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Bientôt!

L’ouverture officielle de ma division commerciale B2C est pour bientôt! Je viens de recevoir le thème du site, plus qu’à fignoler ici et là, re-tester les fonctionnalités (pour la 150e fois), vérifier les prix… comme ce fut difficile de décider des prix! Ça m’a pris des jours. Et alors les tuiles techniques… légion. Pour faire marcher FTP, une journée (la faute au firewall qui m’a l’air très sensible) . J’avais aussi un problème de connexion à plusieurs sites en https… une journée (10 heures) pour trouver qu’il fallait décroître le MTU sur les interfaces WAN… Pas évident celui-là!

Bref, côté technique, en serveurs, mail, IIS, firewall et le web en général, j’ai des fait des progrès. En d’autres choses aussi…

J’ai embauché 5 personnes. Un développeur Bangladais, un graphiste Indien, et 3 écrivains (Américain, Canadien et Kenyan). J’aimerais embaucher plus, mais je me retiens jusqu’à ce que j’ai quelques dizaines de clients.

Je suis pressé de commencer l’activité commerciale!

Ah oui, j’ai transféré ce blog sur un de mes serveurs, j’espère ne pas avoir perdu trop de trucs en cours de route… le site cinéma est parti (pour de bon je crois), le site de photos est parti mais reviendra. Les commentaires sont bien là mais ils n’apparaissent pas sur le widget des commentaires récents… Pas le temps de réparer, il se repeuplera avec les nouveaux commentaires.

Entretien d’embauche

Un peu surgie de nulle part (via LinkedIn), un gars des RH d’une startup internet me contacte pour me demander si je serais intéressé de postuler chez eux.

Il y a des gens dans les RH, ils ne comprennent vraiment rien (et mine de rien, tous les gens de RH que j’ai rencontrés jusqu’à présent dans mes recherches étaient tous vraiment nuls. Sauf peut-être celui de la boite automobile, mais je ne l’ai pas rencontré).

Donc me voilà moi, 12 ans dans une grosse boite centenaire très traditionnelle d’infrastructure postulant dans une startup de software qui n’a pas dix ans… cherchez l’erreur. Moi je l’ai vue tout de suite, mais le gars des RH, non non, tout va bien…

Bon, ils recherchaient un infrastructure manager pour leur bureau de Tokyo. Je me suis dit pourquoi pas, ça peut être rigolo, ça va surement être du grand n’importe quoi (petite boite appelée à devenir grosse, je vois leurs produits partout maintenant que je sais qu’ils existent), mais c’est de l’infrastructure (que j’adore), il y a des stocks options, le bureau de Tokyo est petit mais va devenir gros, y’a ptet un moyen de faire une tite carrière.

Premier entretien en video-conf avec… je sais pas qui, il ne s’est pas présenté, il ne m’a pas donné son titre, rien… le gars en jean/t-shirt (moi en costard cravate… j’ai hésité à m’habiller en t-shirt aussi). Chinois, dans leurs bureaux de Beijing, en open space.

Bon. Clash instantané, mais perso je l’ai trouvé sympa. Tout en ressentant que lui ne m’aimait pas. Rien de personnel, juste il n’aimait pas mon profil. Enfin, c’est ce que j’ai ressenti…

J’ai bien parlé, en anglais qui est un langage avec lequel je suis un peu renfermé d’habitude mais là… soit c’était parce que j’aimais bien le gars, soit parce que je n’avais aucune pression, soit parce que ses questions étaient franchement intéressantes. J’ai l’impression d’avoir bien répondu, il m’a posé un problème d’infrastructure à résoudre que j’ai réglé sans soucis… vraiment, de mon côté ça s’est très bien passé.

Et puis… plus de nouvelles. Ça fait 2 mois. Bon. C’est mort. Je ne sais vraiment pas ce qu’il n’a pas aimé chez moi, en dehors de mon profil grosse boite, mais je n’aurais pas pu faire un meilleur entretien. Pas de regrets, ce n’était pas une boite sur laquelle je fantasmais et elle ne collait pas du tout à mon profil, mais dommage quand même. Je crois que je pense que c’est dommage quand j’ai apprécié mon interlocuteur. Allez, on continue.

Entretien d’embauche

Cette fois-ci, ce fut pour une institution financière à Singapour. Actuellement, la boite de mes rêves (j’ai des rêves flexibles). Quant à travailler à Singapour, ça me plairait beaucoup: 25 degrés tous les jours, de la pluie tous les jours… mon climat de rêve. Je passe sur tous les avantages que je pourrais lister au sujet d’un travail à Singapour, mais il y en a beaucoup. Non, je n’essaie pas de migrer à Singapour, mais si j’ai une opportunité là-bas, je fonce!

Premier entretien, par téléphone. Un gars vachement sympa, une crème. Pas agressif, pas écrasant, pas m’as-tu vu, juste sympa. Ceci-dit, et ce fut mon impression personnelle, ce n’était pas quelqu’un avec qui on pouvait faire son travail n’importe comment, c’était quelqu’un qui motivait et appelait à faire un travail sérieux. Il y a des gens comme ça, plus que des managers, des leaders. Ils ne sont pas juste là à cracher des ordres, mais à motiver les troupes pour faire un super job.

