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Matsuri de la crèche (version 2010)

Tout le monde se rappelle le matsuri de la crèche de l’année dernière? Vu l’excellent souvenir qu’on en avait, on y est retourné cette année.

Très clairement, celui de cette année ne nous laissera pas un aussi bon souvenir. D’abord, il était de 16h à 19h, ce qui est une heure pénible; on passe la journée à jouer avec Ryu, et arrivée le soir, on est crevés. C’est déjà fatigués qu’on s’y rend, et ne serait-ce que la route à pied (20 min) avec quelques cotes bien senties, nous rétame. Mon tee-shirt est resté trempé du début à la fin, super.

Ensuite, ce jour-là, il y avait un autre évênement à la crèche le matin (9h-11h environ), des rencontres entre parents et nounous…super, mais pas primordial. Se rendre deux fois à la crèche le même jour pour des activités où en plus de redoubler d’attention pour Ryu dans le brouhaha ambiant, il faut encore faire bonne figure avec tous les gens autour. C’est très bien, je ne critique pas (trop), mais c’est fatiguant, surtout quand il fait 35゜ avec 98% d’humidité.

Bizarrement, alors qu’il y a bien plus d’enfants à la crèche cette année. il y avait beaucoup moins de participants que l’année dernière. Pourquoi donc? Aucune idée. Peut-être était-ce l’heure, pas pratique pour beaucoup de familles (?).

Enfin, il me restait un souvenir tellement excellent du matsuri que je fus déçu des quelques couacs dans l’organisation de celui-ci.

Première activité, un conte raconté par des images. Le gars qui le faisait est un pro, c’est pas une nounou, et bien qu’il vienne régulièrement à la crèche raconter ses histoires, son boulot, c’est conteur.

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On s'installe et on attend que ça commence

C’était la première fois que je voyais un pro raconter ces histoires, et je fus assez impressionné. Avant de commencer, le gars demande l’âge des enfants de la salle. Il dit “bon, je vais d’abord raconter une histoire pour les moins de deux ans, puis une pour les plus vieux et les adultes”.

Il commence son histoire pour bébés, et, incroyable, Ryu reste effectivement rivé aux images et récit. Il n’a pas détourné le regard une micro-seconde pendant les 2-3 minutes de l’histoire, complètement hypnotisé (c’est vrai que l’histoire était entrainante, bien que très basique).

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Un Ryu hypnotisé

Quand le conteur est passé sur l’histoire pour plus âgés, Ryu a décroché en 30 secondes, a commencé à se lever et à vouloir jouer à autre chose. Vraiment incroyable comme ces courtes histoires ont un public extrêmement bien défini (et le conteur connait son truc).

Ce fut LA bonne surprise du matsuri.

On est passé ensuite à la maison hantée. Pas mal réussie comme l’année dernière, mais on ne connaissait pas l’histoire sur laquelle elle était basée, alors on manquait un peu de repères, et ça faisait un peu désordonné. Ryu fut un peu plus impressionné que l’année dernière, c’est normal, il est plus vieux. Dans l’ensemble, moins de trucs effrayants que l’année dernière et une impression légèrement moins bonne, mais une réussite quand même.

Puis on est passé à l’atelier de fabrication. L’année dernière on avait fabriqué une éolienne et c’était rigolo, mais cette année c’était un collier de fleur. Il s’agissait juste de plier des feuilles ultra-fines de couleur et de les coller à un ruban plastique. Trop facile, prise de tête pour plier les feuilles, et répétitif. En plus, la pièce était trop chaude, je dégoulinais de sueur, perso. Ryu devait rester à la table en regardant faire les adultes, il s’est fait chier en quelques secondes, et le collier final, il n’en avait rien à foutre (il déteste qu’on lui passe des trucs autour du cou en plus). Sur cet atelier, c’était vraiment pas terrible j’ai trouvé.

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Ryu, après 30 secondes: "bon, on y va là? Ça me gonfle!"

On a alors fait la pause bouffe, même si il n’y a que Ryu qui a mangé.

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Ryu aime les edamame

Puis on a été à l’atelier yoyo; il fallait les pêcher dans une bassine. Ryu n’en avait rien à foutre du yoyo, mais le pêcher, et surtout jouer avec la petite canne à pêche (lisez: foutre de l’eau partout en s’en servant), ça lui a beaucoup plu.

Les yoyo étaient là l’année dernière déjà, et boh…pas terrible. Les enfants aiment le bassin d’eau dans lequel les yoyos sont, mais à part ça…

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Il y a ensuite eu le défilé des chars (mikoshi). Ce fut un désastre de timing, attendant parfois 5 minutes que le char suivant arrive. Beaucoup de temps mort, et moins d’enfants que l’année dernière. Quel dommage, l’ambiance s’en est je trouve ressenti. Je n’ai même pas eu envie de prendre de photos.

