Japan’s Idol: Hamasaki Ayumi

Suite de la présentation de belettes japonaises. Pour tous ceux qui ont passé quelques mois au Japon, l’existence de Ayumi Hamasaki n’est pas une nouveauté, car tout le monde la connait ici. Les français en France qui ne sont pas particulièrement fans du Japon, eux, ne la connaissent pas.

Voici donc un court portrait de Hamasaki Ayumi (“Hamasaki” est le nom de famille).

Née en 1978 à Fukuoka (elle est donc de la lointaine province). 1m57 pour 40 kg…elle n’est pas grosse, hein. Mais ça ne se remarque pas trop sur les photos.

Oui, d’ailleurs, ces photos…Hamasaki Ayumi aime beaucoup les trafiquer ces photos. Si possible de la façon la plus excentrique possible. C’est la version japonaise de l’excentricité visuelle à la David Bowie.

Particularité de ces photos: une peau parfaite, des ongles de folie.

Bref, un peu d’infos sur sa vie folklorique:

Eduquée principalement par sa grand-mère, puisque son père quitta le domicile conjugual quand elle avait 2 ans, elle bénéficia (?) d’une éducation libérale. Cela se ressentit à l’école, puisqu’elle avait problème sur problème avec l’administration (teinture des cheveux, jupe trop courte, fêtarde finie,…). Ca se ressent sur cette photo, non ? Surtout avec les poches sous les yeux…

Finalement, elle décide d’abandonner le lycée et de se lancer dans une carrière de modèle. Echec cuisant.

Puis, elle sort un album en 1995, supporté par la boite de production Nippon Columbia. Echec cuisant, Hamasaki Ayumi est virée par sa boite.

C’est alors qu’elle rencontre Matsuura Masato, depuis devenu figure médiatique au Japon ainsi que PDG de la société de production Avex. Il croit en son talent, et la taraude pour la relancer. Elle accepte, change son look, écrit les paroles de ses chansons, et devient un phénomène de société immédiatement. C’était en 1998. Elle fait au passage la fortune d’Avex, mais est bien traitée et donc y est toujours. Au passage, elle aura une aventure avec ce Matsuura (on se demande quelle est la chronologie entre ces 2 évênements: coucher avec lui, et devenir célèbre…).

De temps en temps, elle fait de la pub, principalement pour Tuka (téléphones portables) et Panasonic.

En 8 ans, Hamasaki Ayumi a pulvérisé beaucoup de records (sans jeux de mots): 7 albums (sur 7) qui furent premier des ventes japonaises à leur sortie, 37 singles qui furent dans le top 10 japonais, 3 golden prize dans le Japan Record Taisho en 2001, 2002 et 2003, et elle est le 4e artiste japonais qui a le plus vendu de tous les temps. Le marché japonais est bondé de challengers, ces victoires ne sont pas une mince affaire. Et ca n’est vraiment pas une histoire d’argent (argent: élément nécessaire, mais pas suffisant). Sinon, une boite comme Avex n’aurait jamais pu la faire percer.

Maintenant, mon opinion et mes explications sur certaines choses. Tout d’abord, je n’ai pas mis “Japan Beauty” en titre, parce que Hamasaki Ayumi n’est pas particulièrement belle (encore qu’on puisse comprendre que certains tombent amoureux de l’illusion apportée par ses photos). Par contre, c’est bien une “idol” (je suis bien incapable de traduire en français). Je me rappelle souvent ce que l’équipe de France de football a généré comme émotion en France lors de sa victoire. Hamasaki Ayumi le fait une fois par an ici. Elle a vraiment beaucoup de fans, et ses photos, son image sont vraiment très charismatiques.

Elle ne sait pas chanter (je veux dire qu’elle chante mal), mais pourtant c’est tout ce qu’elle fait. Elle n’apparaît presque jamais nulle part à la TV (sauf pour chanter), à la différence des autres talento. Ses textes sont nuls, mais on sait que ca n’est pas un critère dans le monde de la pop. D’ailleurs, ses chansons, c’est de la pop très commerciale (moi j’aime bien, mais honnêtement musicalement c’est très nul). Et bien malgré cela, après 8 ans de carrière, elle est toujours là. Ce n’est pas un artiste éphémère comme on en voit tant en occident. Moi, je dis bravo. Les étrangers la trouvent en général pathétique, car comme je l’ai dit elle ne sait pas chanter et ce qu’elle fait ressemble à tous les trucs nuls qu’il y a chez nous (ainsi que dans tous les autres pays, y compris le Japon). Moi, je dis non. Elle apporte beaucoup en tant qu’artiste, même si ce qu’elle apporte de bien, ce n’est pas des chansons (dommage pour une chanteuse, mais bon…). Et c’est là toute l’astuce que personne n’a semble-t’il compris: c’est une chanteuse qui est connue et aimée pour autre chose que ses chansons.

En tous les cas, elle a bien compris comment utiliser les merveilles de l’informatique pour travailler son image (sans jeux de mots). Je me demande ce qu’elle va devenir, mais dans 50 ans, on parlera encore d’elle. De quoi laisser penseur.

Plus de photos disponibles ici. Le lien vers cette page restera en haut à droite de l’écran, comme d’habitude.

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