LE truc qui m’a frappé: il ne m’a pas posé de questions sur mon travail. On a parlé 20-30 minutes, et en dehors de quelques questions détournées, rien sur le travail. Comme il l’a dit, cash, j’ai travaillé 12 ans pour at&t, je peux travailler dans n’importe quelle grosse boite sans difficultés.

Parenthèse: oui, quand on a pu travailler 12 ans dans une grosse boite, on a prouvé qu’on peut travailler dans n’importe quelle grosse boite. Je vois tous ceux qui venaient à at&T venaient tous de grosses boites, NTT, KDDI, Oracle, Alcatel Lucent, etc. Ils étaient comme des poissons dans l’eau chez nous. Et tous ceux qui quittaient at&t n’allaient que dans des grosses boites, Microsoft, Cisco, Apple, Accenture, etc., et s’y plaisaient très bien. Fin de la parenthèse.

Il ne m’a donc pas posé de questions sur mon travail concret, chef de projet chez at&t, ça allait marcher comme chef de projet dans sa boite. Par contre, ne vous y trompez pas, toutes les questions qu’il m’a posées avaient un but concret. Il m’a profilé. Etais-je un gars bien, sérieux, posé, clair, positif, dynamique, etc. En fait, il a fait exactement ce que je fais moi personnellement quand je recrute quelqu’un: l’expérience professionnelle, je m’en fous. Le travail, ça s’apprend. Un caractère ou une personnalité, ça ne s’apprend pas. Et si le candidat est un gros con, même si il sait faire le travail demandé, je ne VEUX PAS travailler avec lui. Je vais passer 8 heures par jour avec lui, je me fous de si il connait windows ou Linux, mais je veux bien m’entendre avec lui.

Et c’est exactement ce que ce manager a fait avec moi. Discuter avec un manager de cette trempe fut une bouffée d’oxygène. Je lui en suis très reconnaissant. D’accord pour qu’on ne me retienne pas, mais que ça soit pour de bonnes raisons, genre le recruteur ne m’aime pas. Ça, c’est une bonne raison. Le fait que je n’ai pas l’expérience truc machin, ce sont des conneries.

2e entretien 2-3 semaines plus tard, par vidéo conférence dans leurs bureaux de Tokyo. Des bureaux magnifiques, ohlala comme j’avais envie d’y travailler. Encore une fois, 20-30 minutes à parler APPAREMMENT de tout et de rien sauf de mon expérience professionnelle (qui donc n’avait que peu d’importance), ma bonne impression de mon recruteur ne fut que renforcée. Chemisette manche courtes, le gars qui la ramène pas mais qui n’en a pas besoin: il est sûr de lui (et à mon avis, à juste titre), il connait sa valeur, nul besoin de se prouver à un nobody comme moi ni à m’écraser ou me mettre la pression. Je vous dis, un gars super pour lequel on a envie de travailler et de faire un bon boulot. Franchement, des gens bien comme ça avec une “aura”, on en rencontre assez peu souvent pour que le peu qu’on rencontre, on est content rien que de les avoir rencontrés.

Et donc, tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais il ne m’a pas pris quand même. Il se trouve qu’il avait la possibilité d’embaucher un de ses contractors (prestataires) déjà sur place… La déveine totale pour moi… LE truc imparable. Forcément, il a déjà sur place un gars qui fait déjà bien le travail, pourquoi irait-il embaucher un gars de l’extérieur. J’aurais fait la même chose que lui, n’importe qui aurait fait le même choix. Il n’y a même pas de question qui se pose (et encore, vu ce qu’il m’a dit, je crois qu’il s’est posé la question, ce qui serait vraiment très sympa).

J’ai reçu la mauvaise nouvelle à 19h. Je suis parti me coucher aussitôt. J’en ai été malade une semaine. Super boulot, super chef, super boite, super pays. ra-té. J’en ai encore un pincement plusieurs mois plus tard.

Entretien d’embauche

Appelons-la compagnie B. Secteur financier, par lequel je suis très attiré. Une startup. Oui, on peut être dans le secteur financier et être une startup. Japonaise. Dans le groupe des leaders dans sa niche (qui ne va pas rester une niche longtemps a mon avis).

Alors ça commence, un mail d’un recruteur via LinkedIn. Là, je saute de joie. Secteur financier, entreprise leader dans son secteur, qui recherche un chef de projet. Super! Puis elle me donne le JD (description du poste), un job difficile mais que je pouvais tout à fait faire, et là je vois “budget 8M” (64.000 euros). Ah. Je me dis alors que ça ne va pas le faire. Je suis pas accro à la thune et suis flexible, mais il y a des limites. Le roseau aussi il est flexible, mais si on y va à la tronçonneuse, il va se casser. C’est ce que j’aurais dû faire sans doute, me casser. Mais non. Il fallait que je fasse un entretien pour rien.