On a terminé par un petit feu d’artifice (ah les japonais adorent les feux d’artifices). Franchement minuscule, mais il y a eu 3,4 pétards qui sont montés bien haut et ont fait de belles couleurs. Ça a plû à Ryu. Entre deux pétards, il levait son index et disait un “Mê” pour en redemander (“Mê”, on pense que c’est pour “mō ichido” [もう一度]) .

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Yukiko avec le collier à fleurs. Ryu avec un sourire qui fait fondre son père.

Bah, c’était pas mal. On a quelques photos de Ryu en kimono (ça faisait longtemps), on a bien transpiré, et on a pu rencontrer quelques nounous qu’on n’a plus trop l’occasion de voir (puisqu’on ne va plus à la crèche). On y retournera l’année prochaine, j’en suis sûr.

Aperçu de la crèche

La crèche a prêté un DVD à tous les parents, où on pouvait avoir un court aperçu de nos enfants. Le film fut pris début mars, il y a environ 3 semaines.

Je ne vous raconte pas le temps qu’il m’a fallu pour ripper le DVD en avi, puis en extraire les scènes où Ryu est présent (environ 6 minutes). (Ça m’a pris du temps car je ne l’avais jamais fait. Pour info, j’ai utilisé bitRipper et Avidemux). Voici le film.

Ryu est en pantalon gris tee-shirt rouge (à rayures) dans les premières scènes. Puis il passe en pantalon gris et tee-shirt bleu (à rayures). Puis pantalon gris tee-shirt orange. Puis re-pantalon gris tee-shirt bleu.

Notez comme Ryu joue tout seul quand les enfants sont dehors. Puis qu’il est le seul debout quand la nounou lit une histoire. Enfin, qu’il bouge plus et est beaucoup plus vif que les autres. C’est parce que la crèche a séparé les enfants en deux groupes, les plus âgés et les plus jeunes. Ryu était juste à la charnière (il est né juste à la moitié de l’année scolaire), et il a été mis dans le groupe des plus jeunes. Du coup, il est avec des enfants dont certains ne savent pas encore tenir debout (et tout le retard qui va avec). D’un autre côté, quand je regarde ce que le groupe des vieux arrive à faire (ils ne sont pas dans la video), c’est vrai qu’ils sont plus vifs que Ryu; ils bougent mieux, ils peuvent taper dans un ballon, ils disent quelques mots, et savent imiter en live les gestes des nounous.

Un des moments amusant de la video, c’est au moment du repas; Ryu mange comme un sauvage en renversant sa bouffe partout sur la table, alors que les autres enfants ont une table nickel. Je comprends pas 😆

A star is brown

Pièce de théâtre à la crèche ce matin. Les 0-4 ans jouaient dans la même pièce, musicale par ailleurs.

Évidemment, des ptiots de 1 ans, ça joue pas des masses, et ça comprend même pas ce qui ce passe. Mais il y a des réactions de bébés franchement marrantes. C’est très sauvage et très pur comme comportement.

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Une photo prise pendant la pièce.

Tout le monde a reconnu Ryu dans le tas, bien sûr?

Ryu jouait le rôle d’un ours (donc il était habillé en marron, comme ses petits camarades d’ailleurs, puisque les enfants de la même classe d’âge que Ryu jouaient TOUS le rôle d’un ours). Quand Yukiko me l’avait dit il y a environ 1 mois, j’avais répondu “y’avait pas de rôle de dragon dans la pièce?”. Ahah. Mais ça l’a pas fait beaucoup rire.

Aujourd’hui, la mère d’un autre enfant a fait la même blague à Yukiko. “Et alors, Ryu a dû être vexé de jouer le rôle d’un ours au lieu de celui d’un dragon? hihihi”.

“Y’en a qu’ont le même humour que toi, dis-donc.” m’a dit Yukiko après.

J’essaierai de mettre la vidéo de la scène où Ryu joue quand on aura eu le DVD. Pour le moment, je mets juste la video des deux dernières minutes, où tout le monde (parents et enfants) sont dans la même pièce (“salle”) et chantent tous ensemble. Joli boxon.

Mais tout le monde, j’en suis sûr, aura reconnu Ryu dans le lot.

Sales gosses

Dans le jardin de la crèche où va Ryu, il y a une petite butte artificielle en gomme (la même matière que pour les pistes d’athlétisme, quoiqu’un peu plus dure il me semble). Le dénivelé est ridicule et ne nécessite aucun effort pour un adulte ou même un enfant de la monter, mais pour Ryu, c’est une sorte de challenge, et quand il va dehors, il adore la grimper (à quatre pattes, évidemment, car il ne sait pas encore tenir debout).

Pour cause de gros rhume et Silver week, la semaine dernière Ryu n’est pas allé à la crèche. Quand il y est retourné lundi, cela faisait dix jours qu’il n’y avait pas été. Et quand il n’y va pas longtemps, à son retour les autres enfants lui font la fête. Ryu est le seul métis japonais/caucasien de la crèche, cela se voit sur son visage, et tous les enfants de la crèche (environ 90) le connaissent bien par son prénom.

