qu’on pouvait voir avant que la discipline n’existe, par exemple dans les acrobaties de Jackie Chan. Ah oui, c’est esthétique et souvent impressionnant. Mais tout comme dans les films de Jackie Chan où j’étais pressé de voir le générique de fin montrant toutes ses acrobaties ratées (qui font mal à voir parfois), sur Youtube je ne regarde que les video de parkour avec accident, excessivement violentes pour la plupart (je dois être un gros sadique). Bon, moi je n’en ferai pas, et je considère cela juste comme de la gym acrobatique, mais je ne rechigne pas du tout à en voir, au contraire.

Dans ce film, passé les quelques courses-poursuites acrobatiques et très sympa à voir, il n’y a rien. C’est à peu près comme tous les films produits par Besson, c’est creux, c’est manichéen (les très gentils très cons contre les très méchants très cons aussi), y’a pas de dialogues dignes de ce nom, c’est du spectacle incohérent,etc…la totale. Ça se regarde, mais c’est comme des frites à la mayo; ça se mange facilement, mais on est bien en mal de dire que c’est de la grande cuisine. Un film pour fans du genre. J’aurais adoré il y a 20 ans, mais là, j’ai plus l’âge.

Réalisateur: Pierre Morel

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Bad lieutenant: port of call New Orleans

Je me rappelle du film “Bad Lieutenant” de Abel Ferrara avec Harvey Keitel (1992); il avait l’air sympa, bien que très violent et dégueu, et trop spécial pour que j’aille le voir au cinéma. Après, je n’ai jamais pensé à le louer. Et en voyant ce film, je me suis dit qu’il s’agissait d’un remake ou d’une suite… mais non, c’est un film totalement différent. Le seul point commun étant apparemment que le personnage principal (joué par Nicolas Cage) est un flic corrompu et drogué.

En fait, “corrompu et drogué” est en-dessous de la vérité. Il trempe dans toutes les magouilles possibles et fait les pires conneries sans se soucier des conséquences. Mais le truc marrant, c’est qu’il essaie quand même de faire son boulot, du moment que ça n’empiète pas sur son intérêt personnel. Ça rappelle totalement détective Mackey de la série “The Shield”, mais là quand même notre perso principal est en plus drogué et accro au jeu.

Le perso de Nicolas Cage va vivre une descente aux enfers pratiquement tout le long du film. Les problèmes vont s’amonceler, et ils vont être de pire en pire. Tout part en live à un moment, et ça sent le sapin précédé d’une mort violente. La résolution des problèmes sera hilarante. La toute dernière scène sera, elle, pathétique.

Le film va à cent à l’heure, ça n’arrête pas. Et le perso joué par Nicolas Cage, un allumé de folie, était sûrement difficile à jouer. Cependant, Cage nous livre une performance assez formidable. Il alterne les scènes drôles et dramatiques avec une facilité déconcertante, son jeu de personnage drogué est vraiment bon, et le film lui doit une bonne part de son succès. Le réalisateur n’est pas à oublier, ni les seconds rôles joués par Eva Mendes (qui retrouve Nicolas Cage après “Ghostrider”) et Val Kilmer. Un film très fun qui m’a agréablement surpris.

Réalisateur: Gregory Widen

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Magnum, p.i. – Season 1

Magnum fut l’une de mes séries préférées dans les années 80 (de 1980 à 1988) (ma préférée ayant été Miami Vice, de loin). Je me rappelle des nombreux chocs (positifs) que j’avais eus avec plusieurs scènes; Magnum, le blagueur-dragueur de folie, qui parfois se transforme en machine de guerre qui tue tout le monde sans se poser de question. Je me rappelle en particulier d’un épisode, où après être sûr que le gars en face de lui est bien le criminel qu’il recherche mais n’ayant pas de preuve, il le tue sans trop réfléchir (alors que le gars est désarmé, n’est pas agressif, ne cherche pas des noises, et tout et tout, la totale). Rare à une époque pleine de séries à la Starsky et Hutch (de la décennie précédente si je me rappelle bien), les gentils flics qui respectent les lois à la lettre et qui ne vivent que pour la morale et punir les méchants criminels tout en restant blancs et purs (et alors Miami Vice, je vous raconte pas comme ça détonnait).