Premier entretien, vidéo conférence, avec la RH qui m’avait contacté. Ça s’est moyennement bien passé. En fait, les étrangers ne m’aiment pas beaucoup, je suis trop réservé, pas assez agressif, pas loquace, etc. Je croyais que c’était mort. Des semaines sont passées, je n’ai pas rappelé parce que 8M, hein… Ça n’aurait jamais marché de toute façon…

Mais non, en fait ils m’ont rappelé 3 semaines plus tard, pour faire un entretien avec l’équipe en face-à-face. Je n’en revenais pas. J’aurais dû arrêter les frais, c’était maintenant évident que je n’allais pas rentrer chez eux. Mais non. Il fallait que je fasse encore un entretien pour rien.

L’entretien s’est fait avec une fille de l’équipe. Même pas le manager. Même pas le leader. Juste un membre de l’équipe. Elle devait passer par la, ils lui ont dit “tiens, vas t’entraîner aux entretiens pour t’amuser”, quelque chose du genre. J’avais un peu les nerfs, ou en d’autres termes j’étais vexé.

Bon, j’ai bien parlé, j’étais sûr de moi, la fille était sympa. Je me suis dit qu’ils allaient me recontacter pour un entretien avec le manager, normal quoi. Perdu! Ils ne m’ont jamais recontacté. Alors là, je suis sur les genoux. Je me trouve bien qualifié pour faire le job, je fais un bon entretien avec une nobody, et elle me recale!! Mortel! Ahahah…

Et donc là, bien joué, j’ai perdu mon temps avec des entretiens qui n’allaient déboucher sur rien, je le savais et pourtant je les ai fait, et en plus je me prends une claque. Ah bravo. Non vraiment, bravo. Bien joué.

Si ça se trouve, ils m’ont contacté et leur email est passe par la trappe de l’anti-spam (j’en doute), mais je ne les ai pas recontacté genre “euh j’ai pas reçu de réponse, c’est juste parce que vous n’êtes pas sérieux ou…??” , parce que j’ai ENFIN compris que ça ne servait à rien d’essayer de continuer avec eux.

En tous cas, bonne chance pour eux de trouver un gars capable de faire le boulot qu’ils demandent pour 8M.

Entretien d’embauche

ça va faire 5 mois que je cherche du boulot, alors j’ai fait quelques entretiens. Cela peut aider des gens de savoir comment ça se passe, et puis c’est divertissant.

Je tiens juste à préciser, mon but n’est nullement de descendre les compagnies avec lesquelles je fus en contact, et d’ailleurs elles ne le mériteraient pas (sauf celle dont j’ai parlé l’autre jour, une exception). Hélas, mon style écrit est ce qu’il est, c’est à dire violent… si par hasard vous aviez l’impression que je dis du mal d’une compagnie, merci de vous dire que c’est mon style écrit qui retranscrit mal ma pensée… On peut faire de l’humour sans dire du mal ou critiquer!

Et donc, pour l’article du jour, une grosse compagnie dans le secteur automobile, qu’on appellera “A”. Bon, personnellement je ne suis pas trop attiré par ce secteur, pas sexy à mon gout (purement subjectif), mais la boite était grosse et ils faisaient un travail sérieux auquel je me serais bien vu participer. Selon le “package”, bien entendu (et je ne parle pas QUE du salaire! Il y a tellement d’autres choses importantes!)

Premier RDV, avec les RH, par téléphone. Ça s’est bien passé, le gars était pro, courtois, comme il faut quoi. Ça n’a duré que quelques minutes à peine, en fait il m’appelait juste pour m’expliquer comment le processus allait se passer et que quelqu’un de la business unit qui embauche me contacterait directement pour fixer un RDV (téléphonique encore). Bon, OK.

Trois semaines plus tard, la business unit me contacte! Woah. Je croyais qu’ils m’avaient oublié. Je ne les avais pas recontactés de moi-même, normalement j’aurais dû (ça montre la motivation), mais… secteur automobile… bon… pas totalement motivé… Il y a des signes comme ça… pourquoi je les ignore sur le moment… mystère.

Donc ils me contactent et me fixent un RDV pour… 2 semaines plus tard! Bon… OK. Ça commençait à me faire sourire. 5 semaines et on n’avait pas encore commencé. Ah les grosses boites, hein.

2 semaines plus tard, bien préparé pour un entretien que j’attendais comme difficile mais pro (vu le profil de la boite, désolé je ne peux pas en dire plus), le téléphone sonne, ils m’appellent! Et là le recruteur se présente et me dit en l’espèce “Oui alors on a un candidat qui est en phase finale, on va le prendre c’est sûr donc on n’a plus besoin de vous interviewer. Mais vous avez un profil qui devraient intéresser d’autres business units en IT, il faut que vous rentriez en contact avec eux.”

Ah. Hein??

Je demande si ils vont transférer mon cv, si les RH vont revenir dans la discussion pour gérer ça. Réponse “Non, allez sur notre site web et postulez là où ça vous intéresse.”.

La conversation a duré 3 minutes. 5 semaines d’attente pour un entretien de 3 minutes où on me dit que finalement on n’a pas besoin de moi. Ouate de phoque. Je suis resté 10-20 secondes à regarder mon téléphone après la fin de la conversation, à me répéter ouate de phoque. Puis j’ai bien rigolé pendant une bonne heure.

Allez savoir ce qu’il s’est passé! On n’a pas les tenants et les aboutissants dans ce genre de situation.