Le lundi de son retour donc, à la promenade du matin dans le jardin, Ryu s’engagea sur la butte. C’est alors qu’une poignée d’enfants de la classe du dessus (ente 1.5 et 2.5 ans) lui ont barré le passage et lui ont dit des gentillesses (du genre “kawaii!” [il est mignon!], il faut dire qu’à cet âge-là le vocabulaire n’est pas très développé) tout en voulant le toucher. Panique de Ryu face à des “grands” bébés qu’il ne connait pas, qui lui parlent à 2cm du visage (même si c’était des choses gentilles), et le tâtent de partout. Il s’est débattu pour les empêcher de le toucher (mais que peut un bébé de 1 an face à plusieurs bébés un an plus vieux?) avant d’exploser en larmes. C’est à ce moment qu’une nounou l’a pris dans ses bras pour le consoler (telle que je l’imagine, l’affaire n’a pas dû durer plus de 15-20 secondes). Ce jour-là, Ryu n’a plus voulu grimper la butte.

J’ai toujours pensé qu’être différent des autres était une qualité, pour peu qu’on sache bien l’exploiter. Mais, et surtout au Japon qui est une société très homogène, il y a un prix à payer. Ryu devrait s’habituer à sa différence, il n’y a pas de raison, mais quand je vois ce que peuvent faire les actions d’enfants qui ne lui veulent pourtant pas de mal, je me dis que le pire doit être vraiment pire (des enfants agressant des enfants plus petits qu’eux par exemple, “ya pas pire” comme dirait mon ami jlz 😉 ).

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Matsuri de la crèche

Je rappelle qu’on peut traduire l’évênement par “kermesse”.

C’est avec un Ryu un peu fiévreux (environ 37゜) qu’on s’y est rendus (le 18 juillet). Il aurait fallu que Ryu soit bien malade pour qu’on n’y aille pas, Yukiko étant très motivée (il est tombé bien malade juste après…). Ce jour, après s’être réveillés d’une sieste tardive et avoir mis son kimono à Ryu, on y est allé à pied tranquillement (environ 30 min de marche). On est donc arrivés 1h en retard (la sieste fut vraiment très longue). Notez que Ryu avait un bavoir imprimé avec son nom (Yukiko l’a acheté tel que); en effet, Ryu a un nom assez probable d’apparaître sur tout ce qui concerne les évênements un peu traditionnels. Ce bavoir a eu un franc succès envers ceux qui connaissaient déjà le prénom de Ryu.


Je le dis d’emblée: ce matsuri était des plus réussis, la qualité organisationnelle du corps des nounous, leur motivation et les activités proposées étaient extrêmement satisfaisantes. J’ai été vraiment impressionné.

Dû à notre retard, nous n’avons pu faire que trois activités des quatre proposées; nous avons laissé tomber le coin “rencontre avec des étrangers” (on l’a déjà à la maison), pour faire les ateliers “construction de moulin à vent”, “maison fantôme”, et yoyo.

La construction du moulin à vent, c’était moyen. Oh, l’activité en elle-même était bien, mais Ryu n’en avait rien à foutre du moulin à vent (il a essayé de le manger), alors que tous les gens autour l’impressionaient bien plus.

La maison fantôme était formidable; basée sur l’histoire de l’excellent livre “ねないこだれだ”, les nounous ont réussi à tranformer une salle de garderie en un petit circuit peuplé des personnages du bouquin, avec des fantômes qui sortent de nulle part, et quelques effets spéciaux bien sentis. Ryu, lui, n’a eu peur de rien, mais il ne quittait pas les fantômes des yeux, les dévisageait (si on peut dire), et se demandait assez clairement ce dont il s’agissait (fronssement des sourcils etc). Qu’un fantôme le chatouille ne l’a pas dérangé le moins du monde.


Les yoyos, Yukiko en a récupéré un en vitesse alors que le matsuri était officiellement fini; il s’agit en fait d’un ballon gonflabe rempli au cinquième d’eau, avec un élastique fermant son embouchure. En attrapant l’élastique et en tapant sur le ballon avec la main, celui-ci va faire un mouvement vertical (de haut en bas, puis de bas en haut) grâce à l’inertie apportée par l’eau, et à l’élastique. Vaguement amusant, mais évidemment c’est pas de l’âge de Ryu.


Enfin, le clou du matsuri était le défilé des chars (mikoshi) construits par les enfants. Un mikoshi par classe d’âge, à partir de 3 ans. C’était mignon.


Sinon pour les impressions un peu plus générales, Yukiko et moi avons été impressionés par le taux de participation des enfants/parents. Il y a à peu près 90 enfants dans cette crèche, et à vue de nez on était à peu près à ce chiffre chez les enfants. Tous étant bien évidemment accompagnés par un ou deux parents, ça faisait du monde. Imaginez que tout ce monde tenait facilement dans la crèche; c’est une grande crèche.