En plus, summum et nouveauté à l’époque qui allait devenir un must de marque des bonnes séries, il y avait un fil directeur tout au long de la série (plutôt sur la fin en fait). Prenez Starsky et Hutch (la série étalon des mauvaises séries); chaque épisode indépendant, qu’on peut voir dans n’importe quel ordre sans être perdu, les personnages ne changeant jamais entre la saison 1 et la saison xx, aucune évolution. On sait depuis que pour faire une bonne série, il faut passer quelques minutes de temps en temps sur un sujet de fond qui durera l’intégralité de la série, et qui sera en fait ce dont tous les spectateurs se rappelleront 20 ans après, et qui les rendra fidèles à chaque épisode, pour ne pas manquer les possibles quelques minutes relatives à ce fil de fond. Pour Magnum, ce fil de fond sera tout d’abord celui sur Michelle. On aura vers la fin le mystère “Higgins est-il Robin Masters?”, mais ce fut à mon avis une monumentale erreur de ne pas y avoir pensé avant. En effet, on “voit” Robin Masters plusieurs fois dans les premières saisons, ce qui rend le mystère incohérent. S’ils l’avaient implémenté dès les premières saisons, ça aurait été magnifique…mais non.

La saison 1 de Magnum était mieux que je l’espérais (j’attendais une horreur inregardable), j’ai réussi à voir tous les épisodes jusqu’au bout, et ce ne fut pas une mince affaire par moment, tellement certaines histoires étaient tartignoles. Le look des perso (y compris Magnum) est carrément ridicule: short moulant pour Magnum, coiffure des femmes pitoyables (avec des permanentes de folie), pantalons bouffant qui font apparaître toutes les femmes comme grosses, maillots de bain qu’on croit venir directement du 18e siècle, etc. Le tout digne d’un musée. Même la Ferrarri n’est pas terrible.

Les scénarios manichéens sont difficilement supportables (le méchant très méchant [et très con], et la pauvre femme en détresse très gentille [et très conne]). La course-poursuite immanquable à la fin de chaque épisode (tous les épisodes suivent exactement la même trame). Et enfin, le manque de fil directeur sur l’ensemble de la saison ruine l’ensemble (bah oui, ils n’y avaient pas encore pensé). Il y a quelques moments où Magnum fait usage de son flingue en n’hésitant pas à tuer, mais c’est vraiment parce qu’il n’a pas le choix.

L’un dans l’autre, une saison assez mauvaise donc, et honnêtement je n’en attends pas beaucoup plus des autres saisons, car mes souvenirs sont forcément déformés et cette série idéalisée. Ruinons mes idéaux, ouais! Mais je vais regarder les autres saisons, parce que j’arrive à revoir ces épisodes et j’y trouve un certain plaisir. Mais quiconque n’a jamais vu Magnum (ça existe, des adultes qui n’ont jamais vu Magnum?) ne devrait pas se mettre à regarder cette série, car elle paraîtrait bien trop débile (vieille).

Réalisateur: Gregory Widen

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The prophecy

Avec Christopher Walken, Eric Stoltz, Virginia Madsen et Viggo Mortensen…belle distribution, hein? Et pourtant, ce film est digne d’un téléfilm. L’histoire est bêbête (les anges jaloux des hommes, Gabriel fait des manigances en tous genres pour exterminer les hommes), mais c’est surtout la qualité visuelle du film (et/ou l’encodage du DVD) qui donne l’impression de voir la télévision, et le look des perso qui nous font nous attendre à voir des pattes d’ef débarquer (alors que le film date de 1995…) qui tuent tout sentiment positif possible envers ce film.

