Ghost Rider: The Road to Damnation / Trail of Tears

Comme je l’avais déjà écrit quelque part, j’ai toujours trouvé que Ghost Rider était un personnage très charismatique, mais avait toujours été très mal utilisé, et certes, n’avait pas un background propre à générer des histoires très intéressantes. En fait, il a toujours été en marge du reste de l’univers Marvel, et est plus souvent apparu en guest-star que dans sa propre série (jamais parue en France si je ne m’abuse, sauf dans les très anciens bouquins de comics d’horreur, dont j’avais l’occasion de me régaler chez ma grand-mère, autrefois).

C’est alors que Garth Ennis s’y est intéressé. Alors Garth Ennis, à mon avis, est le meilleur scénariste chez Marvel du moment. Je n’ai lu qu’une seule BD de lui qu’il avait franchement ratée. Mais alors “The Road to Damnation” est un succès éclatant à mon goût. C’est du Marvel, mais c’est bien violent y compris dans le langage. Et alors l’histoire est fun! Ghost Rider s’échappe de l’enfer pour remplir une mission assignée par un ange, mais la mission a des éléments cachés.

L’histoire est intéressante. Les dialogues sont excellents. Les blagues (d’humour noir) sont nombreuses. C’est assez violent. Et alors les dessins sont des œuvres d’art; Clayton Crain est un dessinateur hors-pair, j’aime vraiment beaucoup ce qu’il fait. Le tout Ennis+Crain donne le genre de Comic que j’adore.

Comme pour prouver que j’ai tort, Ennis et Crain ont sorti un autre TPB de Ghost Rider, qui lui est tout à fait raté à mon goût (c’est la fameuse BD de Ennis que je n’ai pas aimée). Point de Johnny Blaze dans cette BD, mais un ancêtre du Ghost Rider; l’histoire se passe pendant la guerre de Sécession américaine.

Les dessins sont de toute beauté (bien que très différents de ceux de The Road to Damnation), mais le reste…En fait, il n’y a guère que les dessins à voir dans cette BD. Les dialogues? Presque aucun. De nombreux dessins prennent une demi-page, sans paroles. Aucun humour. Le scénario est bateau (une histoire de vengeance, sur fond d’esclavagisme et d’amitié entre un blanc et un noir…tout ce que les américains adorent).

Sans paroles, le livre se lit rapidement. Oui, on passe du temps à regarder les dessins, mais on se croit retombé en enfance…regarder les images et ne rien lire, c’est moyen-moyen.

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