Autre chose, tous les enfants de 3 ans et plus étaient en kimono. Ce n’était pas une directive donnée par la crèche, et pourtant ils étaient tous en kimono. Ça dit quelque chose sur la motivation des parents. Oh bien sûr, un kimono pour un matsuri, c’est quelque chose de banal au Japon, mais un kimono pour enfant, c’est un vêtement de plus qui va peu servir (encore moins que tous ses autres habits), et il y a des parents pas aisés financièrement.

Une journée excellente donc, et une bonne surprise au moins pour moi. Jamais un matsuri ne m’avait autant bougé intérieurement. Ryu en est sorti complètement rincé, sur le chemin du retour il dormait dans sa poussette, que je poussai dans toutes ces putains de côtes entre la crèche et chez nous (c’est San Francisco par ici).

Cérémonie d’entrée à la crèche

Tradition à laquelle on ne peut pas pas échapper au Japon: la cérémonie d’entrée. Ça fait des souvenirs, et j’ai appris à apprécier cette tradition.

Dans le cas de la crèche, c’était vraiment pour dire qu’on avait fait une cérémonie d’entrée; en 30 minutes, c’était plié, et le contenu était risible: présentation de l’équipe encadrante, et appel des parents/enfants pour que tout le monde voit la tête de tout le monde. Tous les nouveaux entrants (17 familles) étaient présents.

LE endroit ou prendre une photo (là aussi un classique): devant l’entrée. Ryu avec son chapeau de dahu. Le nom de la crèche blurré .

On a fait un peu connaissance avec d’autres parents. Comme ils étaient tous réservés!…sauf un couple, assez allumés mais vachement sympas. Espérons qu’on tissera quelques liens.

Et puis…voilà. On n’a tellement rien fait pendant cette cérémonie que je n’ai rien à vraiment raconter.

Ah si, un truc. On était interdit de venir en voiture (parking pas assez grand pour recevoir tout le monde en même temps), alors on a fait notre promenade à pied, aller-retour maison/crèche. 20-30 minutes pour aller de chez nous à la crèche, je confirme, avec une côte de folie (genre la rue du Grand Tertre à Bouguenais en un peu plus inclinée), en poussant une poussette. On espère que la voiture ne tombera jamais en panne.

Le premier jour

C’est biblique. Ryu a fait son petit tour à la crèche aujourd’hui.

La crèche demande une période d’adaptation du bébé au début si possible. Concrètement, cela signifie ne leur laisser le bébé qu’une heure les premiers jours, puis deux heures, puis une demi-journée, etc. jusqu’à arriver à la vitesse de croisière de la journée en entier. Ces periodes d’adaptation ne sont pas possibles pour les mères qui reprennent à travailler dès le 1er avril. Yukiko reprenant son travail en mai, la période d’adaptation va prendre quelques semaines. Aujourd’hui, Ryu n’est resté qu’une heure.

Ne me quitte plus jamais, maman (dans nos rêves)

Tout s’est bien passé, selon les dires de Yukiko. Ryu étant un plus grand et gros que la moyenne, parait-il (pourtant le toubs nous avait dit qu’il était pile dans la moyenne?!), les filles de la crèche ont d’abord crû que Ryu était stable en position assis. Yukiko qui était encore là, leur a précisé que sa position assise était instable, et qu’il ne pouvait guère rester assis que quelques secondes. Le sol de la crèche étant en parquet bien dur, il vaut mieux éviter les chutes.

Ryu est donc dans la “classe” des 0 ans, c’est à dire les bébés de moins de 1 an. Il y avait donc un bébé de 11 mois et demi…6 mois et 11 mois et demi, ce sont deux mondes différents. Il y avait aussi un bébé de 3 mois. Lui, carrément, il était posé au sol sur un futon, incapable de bouger. D’ailleurs, il dormait (tu m’étonnes qu’il bougeait pas 😉 )…à trois mois on dort encore ses 18 heures par jour.

Bon, en une heure il n’y a pas eu de problème pour Ryu. Sitôt arrivé dans la “classe”, il n’a fait que regarder les autres bébés, et n’a plus eu un regard pour Yukiko, à son grand dam…A cet âge, il faut croire que la séparation est plus difficile pour le parent que pour le bébé.

Demain, deux heures de crèche.

Rhube

Ryu s’est bien remis de sa gastro…et a enchainé sur un rhume qui lui fait déverser des litres de secrétion nasales. On (surtout le toubs) lui a tellement trituré le nez, que maintenant quand on approche la main de son nez, il tourne la tête dans tous les sens et bat des mains pour nous empêcher de le toucher :lol: Pauvre bout’chou.

Yukiko préférait cette photo…

Alors maintenant on a un liquide à lui faire boire, plusieurs fois par jour. Mais oh! bonheur, tout ce qui traine à portée de Ryu, il le porte directement dans sa bouche, même si c’est un médicament. Alors on n’a aucun problème à lui faire boire, en particulier avant son biberon.