Accessoirement, les effets spéciaux sont nuls, c’en est risible. Et les acteurs… bah on sent qu’ils sont là pour payer leurs factures de fin de mois. Walken encore, il se débrouille, il a un petit côté comique dans son rôle de Gabriel psychotique, mais on est loin de la super performance.

Au final, un film franchement nul qui rappelle les séries B. A éviter à tout prix.

Réalisateur: Gregory Widen

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Memento

Un film intéressant de Christopher Nolan (le réalisateur des derniers batman et autres hits cinématographiques majeurs). Intéressant, mais pas retournant, contrairement à ce que de nombreux critiques semblent dire (92% d’avis favorables sur Rotten Tomatoes… un score rarement vu).

Le film est en fait un cas d’école, une expérience de réalisateur. L’histoire se déroule à l’envers, donc on commence par la dernière scène (un meurtre), puis la scène d’avant, etc. jusqu’au début. La dernière scène (la première chronologiquement) nous fera comprendre tout ce qui s’est passé.

Le film se déroule en ordre inverse pour nous faire ressentir ce que ressent le personnage principal du film; il a un cas d’amnésie anti-rétrograde, ce qui signifie qu’il est incapable de se souvenir de nouvelles choses. Chaque chose qui se passe autour de lui, chaque personne qu’il rencontre, il les oubliera en l’espace de quelques minutes. Nolan, en nous montrant toutes ces scènes dans l’ordre inverse chronologique, nous met dans une situation où on ne sait jamais ce qui s’est passé quelques minutes avant, à l’instar du personnage principal.

C’est bien fait, je n’ai rien à redire. Mais moi, ça me gonfle ces expériences de réalisateur. Ça me rappelle 2001, l’odyssée de l’espace, avec ses deux tiers de film sans paroles (j’en parle car j’ai lu la biographie de Stanley Kubrick la semaine dernière). La forme de Memento, c’est rigolo 10 minutes, mais on passe plus de temps sur cette expérience cinématographique que sur l’histoire, qui soit dit en passant, est ultra-basique; une fois le film fini, on est effaré de la simplicité de l’histoire, et que quiconque ait eu l’idée de faire un film aussi complexe sur un scénario aussi simple. Mais tout est dans la forme.

Accessoirement, quand notre perso principal rencontre la même personne deux fois de suite, et qu’à chaque fois il ne le reconnait pas (alors qu’il lui a parlé il y a 5 minutes), on se dit “ahah, marrant”. Au bout de la 20e fois (j’exagère) dans le film, on commence à se dire que c’est lourd.

Par comparaison, il faut bien noter que ce film est nettement plus intéressant que Irréversible, qui suivait la même trame: le film en arrière, scénario qui tient sur un timbre-poste, expérience de réalisateur qui s’amuse. C’est quand même une histoire plus développée et plus fun, bien que la forme de film soit un peu lourde et les premières minutes du film soient déstabilisantes.

Réalisateur: Christopher Nolan

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American psycho

Coïncidence du calendrier, après avoir vu “American history X”, je regarde “American psycho”. On a d’un coup l’impression que les américains sont nombrilistes. Quoiqu’on avait peut-être déjà cette impression avant.

Voici donc encore un film avec Christian Bale, qui une fois de plus montre ici sa capacité à incarner un rôle difficile, demandeur, et très pittoresque. Le film est lui une satire assez impressionante de la société moderne, de la vie mondaine, et des jeunes loups aux dents longues membres de la classe moyenne supérieure, obsédés par la réussite, la thune, le matérialisme, et qui sont des amoraux totaux.

Le film décrit la descente aux enfers de l’un de ces jeunes loups, qui devient un tueur en série pour des motifs futiles. Sa soif de réussite et sa jalousie professionelle déversent leurs nombreuses frustrations dans la violence et le meurtre.