Et finalement, je ne suis pas allé voir leur site web. Je le garde sous le coude et les contacterai si je ne trouve toujours rien d’ici quelques mois.

Entretien d’embauche

Je déteste la recherche de travail. Se vendre, c’est quelque chose dont je suis incapable. Dire qu’on est le meilleur (alors qu’on sait que c’est complètement faux) et baratiner dans toutes les longueurs, pas possible pour moi. Mon seul espoir pour trouver un job est que ça clique entre moi et “l’interrogateur”, comme ça l’avait fait pour AT&T.

Un agent m’a introduit à une boite, on va l’appeler “R”… dont j’avais entendu les pires histoires de première main, une boite de malades (qui a surement des gens très bien aussi) avec des guerres internes, des licenciements de masse, et d’autres trucs. J’y avais même fait un entretien il y a tout juste 10 ans, avec 2 personnes mal polies, imbues d’elles-même et de leur boite, une expérience fort déplaisante.

Alors vraiment, VRAIMENT, je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai accepté de faire un nouvel entretien avec eux. Un poste de manager, équipe de 8 personnes (j’ai une expérience de management d’une équipe de 5, et leader d’une équipe de 12), infrastructure (j’en ai bouffé pendant longtemps, serveurs, réseau, etc ), certes j’avais le profil mais j’aurais dû dire non. J’ai été faible, face à l’agent qui aurait bien voulu me placer.

Je me suis dit “après tout, ça fera un entrainement”, grosse erreur de débutant! Passer un entretien avec une boite qui ne nous intéresse pas et à laquelle on dira non de toute façon (sûr de sûr j’aurais dit non), ne sert qu’à se miner le moral.

Le jour dit, entretien par téléphone, je tombe sur une personne… mais alors… antipathique! D’un niveau fabuleux. Pour le coup, ça n’a pas cliqué, hein… Pas du tout du tout. Et agressive en plus. J’ai passé l’âge de ces conneries. Les mecs (ou femmes) qui s’y croient et la jouent far west / wall street, ahlala, je les méprise…

Bon alors de fait, ils ont bien fait de ne pas me prendre, puisqu’on ne s’entendait pas. J’aurais apprécié de lire cela dans leur feedback (compte-rendu), genre “on s’est pas entendus, on n’a pas les mêmes priorités, etc”. Mais non. Il fallait qu’ils tentent de me démolir. Tant qu’à faire, puisqu’ils n’ont pas besoin de moi, autant tenter de me détruire.

Donc, le compte rendu:

1/ pas d’expérience dans le management. Réponse: ?? euh si, c’est dans mon CV et dans la réponse que j’ai donnée à cette question pendant l’entretien. Quand j’ai dit “oui”, la personne a dû comprendre autre chose (?!). Et puis entre nous soit dit, le “management” c’est de la branlette. C’est pas un truc sur lequel il faut stresser, parce que c’est pas compliqué du tout. A mon humble avis (qui vaut ce qu’il vaut, hein! = pas grand chose), leader est bien plus complexe. Diriger des gens sans être leur boss, chaud patate! Et puis même si je n’avais eu d’expérience dans le domaine, éliminer un candidat sur ce point est ridicule et démontre juste la peur de l’interviewer sur le sujet.

2/ Négatif envers mes précédentes compagnies. Réponse: ??? Je suis d’accord sur le point que si un candidat est négatif envers ses précédents jobs, cela donne une mauvaise impression. J’en suis conscient. Alors, ou donc a-t’elle vu que j’étais négatif?? Je n’arrive pas a comprendre comment elle a eu cette impression, pourtant je me rappelle bien de tout l’entretien, et non, je n’ai pas descendu en flammes mes précédents jobs… Bon, mais… si l’interviewer a VRAIMENT eu cette impression, alors je me suis mal exprimé quelque part. Je ferai plus attention la prochaine fois. (tiens, finalement l’entretien aura servi à quelque chose. Je m’en rends compte maintenant.)

3/ Japonais insuffisant. Réponse: ???? Celle-ci, cela faisait TRÈS longtemps que je ne l’avais pas entendue. Je ne vais pas pouvoir commenter dessus, incapable que je suis de commenter sur mon propre niveau (quoique j’en aie une petite idée), mais je prends bien note que l’interviewer m’avait félicité sur mon niveau de japonais pendant l’entretien. Faux-cul! (tatemae, ouais ouais…)

Pollen / Startup / Chat

Je croyais que c’était un rhume mais c’est probablement une allergie au pollen. Nez plein qui se déverse en permanence, mal de crane, corps lourd, gorge sèche, yeux qui démangent… Je suis parti pour porter un masque jusqu’en Mai ou Juin, génial…

Cèdres?

Je suis toujours en pleine préparation de ma boite. Effectivement, comme l’écrivait Gilles en commentaire (désolé de ne pas avoir répondu), pour faire du business avec des boites (B2B), une kabushiki gaisha est plus appropriée. Mais c’est aussi bien plus cher de fonder une KK et bien plus contraignant au niveau de la comptabilité. J’ai opté pour une Godo Gaisha finalement, car je pense faire du business avec des petites boites qui n’en auront rien à faire du statut de ma boite, et avec des particuliers (qui s’en foutent encore plus).