Ça n’a rien à voir avec son rhume, mais remarquez que Ryu a été capable de porter un senbei (biscuit de riz) à sa bouche et de le manger tout seul. Enfin un bout d’un senbei, car en entier c’était un peu trop pour lui.

Et demain…premier jour de crèche. Il est parti pour 60 ou 70 ans à devoir aller quelque part tous les jours en dehors des vacances et congés…crèche, école, université, travail…Ça fait quèk’chose.

Re-çu!

C’est avec un bonheur indescriptible, immense, et inattendu que samedi, nous avons été informés que Ryu était accepté dans une crèche pas loin de chez nous. Certains malades y verraient un signe du destin (ahah), mais cette crèche nous semble bien meilleure que celles pour lesquelles nous avions postulé à la première sélection.


Ryu à l’annonce de son admission

Alors, nous se saurons jamais si la négociation de Yukiko avec la mairie aura porté ses fruits, ou si simplement il y avait plus de places que de demandeurs…

Alors, les différences avec les crèches auxquelles nous avions pensées avant: La crèche qui nous a été attribuée (et qu’on avait donc placée en premier choix dans la 2e session) est plus grande. Sur une surface de terrain de 2300 ㎡, un bâtiment de 760 ㎡ (sur 2 niveaux, soit la moitié seulement d’occupation du sol). Ça fait une belle superficie de terrain de jeu à l’extérieur.

Vue extérieure de la crèche…c’est grand!

Et ils prennent 90 enfants là-dedans…umh…à vue de nez, ça m’a l’air d’être une densité assez faible. Donc c’est bien. Dans les crèches qu’on avait vues auparavant, c’était bien plus plein.

Yukiko a déjà été la visiter quelques jours après avoir reçu le refus de la première session; elle en est revenue ravie. Le bâtiment n’est pas vétuste, en bois et briques, et on y a une sensation de place formidable, d’après elle. Elle a aussi apprécié les gens qui y travaillent, enfin pour le peu qu’elle en a vu, ce ne peut guère être représentatif.

Cette crèche est à 5-10 minutes de chez nous…en voiture. 20-30 minutes à pied. Yukiko ne raffole pas de devoir prendre la voiture tous les jours, moi je m’en fous. Il est probable que l’un de nous ira porter Ryu le matin, et que l’autre ira le chercher le soir. Mais quoiqu’il en soit, on devra prendre la voiture (on se voit pas faire une promenade de 1h [aller-retour] tous les matins ou tous les soirs).

Semaine prochaine, entrevue avec la crèche pour qu’ils nous disent ce qu’on doit préparer et ce qu’on doit payer (vous savez qu’il faut payer pour que la crèche s’occupe de jeter les couches? On a le choix de ne pas payer, mais alors il faut ramener les couches usagées chez nous chaque soir…terrible).

La quête (de la crèche)

Puisqu’il faut aller pleurer à la mairie pour avoir une chance d’avoir une place en crèche, Yukiko a été pleurer. Mais on avait besoin de l’aide de nos compagnies respectives pour certifier qu’on croulait sous le travail, qu’on était exploité comme pas permis, pour nous donner une raison de pleurer et de convaincre la mairie de nous avantager par rapport au reste du monde.

La compagnie de Yukiko lui a fait un certificat incroyable. En gros, ils ont certifié sur un papier qu’ils comptaient bien l’exploiter après son retour au travail, la faire travailler jusqu’à minuit tous les jours, et la rendre responsable de la zone de Hokkaido (le gros bloc de glace qui sert d’île, au nord du Japon, vous savez) avec de nombreux déplacements à y faire. C’est complètement faux (enfin on espère, ahah), mais ça doit faire son effet.

Moi, ma boite fut beaucoup moins créative (c’est pas que ça m’étonne non plus), avec juste une mention “fait des téléconferences jusqu’à tard”.

Yukiko est allée déposer la demande de place en crèche directement à la mairie (ceux qui l’envoient par la poste sont des perdants), et a tchater avec la fille du guichet. Pour mon cas en particulier, Yukiko a bien appuyé sur le fait que ma boite m’exploitait tous les jours jusque tard (vrai ou pas, devinez). Réponse de la fille du guichet: jusqu’à avant minuit, ou après minuit? Réponse de Yukiko: jusqu’à après minuit! Tous les jours! Même le week-end! Même pendant les vacances! (vrai ou pas, devinez).

Et là, la réponse officielle qui tue de la mairie: “Ah bon? D’accord.”

Elle a marqué au stylo rouge (la couleur du sang, parce que la réalité des choses déchire) sur notre formulaire de demande que “La mairie avait conclu que les parents” (i.e. nous) ” travaillent tous les deux très tard jusqu’à pas d’heure”. Ce qui nous fait grimper d’un cran au-dessus dans l’échelle des priorités. Suffira, suffira pas…on le saura vendredi.