Le film est ultra-violent et vire rapidement au thriller/film d’horreur, avec des coups de hâche dans le crâne et autres découpages à la tronçonneuse. Mais à côté de ça, on a des lignes ultra-comiques et satiriques qui par moment dédramatisent considérablement le film. “Par moments”, parce que quand c’est violent, on a du mal à passer outre la violence à l’écran.

Le personnage principal est lui-même stressé de sa transformation meurtrière, à tel point qu’il n’arrête pas d’y faire allusion à tout le monde autour de lui, même si personne n’y fait attention ou ne le croit. A un moment, dans une boite de nuit, en discutant avec une poufiasse sophistiquée qui ne pense qu’à se faire trousser par un jeune loup, on a le dialogue suivant:
Elle: so what are you doing in life?
Lui: Oh… I’m mainly in murders and executions
Elle (sans broncher): oh… isn’t that too boring?

Le gars lui déclare qu’il est un meurtrier, mais elle répond sérieusement.

Lui (surpris de la réponse): uhh…well… what makes you think that?
Elle: Oh I’ve talked with other people working in mergers and executions and they were all saying that it’s boring

…où on comprend donc que la fille fait un mix-up avec les M&A, Mergers & Acquisitions.

Il y a aussi la scène des cartes de visites, où tous les jeunes loups comparent leurs cartes de visite (ils sont tous VP d’ailleurs), et rentrent dans les détails sur la composition de leur carte, le grain, les couleurs, les polices de caractères etc, et où notre jeune loup fera une crise meurtrière car sa carte dont il était tout fier se révèlera être bien inférieure en raffinement à celle de ses collègues, ce qui déclenchera une crise meurtrière. Hilarant.

Sincèrement un film remarquable dont le scénario et les dialogues sont une prouesse. La forme du film en thriller basique (quoique violent) est hélas assez ennuyeuse au bout d’un moment, comme tous les longs dialogues snobs qui n’en finissent pas entre les loups sont soporifiques, mais le scénario excellent et l’interprétation sans faille de Bale en font un film excellent.

Réalisateur: Mary Harron

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American history X

Je me rappelle d’un commentateur sur ce blog qui, excédé par un commentaire de ma part peu flatteur sur Edward Norton (comme d’habitude ce commentateur en colère n’avait lu qu’un seul de mes articles et s’était déjà fait une opinion), m’avait fait une appologie de Edward Norton. Pas le genre de chose qui va me pousser à revisiter les films de ce dernier, surtout vu que je ne peux pas trop le blairer. Il est pas mal comme acteur, mais de soutien. Il tient bien son rôle, quand il y a une grosse pointure à côté.

Ce film-ci est un contre-exemple de ce que j’écris ci-dessus. Je n’ai aucun doute que ce film contient la meilleure prestation de Edward Norton de tous ses films, il y est effectivement superbe. Il a le premier rôle, et il surnage allègrement face aux autres acteurs. Il a un charisme de folie, et a lui seul rend le film extrêmement intéressant.

Le film raconte l’histoire d’un jeune blanc des banlieues (Norton), qui met tous les problèmes de crime de la région sur le dos des noirs. Il devient un white supremacist (un nazillon) qui culminera dans sa folie par l’assassinat de deux noirs qui tentaient de lui voler sa voiture (il les tuera de la façon la plus sauvage possible). En prison pour 3 ans, il fait peu à peu marche arrière dans ses opinions, et sort finalement de prison totalement guéri. Problème, son jeune frère (joué par Edward Furlong) a pris le relai et est devenu lui-même, à 17 ans, un white supremacist. Norton va alors essayer de le remettre sur le droit chemin.