Tout commence.

Evidemment, c’est juste après que je pris cette décision que j’eus un entretien qui me fit la mettre en doute.

Je cherche toujours un job en parallèle, même si en toute honnêteté j’espère ne pas en trouver et que mon business marche. Le chasseur de têtes que j’ai rencontré l’autre jour m’a proposé de chercher du côté des contrats courts. J’ai demande ce que ça signifiait concrètement, et il me répondit “et ben il faudrait que vous créiez votre propre compagnie et vous travailleriez en tant que consultant indépendant.”. Si c’est pas une coïncidence, ça… C’est le Karma (je suis un grand fan du karma ces derniers mois). Et le premier contrat est avec une grosse, grosse boite, avec qui je me dis qu’ils préféreraient sans doute travailler avec une KK… On va voir… demain entretien, si j’arrive à me lever bien malgré cette foutue allergie.

Enfin, des nouvelles de Jordan. Le crépuscule est clairement dépassé. Il mange toujours mais maigrit toujours. Quand on le caresse on sent tous ses os sous les doigts… Il ne ronronne plus beaucoup, il se met toujours près de sources de chaleur…. C’est triste. C’est notre lot à tous, à moins d’un accident on va tous décrépiter jusqu’à la rencontre avec la faucheuse, mais évidemment quand nous nous portons bien nous-même et qu’on voit ça arriver à quelqu’un ou quelque animal, c’est pas drôle du tout. Si on est capable d’un minimum d’empathie.

Tout finit.

Un nouveau serveur

Voici le criminel.

Je dois préparer/installer quelques serveurs pour ma future boite, et le premier que j’ai trouve est un Dell, a un prix imbattable (120 JPY – 10 EUR). Le vendeur refusait de l’envoyer, j’ai donc dû aller le chercher moi-même.

Les serveurs, j’en ai rencontre des dizaines dans ma carrière. Un serveur, c’est lourd; ça pèse 20-30 kilos (je sais pas pourquoi d’ailleurs. C’est qu’un gros PC après tout). C’est donc le cœur léger que j’allai le chercher… mais surprise a mon arrivée: le serveur pesait 50 kilos!! Un serveur de 50 kilos, nan mais j’hallucine.

Pas le choix, je le pris sous le bras et hop, direction la voiture. Il y avait un escalier de 5-6 marches pour sortir de l’immeuble du vendeur. J’ai raté la dernière…

Je ne suis pas tombé, mais ça m’a coûté cher. En gros, j’ai eu l’impression de me prendre une charge de 50 kilos qui venait de tomber de 10 cm sur le dos. Ah bah, en fait, c’est vraiment ce que je me suis pris.

Impression que la colonne se tasse (je crois que c’est ce qui s’est passé). Diaphragme compressé, ai pas pu respirer pendant 2 minutes. Et une sacré douleur dans le dos.

Finalement, j’ai laissé le serveur là et suis parti chercher la voiture, plutôt que de porter le serveur à la voiture.

Ça fait 5 jours. Je n’ai plus mal quand je respire, mais dans certaines positions c’est très douloureux. En particulier quand je me couche et me lève. Je ne sais toujours pas si la blessure est musculaire ou osseuse, ou les deux. J’ai 2 vertèbres qui me font un mal de chien. J’ai été voir le toubib, même si j’en attendais pas grand chose.

Sa réponse: umh. C’est peut-être musculaire ou osseux. Il faudrait faire une radio pour être sur, mais quel que soit le résultat, on peut pas guérir. Il faut attendre que ça passe… Il m’a donne des anti-douleurs.

Bon, soit. C’est pas de chance, mais ça n’a pas l’air très grave. Et maintenant j’ai un gros serveur a la maison.

Année 2019

Et voici l’année 2019, sûrement, forcément, bonne. Moi je pars du bon pied, je suis optimiste car je suis LI-BRE. Yeah!!

Une autre façon de le dire est que je suis au chômage. Ohlàlà, la honte suprême. Si j’étais Japonais. Mais là non, ça va. Je n’étais vraiment pas heureux dans cette boite, mais je n’avais jamais eu le cran de démissioner au vu de tous les avantages qu’il y avait.

Alors donc je cherche du boulot et puis comme j’ai du temps et que j’aime bien les plans B, je vais monter une petite boite de derrière les fagots. 20 ans d’expérience, ce serait bien que ça serve à autre chose que à des boites plus affamées de profits les unes que les autres. Et puis j’en ai marre de mettre des costumes, j’ai l’impression de ressembler à un bouffon. Et puis Tokyo c’est loin, j’aimerais éviter de passer 1h30 dans le train matin et soir TOUS les jours.

Donc voila je suis au chômage…euh… qu’y a-t’il donc comme autre bonne nouvelle… Ah oui, une autre encore mieux: Jordan est en train de mourir. Cancer des poumons. On peut avoir 15 ans, n’avoir jamais fumé, et mourir d’un cancer des poumons. Soyons positifs hein, j’aurais appris quelque chose.

On dit jamais deux sans trois, j’attends la nouvelle suivante. Ahah. Je plaisante, je vais tres bien, le temps est radieux. Il fait juste un peu sombre parfois?