Les certificats officiels des boites? Ils n’ont pas servi à grand chose dans notre cas, un tchate avec la guichetière de la mairie avait beaucoup plus d’impact. C’est beau l’injustice.

On n’a plus qu’à stresser jusqu’à vendredi, en attendant la réponse.

Attribution des place en crèche: la boite noire de la mairie (suite)

(suite du billet précédent)

Et figurez-vous que certains ont eu la finesse de venir parler avec les employés de la mairie avant la première sélection pour s’enquérir des demandes qui avaient déjà été faites, pour savoir quelles crèches avaient vraisemblablement encore des places disponibles. Ceux-là ont eu une place, parce qu’ils savaient quelle crèche demander. C’est quoi cette politique de pays du tiers monde, où il faut aller tchatcher avec la conne du comptoir de bar de la mairie pour soutirer des infos??!? En gros, ceux qui font dans les règles en croyant en la justesse et l’équité du travail de la mairie se font avoir. C’est moi et Yukiko, par exemple.

Accessoirement, Yukiko en parlait avec notre voisine d’en face (une grand-mère). Remarque de la grand-mère: “Mais quand on voit la maison que vous avez, c’est un peu normal que vous ayez été refusés.”. C’est sympa, elle aurait pu dire “T’es riche sale con, t’as droit à rien, tu te démerdes et bien fait pour ta gueule”, mais elle s’est retenue. En France, on y aurait eu droit tel quel, mais au Japon, voilà, les gens se retiennent et vous assassinent tout en retenue. Mais alors l’aspect de fond socialo-naze déblatéré par des crétins aigris et jaloux, je l’ai bien retrouvé. Ah, séquence nostalgie, je me suis crû retourné en France.

Cette même voisine dont la fille habite à quelques centaines de mètres, nous racontait que sa fille avait eu une place sans problème il y a quelques années (vu que sa mère habite à côté, elle aurait dû avoir une priorité moindre que tout les autres dont ce n’était pas le cas, c’est à dire la majorité des familles). La technique de la fille que nous a racontée sa mère? Elle est allée à la mairie habillée en gueunilles, pleurer qu’elle n’avait pas de sous, que sa mère (qui habite juste à côté d’elle, donc) était malade (asthme!!), qu’elle devrait peut-être s’en occuper et que donc elle devait absolument avoir une place en crèche. Pas besoin de certif médical, sa parole a suffit, et elle a eu la place en crèche. On est VERTS! C’est bien simple, pour avoir une place en crèche, il faut mentir, pleurer, hurler, négocier(!), harceler, exagérer sa situation. Remplir les papiers, être honnête, laisser faire l’administration est la solution des perdants ici.

Bon, on est dans la mouise. On va chercher des crèches, à peu près n’importe laquelle (dans une certaine limite, car on n’a pas envie de mettre Ryu dans une crèche de type prison non plus). Pas trop loin. Il ne nous reste plus qu’à inspecter les crèches non reconnues par l’état, avec lesquelles on peut discuter (et contracter) directement…mais elles semblent bien pleines aussi. On a bon espoir de trouver quelque chose, donc je suis confiant que ça devrait aller, mais franchement sur le concept de la chose, je suis vénère.

(à suivre ?)

Attribution des place en crèche: la boite noire de la mairie

Samedi dernier, mauvaise nouvelle; Ryu a été refusé dans les deux crèches dans lesquelles on a postulé. Motif fantôme de refus: pas assez de place.

Yukiko est allée à la mairie lundi pour demander de plus amples explications, comme par exemple pourquoi d’autres ont été acceptés et pas nous, car on remplissait tous les critères de sélection. Elle a dû faire la queue, car beaucoup de mères faisaient la queue pour insulter l’employée de la mairie. Purée celle-là, elle a pas dû dormir entre dimanche et lundi, car j’imagine que c’est la même chose chaque année et qu’elle devait savoir ce qui l’attendait. Yukiko m’a racontée ce que certains parents lui ont dit, et oh! la vache, qu’est-ce qu’elle a pris. Son chef de service aussi d’ailleurs, avec des “regarde-moi dans les yeux, connard!” et autres “nan mais tu te fous pas de ma gueule?” de parents irrascibles.

Donc, explication de la mairie à Yukiko: ceux qui payent le plus de taxes…sont ceux qui sont tout en bas de la liste d’attente, même à rang égal. Alors même que Yukiko et moi étions dans le rang de plus haute priorité (les deux parents travaillent à plein temps, et leurs parents n’habitent pas dans la même région géographique). Très logique, non? On se croirait en France. Plus on gagne de sous, moins on a de chance d’être accepté, SI il y a ballotage. Accessoirement, cette règle n’est a-priori marquée nulle part, elle semble officieuse. On avait choisi deux crèches qui ont beaucoup de succès (à côté de gares), donc en fait on n’avait aucune chance. L’une d’elles avait 10 places disponibles, 60 familles ont postulé. L’autre, 6 places dispo, et 42 familles postulantes. Bien.