Le film est filmé de façon grandiose. Les scènes d’action sont palpitantes (bien que le racisme qui y est décrit, violent comme dans ce film ou pas, soit d’une horreur certaine). Les sentiments sont bien retranscrits, et la peine du personnage de Norton est palpable. La scène où, sorti de prison, il sort de sa douche, se regarde dans le mirroir et prend une mine triste en voyant son immense croix gammée tatouée sur son muscle pectoral est formidable.

Dans l’ensemble, le film est excellent, mais il souffre de nombreuses, très nombreuses, invraisemblances, trop grosses pour être ignorées. Elles font juste stupide, et m’ont presque fait mettre 3 étoiles à ce film. La plus grosse invraisemblance est celle de ce jeune néo-nazi assez parti dans sa tête pour assassiner 2 noirs, revenir sur ses idées pour des motifs futiles. Il devient pote avec un noir en prison, et franchement, on n’y croit pas. C’est juste pas possible.

Après, ce sont des invraisemblances plus ou moins énormes ou insignifiantes (mais quand on commence à les remarquer, on ne s’arrête plus); Norton qui arrive à sauver son petit frère en moins de 24h, la scène finale qui arrive comme un cheveu sur la soupe (je ne peux pas en dire plus sans trahir le suspense), le proviseur de l’école de son petit frère qui travaille aussi pour la police en tant que spécialiste des problèmes raciaux, le petit frère qui arrivera à rédiger une dissertation dans la soirée au sujet de son frère (donnée par le proviseur ci-dessus), Norton qui s’enfuit d’une réunion des supremacist en courant avec tout le monde à ses trousses, mais comme par hasard seul son frère le retrouvera par hasard dans les rues de la ville (et dans une rue déserte)…on n’arrête pas d’un bout à l’autre. Il faut juste faire abstraction de tout cela pour apprécier le film. Ça n’est pas facile, mais la formidable performance de Norton aide.

Réalisateur: Tony Kaye

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Crossing over

Harrison Ford fait encore des films intéressants! Qui l’eut crû? Il faut juste qu’il ne monopolise pas le premier rôle en permanence et que le film ne soit pas fait pour lui. Dans ce film-ci, il a le premier rôle, pas de doute, mais en termes de temps d’écran il n’en a pas la majorité, et son rôle n’est pas du tout en rapport avec la majorité des histoires.

Car le film est composé de plusieurs histoires parallèles, toutes en rapport avec l’immigration (clandestine) aux Etats-Unis. On a la mexicaine qui travaille illégalement à LA, la Bangladeshi de 15 ans entrée illégalement à l’âge de 2 ans avec ses parents mais qui depuis est restée, les Australiens qui cherchent tous les moyens possibles (légaux ou moraux… ou pas) d’obtenir une carte verte, etc etc. Harrison Ford n’est concerné que par deux de ces histoires.

Ces histoires nous touchent plus ou moins, et paraissent plus ou moins crédibles. Le film ne donne pas (trop) de leçons de morale et ne pointe pas (trop) de doigts. En gros, le film est plus descriptif qu’engagé.

Certaines histoires se croisent, mais en majorité elles sont indépendantes; c’est surprenant puisque la mode est plutôt aux histoires secondaires qui se croisent toutes.

Le réalisateur est celui de Running Scared, un film bien violent dans la mouvance du moment et qui m’avait bien plû. Ce film-ci l’est énormément moins, en dehors d’une courte scène de braquage qui dépote à la Inspecteur Harry. On ne s’y attend pas d’ailleurs, le film étant plutôt sur un rythme lent jusqu’à cette scène.

Le film est intéressant et fun, toutes ces histoires anecdotiques mais révélatrices, tous ces personnages… mais on manque de profondeur. Les histoires sont trop courtes pour réellement nous toucher profondément et font, comme dit plus haut, anecdotiques. Le réalisateur est désormais à surveiller, car il maitrise bien sa caméra et ses acteurs, il va peut-être nous faire plus de choses excellentes dans le futur.

Réalisateur: Wayne Kramer

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