Anecdote

Anecdote racontée par une collègue.

Elle devait aller installer un serveur dans le datacenter d’un (gros) client à Osaka. Après l’avoir testé et tout préparé dans nos bureaux (à Tokyo), elle demande au prestataire qui l’aidait dans le projet de faire les démarches pour envoyer le serveur au datacenter du client.

Vient le jour J, elle va à Osaka, elle arrive à midi et devait rentrer quelques heures plus tard. Mais là, le choc, le serveur était là mais pas le cordon d’alimentation. Et le datacenter marchait sur du 200V (connecteurs d’alim spéciaux), donc pas le genre de cable qu’on trouve au magasin d’électronique du coin.

Elle appelle le collègue/prestataire pour dire que le câble est pas là. Réponse du prestataire: “bah tu m’as dit qu’il fallait envoyer le serveur, tu m’as rien dit pour le cable d’alim”. Le gars extrêmement con, quoi! Il aurait paru nettement moins con s’il avait dit qu’il avait oublié d’envoyer le cable d’alim. Mais non, il fallait qu’il crie sa connerie au monde. La collègue était furibarde.

Du coup ils ont envoyé le cable en bike-bin, livaison express. Cable transporté en moto jusqu’à la gare de Tokyo, puis Shinkansen jusqu’à Osaka, puis re-moto jusqu’au datacenter. 4-5 heures pour livrer un cable 400km plus loin, très fort! Le prix aussi était très fort! Et la collègue qui a finit son travail tard le soir, est restée à l’hôtel ce jour-là.

Vous voyez (morale à 2 balles de l’histoire), c’est pas que le résultat qui compte. On arrive toujours à régler un problème, à coup de thunes ou de temps. Mais se prendre un problème dans la gueule alors qu’on aurait pu l’éviter, ça coûte au moral. Et plus c’était facile de l’éviter, plus le moral prend.

Les cons nous survivront.

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