C’est tout simplement inadmissible. On paye plus de taxes que tout le monde. SI on est pris dans une crèche, on paye plus que tout le monde. Mais en fait on n’est même pas pris, sur la base d’un critère même pas officiel. C’est quoi comme service public?

Le pire de tout, qui nous a rendu verts, c’est qu’on a trouvé deux crèches pas loin de chez nous (mais en voiture), bien meilleures que celles pour lesquelles on avait postulé. Ces crèches ont encore 6 places de libre. Et elles sont remises en jeu pour tous les laissés pour compte. C’est le truc horrible; si on avait mis ces crèches dans notre première demande, on aurait eu les places. Mais maintenant on va devoir reparticiper à une sélection qui est bien partie pour tourner à notre désavantage (vu qu’à priori on paye beaucoup de taxes!).

(à suivre)

Visite de crèche


Made in IKEA

Hier, j’ai pris un jour de congé pour que nous allions avec Yukiko visiter une crèche à Ōkurayama (à deux stations de chez nous). Étant donné qu’il y a une crèche à deux pas de chez nous, le seul véritable intérêt que nous voyions à cette crêche était ses heures de fermeture: de 7h à 21h. La crèche à côté de chez nous ferme à 19h le soir. Et rentrer avant 19h pour moi ou Yukiko, c’est chaud (pour Yukiko, c’est même carrément impossible).

En arrivant à la crèche (avec 10 minutes de retard, ça promet des parents indignes), la directrice de la crêche nous a accueillis. On a commencé directement par la visite de leurs cuisines (sans doute parce qu’elles se trouvaient juste à côté de nous après être entrés dans la crèche). Elle explique comment sont faits les menus, et nous précise qu’ils adaptent le menu pour toutes les possibles allergies et interdits religieux des enfants, en nous donnant l’exemple du porc pour les enfants musulmans. Je n’ai jamais été un fan de l’adaptabilité des établissements publics aux religions diverses, mais qu’est-ce que j’en ai à faire après tout…Tant mieux pour ceux que ça arrange.

C’est là que la directrice demande à Yukiko si je comprend le japonais (au lieu de me demander directement, comme d’habitude!). Yukiko répond que oui, que je suis au Japon depuis 9 ans (même si en fait ça ne signifie rien de particulier, puisque de nombreux étrangers sont au Japon depuis des années et ne parlent pas japonais).


Un “happy time” bien calme

Et la directrice enchaine en remarquant que je n’ai “pas la tête d’un américain”, et elle me demande si je ne serais pas anglais par hasard. Trop fort…eh non! Les gens savent bien que je suis européen en voyant ma tête, mais après ils ont du mal à reconnaître ma nationalité (alors que tous les européens que je rencontre comprennent de suite que je suis français). Bref, je réponds que non, que je suis français, et alors là elle me dit “ah! alors vous êtes catholique?” 😯 Je réponds catégoriquement que “non”, et elle nous dit “Ah bon. Moi je suis catholique.” Et elle a rajouté le détail qui tue: “J’ai même été à Lourdes l’année dernière”. Ah… Les quelques catholiques japonais que j’ai rencontrés par le passé étaient de beaux fanatiques, je me suis demandé une minute dans quoi on s’était embarqués. J’ai remarqué par la suite que le nom de la crèche avait le caratère “聖” dans son nom, qu’il y avait des crucifix dans toutes les pièces, et que le nom de la NPO s’occupant de cette crèche s’appelait “Noel”. Bon alors la crèche est résolument tournée vers le catholicisme, tout en acceptant évidemment les enfants d’autres religions. Mais finalement, la directrice ne nous a pas bassiné avec des histoires de religions, et, à part les crucifix, je n’ai rien vu d’ostensiblement agressif; le sujet a été clos de suite, donc je ne m’en fais pas de ce côté-là. (Moi avoir reçu éducation laïque!)


Dans toute sa longueur…

Le restant de la visite s’est bien passée (c’est pas non plus que ça se soit mal passé avec l’histoire sur la religion, ça m’a juste fait sursauter). Il y a un endroit où entreposer les poussettes (la crèche de Myorenji n’autorise pas à y laisser les poussettes). Trois étages avec de vastes pièces (pièces minuscules à Myorenji). Une usine à gamins (environ une centaine…il y en avait trois fois moins à Myorenji). L’environnement est moyen; bien qu’il y ait des hatake (champs) à côté de l’immeuble de la crèche, il y a une grosse route qui passe devant. En comparaison, la crèche de Myorenji, à côté d’un parc au milieu d’un quartier résidentiel, était bien plus calme, dans un environnement bien plus vert. La crèche était bien lumineuse (celle de Myorenji étant assez sombre). Bah…bah..bah…il n’y a pas d’avantages ou d’inconvénients bien distincts entre ces deux crèches. Mais finalement ce qui va compter, ce sont ces deux points: 1/ la crèche de Myorenji est à 5 minutes à pied de chez nous alors que celle de Ōkurayama est à deux stations et 2/ La crèche de Myorenji ferme à 19h, alors que celle de Ōkurayama ferme à 21h.