Je posterai des nouvelles des enfants quand j’aurai des photos récentes (et que je me serai habitué à la nouvelle interface de WordPress 5!!). En voici une d’Akira en attendant.

7 ans 10 mois!

Le fossoyeur

Je suis un fossoyeur de merde. Enfant, on ne rêve pas de le devenir, et jeune adulte on ferait tout pour éviter ce genre de travail. C’est un processus très fin et traitre pour le devenir. Ça ne vient pas du jour au lendemain, ça s’infiltre peu à peu et un jour on se réveille et on réalise.

Dans mon service, on implémente des solutions pré-faites de telecom, de la data principalement. Tout est réglé au millimètre. On a des dizaines de milliers de pages documentant nos process, tous les cas sont répertoriés, tout ce qui peut arriver et comment les gérer. Ça permet de baisser les coûts, et pour nous, et pour les clients. Et puis on sait que ce sont des solutions qui marchent, il n’y a pas de surprise. Ça, c’est le discours commercial.

Parce que dans la réalité, y’a presque pas une commande qui se passe tout bien comme dans la documentation. Toujours un cas spécial jamais vu, toujours un truc qui se passe pas bien, toujours des requêtes de machin jamais prévu. Et mon boulot est de les faire disparaître. En gros on a des trucs qui rentrent pas dans les cases, je dois les faire rentrer dans les cases. Pas le droit de créer de nouvelles cases.

Un exemple: un client avait un modem 3G à qui il manquait les antennes, sa réception était mauvaise. Pas de process pour remplacer seulement les antennes, donc les commerciaux ont envoyé une commande pour un nouveau modem. Bon. Le modem arrive, et le client… prend les antennes du nouveau modem et les installe sur le modem déjà installé. Ahhh oui mais non. On a une commande pour un nouveau modem, si il est pas installé, ça passe pas au niveau de l’assurance qualité. Et si ça passe pas le QA (Quality Assurance), la commande se finit pas, et ça c’est pas possible. Va y avoir un rapport au niveau du management qui va se rappeler à ton bon souvenir et te demander tous les jours pourquoi elle se finit pas cette putain de commande. Alors on va prendre son courage à deux mains et dire au client que bah il faut utiliser le nouveau modem et pas l’ancien. Bien sûr le client ne va pas comprendre: “non mais ça marche maintenant, pourquoi faut changer?”. Il va falloir lui dire que changer seulement les antennes, ça n’a pas été prévu par nos 100000 pages de documentation, et que on est dans la merde jusqu’à ce qu’il veuille bien remplacer le modem. Et là, que fait le client? Il échange la carte SIM des deux modems… Evidemment, ça marche pas mieux que dans le premier cas, hein… faut pas croire que nos process ont prévu de changer les antennes ET la carte SIM mieux que de changer juste les antennes… Et c’est reparti pour un tour avec le client, y’a pas de problème, j’adore passer pour un con.

Nan je blague, mais ça serait mieux si vraiment j’aimais.

Donc voilà, des merdes tous les jours. Des fois on a des trucs inimaginables, des trucs complexes déments que seul un esprit torturé aurait pu imaginer. C’est irracontable et il faut être dans notre équipe depuis un certain temps pour comprendre la nature du problème et le comique de la situation. Ah oui parce que plus c’est complexe, plus ça nous fait rire (jaune, on n’est pas fous non plus).

Et à la fin de la journée, selon qu’on a pu finir des commandes ou résoudre beaucoup de problèmes, on est plus ou moins satisfait de soi. Et tous les matins on recommence. Des merdes tout le temps et de toutes les catégories et tailles possibles… je suis un fossoyeur de merde.

La pensée du jour

Au travail, pendant une pause, envahi d’un grand sentiment de désespoir dû à l’ennui profond que je ressentais, j’ai pensé “heureusement qu’il y a le travail pour m’occuper”. Quelle pensée ironique! J’ai un vrai problème avec mon travail, il faut vraiment que je change de job. Promis, dès qu’on aura déménagé plus près de la capitale et que les enfants seront plus autonomes, je change.

Ah oui mince, c’est vrai qu’on vient juste de déménager à Kamakura et que les enfants n’ont que 9 et 6 ans. Bon, je changerai de boite quand j’aurai 50 ans alors. Vu le salaire que j’aurai à ce moment, je suis sûr que plein de boites voudront m’embaucher (sarcasme).

Sayonara le chef

Mon équipe est composée de 1 Chinois de Hong-Kong, 2 Chinois mainland, 2 Singapouriennes, 1 Indienne, 1 Malaysienne, 2 Japonais et 1 Français (moi). Tous sont dans leur pays respectif, sauf moi bien sûr, qui suis au Japon.

Nous gérons toutes les implémentations faites en Asie du Sud Est, ET Inde ET Océanie.

Notre manager était Australienne, en Australie. J’écris “était”, parce qu’elle s’est faite licenciée pendant mon congé. Le motif? Trop chère, l’Australie étant classifiée comme “High cost center”.