Bon et puis il y a aussi un autre point. La crèche de Myorenji est publique, celle de Ōkurayama est privée (on l’aura compris avec leur plan religion). Les deux font le même prix, car on dirait bien qu’au Japon les prix et prestations offertes (sur le papier du moins) sont les mêmes. Par contre, la directrice de la crèche privée tient sa crèche (elle est proprio) parce qu’elle aime ça. Elle est motivée, et elle a l’air d’aimer tout ce qui est grandes écoles, grosses carrières, élites et gros salaires (elle a même demandé à Yukiko de quelle université elle était diplômée). Et elle a l’air de vouloir bien éduquer les enfants. Alors que la crèche de Myorenji, c’est plus une garderie passive (Mais est-ce bien raisonnable d’en demander beaucoup plus à une crèche?…).

On en est là. On va se décider d’ici 2-3 semaines.

Training Day

Il y a quelques semaines, Yukiko m’a trainé à une séance d’entraînement pour futurs parents, organisé conjointement par la crèche près de chez nous et la mairie. J’étais pas chaud au début, mais en fait, c’était une bonne idée.

En gros, on a appris à donner le bain à un nouveau-né. C’est pas sorcier, mais il y a deux, trois trucs qui ont l’air de vous sauver la vie (ou plutôt celle du bébé), et les reins si vous êtes au courant.

Bon, on a un peu l’air con à donner un bain à un bébé en plastique (il faisait 4 kilos quand même le machin), mais c’est vrai que ça donne les sensations qu’il faut. Et puis on a vu par où attraper le bébé pour pas lui péter le coude ou les reins, on a compris qu’il ne fallait pas secouer le bébé pour l’égoutter, et aussi comment se placer pour pas qu’il nous pisse dessus.

Je plaisante (un peu), mais les femmes présentes de la mairie et de la crèche étaient expérimentées, savaient parler en public, et étaient très sympas. On n’a pas perdu notre temps.

Bonus, on a eu droit à une visite de la crèche où on pense (essayer de) mettre le bébé quand Yukiko reprendra le boulot. La crèche est grande, bien équipée, avec des grandes fenêtres, très lumineuse et avec un jardin immense (pour pas très cher). Le staff est évidemment japonais, les pratiques (et la bouffe!) sont japonaises. A l’intérieur de la crèche, ça sent le tatami et le…la…les…je-sais-pas-quoi d’odeurs typiques des vieux appart’ ou maisons japonais…ça m’embête de mettre mon gamin dans un environnement si japonais, mais il va bien falloir que je m’y fasse. On est au Japon et partis pour y rester, son environnement et sa culture seront différents de ce que j’ai connu, pour le meilleur et pour le pire.

Crèche

On a commencé à voir ce qui existe au niveau des crèches. On en a une, publique, à 5 minutes à pied de chez nous. Les crèches publiques ont l’air de ne coûter que pas grand chose (60000 JPY (378 €) par mois. En fait, c’est indexé sur le salaire des parents, mais comme on dépasse le maximum défini, on payerait ce montant qui est le montant le plus élevé possible), et gardent les ptiots de…7 ou 8h à 17h. Avec un “petit” supplément (estimation grossière de Yukiko, à vérifier impérativement sous peine des plus grandes douleurs pécuniaires), elles les gardent jusqu’à 20h ou 21h. Il y a un employé pour deux enfants. Il n’y a pas de limite d’âge minimum, c’est à dire qu’ils prennent les bébés même quand ils n’ont que quelques mois. Formidable, tout ça.

Maintenant, la mauvaise nouvelle; ils ne prennent que 6 enfants de moins d’un an d’âge par an. 6 enfants. Choisis par tirage au sort. Je me demande combien on va avoir de challengers? Peut-être dix fois plus (60 familles)? C’est impossible de le savoir sans se renseigner, car on ignore combien il y a de nouveaux nés dans la région couverte par cette crèche, on ignore la région couverte par cette crèche, et on ignore combien de familles sont prêtes à laisser leur enfant à la crèche à cet âge-là. D’autant plus que les enfants dont les deux parents travaillent sont prioritaires, et on ignore la proportion de femmes qui veulent continuer à travailler. En bref, on est dans le noir complet.

Dans le pire des cas, je suppose qu’on prendrait une crèche privée, 30% plus chère pour les mêmes prestations…ça reste un prix acceptable…enfin cela reste un prix qu’on peut et qu’on veut bien payer, du moins. Ou alors on prend une nounou chez nous à temps plein, en plus elle nous ferait le ménage. Mais alors on est tout autant dans le noir concernant les prix (quoiqu’on sait déjà qu’il sera pratiquement impossible de trouver une japonaise pour faire ce job à un prix acceptable…mais de toute façon, on fait moins confiance aux japonaises qu’aux philippines).