Alors, c’était déjà bizarre parfois d’avoir une bosse non-asiatique et en décalage horaire de 4-5 heures avec l’une de nos collègues (l’Indienne), mais au moins elle faisait partie de la zone qu’on couvrait. Et puis le décalage avec l’Inde, il faut dire que c’est en grande partie parce que l’Inde est elle-même en décalage avec le reste de la zone qu’on couvre.

Ont-ils remplacé notre manager par notre team leader (le Chinois de Hong Kong), un vétéran de la boite de 20 ans qui connait les spécificités de tous les pays de la région, qui connait tout le monde au-dessus et à côté de notre organization, le remplaçant légitime de la manager? Non, à la place ils ont nommé un Slovaque, de Slovaquie.

Pour le coup, c’est maintenant un décalage de 7h ou 8h (selon heure d’été/hiver) avec l’équipe au Japon, 6h ou 7h avec le reste de l’équipe sauf l’Inde. En gros, notre boss arrive au boulot quand nous on le quitte. J’avoue avoir du mal à comprendre comment on est censé travailler en bonne intelligence comme ça, avec un chef qui en gros n’est jamais là quand nous le sommes, dont on reçoit tous les emails le matin en arrivant au boulot en un bloc, et pas au fur et à mesure. Des fois on a des trucs urgents qui requièrent une action du manager. Ben là, les trucs urgents, ils attendent. Tant pis pour le client. Tant pis pour nous qui nous prenons les critiques du client pleine poire. Ah oui, on est en première ligne, hein.

Le fait d’avoir un non-résident asiatique diriger une équipe asiatique m’énerve aussi, personnellement. Je trouve ça insultant. Comme si on n’avait pas de gens capables sur place. Mais en fait ce n’est pas la raison. La raison est purement économique. Et là du coup, c’est insultant pour notre manager.

Notre manager donc, tout nouveau du management, a l’air de se démener dans ses fonctions. Il s’est démené pour avoir le droit d’embaucher quelqu’un (parce qu’il y a trop de travail à faire) et… on lui a répondu positivement. Sauf que, il n’a pu prendre que quelqu’un en Slovaquie. Donc maintenant l’équipe a aussi une Slovaque dans ses membres, et elle va gérer des implementations dans toute la région comme nous. Et elle ne sera pas au travail quand les clients le seront, surtout ceux en Australie et Nouvelle Zélande.

Quand le management nous demande (chaque année) de “relever le niveau de service” et “d’élever la satisfaction des clients”, moi j’aimerais bien répondre que déjà avoir des employés qui travaillent à peu près aux mêmes heures que leurs clients, ça serait une bonne idée. Je ne suis pas sûr pour tout le monde, mais si moi j’étais client, j’aimerais bien que mon responsable client soit joignable par téléphone, ou qu’il réponde dans la journée à des questions faciles.

Mais mon avis on s’en fout évidemment, ma boite est une “top-to-bottom”, c’est à dire que l’information ne va que de haut en bas, jamais le contraire.

Et si je n’avais que ça dont me soucier! Parce que Hong Kong, Singapour et le Japon sont classifiés “High cost centers” (comme l’Australie), les prochains à partir après mon ex-chef, c’est nous! On va tous être remplacés par des Européens de l’Est, au secours!

Anecdote du boulot

Le monde du travail en bureau, il y a des trucs qui te ruinent ta sante mentale quand meme. Pour peu d’avoir un minimum d’honnetete et de valeurs que tu respectes. Anecdote.

J’ai fait une demande informelle de teletravail il y a 5 mois, ma boss et sa boss etaient d’accord. C’est pour travailler 2 jours par semaine au bureau, et 3 jours de chez moi. Maintenant qu’on sait quand on demenage, j’ai fait la demande formelle.

Chose que j’ignorais, les RH donnent leur avis apres acceptation par ma boss directe. Ma boss a accepte direct ma demande formelle, normal puisqu’elle-meme est en tele-travail 100% du temps, et qu’elle avait accepte il y a 5 mois.

Vient l’avis du manager RH: accepte, mais cable ne pourra plus s’assoir a sa place actuelle quand il viendra au bureau, il devra aller dans la zone reservee aux tele-travailleurs.

Je ne parle a presque personne d’autre qu’aux collegues de mon equipe, et les RH veulent que je ne m’assois plus a cote d’eux. Quel interet d’aller au bureau, sans deconner.

La place reservee aux tele-travailleurs est deux rangees de bureaux plus loin. C’est vraiment prendre de la peine pour me faire chier. J’admire son dediement. Je crois que le chef des RH peut pas me blairer.

Enfin, admirez la rangee de bureaux ou mon equipe travaille.

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La chemise blanche, c’est un gars de mon equipe. Tous les sieges ranges? Pas utilises par qui que ce soit ces 2 dernieres annees. Les sieges n’ont pas bouge en 2 ans. Y’a personne, et ca risque pas de changer, parce qu’on perd plus d’employes qu’on en embauche. MAIS les RH veulent que je m’assois plus la. C’est le re-gle-ment.

Faut avoir la rage pour faire chier quelqu’un comme ca pour un motif a la con.

J’ai pris la photo ci-dessous, l’ai envoyee a ma boss en lui disant que le manager des RH etait un poil con sur les bords. Avec une reponse-commentaire amusante “ghost-town!!”, elle m’a dit qu’elle avait regle le probleme avec les RH. Sympa ma boss, hein!

Et la fin de son mail… elle m’apprend que notre directeur, aux US, lui avait dit qu’il avait finalement des “reserves” sur ma demande de tele-travail. Elle a une reunion ce soir avec lui, j’aurai plus de details demain… mais c’est mal barre.

I’ll be back

L’autre jour, j’ai reçu un mail en interne de Michael Jackson! Passé les quelques secondes de stupeur, j’ai vérifié dans notre address book: on a une demi-douzaine de Michael Jackson dans la compagnie. Woah. En y pensant un peu plus, c’est vrai qu’un tel nom doit être super courant aux US, vu que “Michael” est un prénom super courant, et “Jackson” un nom super courant. La combinaison des deux est donc probablement super courante, duh.

Aujourd’hui j’ai reçu un mail de John Connor! Après vérification, on n’en a qu’un seul, et on n’a pas de Sarah Connor ni de Kyle Reese.

Le vent tourne, et encore, et encore…

Il y a 4-5 ans, quand on commençait vraiment à manquer de place dans les bureaux de ma boite, le management commença à dire aux employés que le télé-travail, c’était l’avenir, et qu’en étant une société de telecom, on devrait s’y mettre, bordel de merde! (le “bordel de merde!” était sous-entendu) Quelques enquêtes furent menées pour déceler les employés qui n’avaient vraiment pas besoin de venir tous les jours à la boite, qui pourraient travailler de chez eux et ne venir que quand nécessaire.

Puis en 2010/2011, vlan, scission de la boite, on a perdu les 3/4 des employés en gardant les 2/5 des bureaux. On avait facile assez de place pour tout le monde. D’un coup (sérieux, du jour au lendemain), revirement du management. Par annonce collective, toutes les demandes de télé-travail seraient rejetées, parce que merde, tout le monde sait bien que ça marche pas et que franchement quoi, c’est pas justifié dans notre cas, on est une équipe soudée qui aime travailler ensemble et se voir tous les jours, bordel de merde! (le “bordel de merde!” était sous-entendu)

Là du coup, même les femmes qui avaient jusque-là le droit de télé-travailler quelques jours par semaine ont eu toutes les peines du monde pour continuer d’utiliser ce qui était désormais considéré comme une exception et un privilège (oui, c’est mal vu pour les hommes, mais vu que ce sont tous des sales porcs feignasses, dixit de nombreuses femmes, ils peuvent bien fermer leur gueule). Ils leur fallait parfois 6 mois pour obtenir une autorisation qui jusqu’à présent ne prenait que quelques jours, et à renouveler chaque année sioux plait.

Et puis bien sûr, suite à la scission, ils n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin de délestage. 3 ans plus tard, le tiers de nos bureaux sont vides. Personne n’a été viré, mais personne n’est remplacé quand ils partent (sauf les commerciaux).

Un tiers des bureaux vides, merde alors. On paye trop, pour des bureaux qu’on n’utilise pas! que le management se dit.

Alors vlan, maintenant on parle de déménager pour des bureaux tous petits, et tant qu’à faire, on fait une enquête pour déceler les employées qui n’ont vraiment pas besoin de venir tous les jours à la boite, qui pourraient travailler de chez eux et ne venir que quand nécessaire. Parce que bon, commençons-nous à entendre, le télé-travail, tout le monde le fait, et étant une société de telecom, on va bien devoir s’y mettre, bordel de merde! (le “bordel de merde!” est sous-entendu)

Il y a des jours, on est fatigué de se faire prendre pour un con. Le pire dans tout ça, c’est que le management croit qu’on se fait berner par leurs pseudo-techniques de persuasion et de self-justification pitoyables. Ils croient vraiment nous convaincre, et c’est ça qui me vexe, bien plus que le fait de pousser au télé-travail ou non selon ce qui les arrange.

Quand je parle du management, c’est un mixe entre le haut management (genre SVP, un gars important aux US qui décide qu’on va faire des économies sur notre dos), et le management local qui n’a pas son mot à dire et dont la mission est de faire passer la pilule.

Nouveau rythme

Depuis cette semaine, je me lève à 5h (entre 5h et 6h en fait, la smartband décide de quand je dois me réveiller), part aussitôt que possible au bureau, et rentre tôt. Dans l’idéal, je devrais pouvoir commencer le travail entre 7h et 7h30, et quitter le bureau à 16h, si j’ai pas trop de boulot. C’est ce que je vise en tous cas.

Et puis je vais devoir me mettre à la cuisine pour de bon, puisque je vais sans doute rentrer plus tôt que Yukiko. Les enfants en ont marre d’attendre jusqu’à plus de 20h pour bouffer. Bon. Nouveau défi, ouais! En fait ça me brise les coucougnettes royal, mais pas trop le choix, pour le bien des enfants.

J’ai regardé la recette du hachis parmentier hier. Ça commence par “faire la purée avec les pommes de terre”. Je sais pas faire une purée, moi, bordel de merde. Ils se foutent de ma gueule sur marmiton! A ce niveau, on peut tout expliquer en trois phrases, merde! (lol)