Toute petite production, avec un acteur de second rôle très connu qui joue le premier rôle. Les (deux) acteurs sont bons, mais c’est surtout le réalisateur qui fait du bon travail. Trop souvent a-t’on vu des films où l’histoire repose sur “l’homme contre la nature”, mais où finalement il ne se passe rien et n’apporte aucune réflexion et ne communique aucun frisson concernant la difficulté de la chose.

Tanis que dans ce film, on comprend que les deux héros du film morflent sévère (surtout le premier rôle), et on voit bien le développement de notre citadin (toujours notre premier rôle), dans son comportement, dans son humilité face à la nature et aux esquimaux, et sa réflexion/ses remords face à sa vie. On ne doute pas beaucoup de l’issue du film, mais, beauté de la chose, on s’en fout. On n’est pas dans une enquête de Maigret à chercher le coupable (qu’est-ce que j’ai contre Maigret, moi, ces derniers temps?).

Bon alors, le manque de budget nuit cruellement aux décors et aux effets spéciaux (on a l’impression de voir un téléfilm parfois), et l’histoire est du déjà vu. Mais c’est bien ficelé et pas m’as-tu-vu, on ne s’ennuie pas et prend plaisir et à le regarder.

Réalisateur: Charles Martin Smith
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Ce film, c’est Ze surprise du mois. J’aime beaucoup Keanu Reeves, mais il ne tourne pas souvent, ou du moins pas souvent en ayant le premier rôle. Le dernier film que j’aie vu de lui était The Gift, où il a un second rôle et qui date de 2000. Sinon, c’était Constantine, qui date déjà de 2005.

Avec Street kings, j’attendais un film d’action un peu bourrin et avec une histoire très entendue, un film de base qui ne fait ni chaud ni froid, un truc à 2 ou 3 étoiles. Et ben non, il m’a fait un autre effet. Le film est tout simplement fun. Oui, ça latte bien dans tous les sens (c’est violent). Mais après…l’histoire est vaguement originale, et le personnage joué par Keanu Reeves est carrément atypique. Il est lourd, ne respecte pas la loi (c’est un flic), a un caractère d’ours mal léché (il ne sourit pas une fois dans le film, d’ailleurs Keanu Reeves ne sourit jamais dans ses films), mais il est là pour faire le job. Et dans ce film, donc, il va aller jusqu’au bout, ça va lui coûter cher, et il n’en ressortira pas un héros. En fait, c’est un peu inutile ce qu’il fait. L’histoire n’est absolument pas crédible, mais on s’en fout; c’est fun et c’est déjà beaucoup.

Tous les autres perso sont atypiques, on est pris à contre-pied sans arrêt, les scènes d’action sont bien violentes, l’image est belle, les perso sont cools…bref, on s’amuse bien. Très fun. Je le reverrais bien déjà. Hop, 4 étoiles.

Réalisateur: David Ayer
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Film qui date de quelques années, la critique était assez bonne, alors je l’ai loué. Hollywood essaie régulièrement de faire des histoires sur les enlèvements avec rançon, et c’est souvent bof bof. Ce film-ci est vaguement original au début, mais il y avait tellement peu de matière dans ce film, qu’au bout d’une quinzaine de minutes, ça devient du remplissage.

Alors on attend patiemment que les gentils très gentils gagnent et que les méchants très méchants (et bêtes) perdent. On a même une diabolisation de l’asthme assez stupide…quand la petite fille fait une crise d’asthme, elle est privée d’air (à 100% apparemment), et “après trois minutes trente sans oxygène, il y a des dégâts irréparables au cerveau”. Une crise d’asthme qui prive d’air à 100% en pas 5 secondes, c’est fort. La petite fille de 6 ans qui reste an apnée pendant 3 minutes, puis une fois qu’elle a inhalé sa Ventoline revient à la normale même pas essouflée, c’est très fort aussi. Enfin, c’est surtout du n’importe quoi.

Bon et puis en best-of, on a aussi une gentille qui entaille au scalpel une cuisse d’un méchant (elle visait la quequette), un gentil qui repère le pick-up d’un méchant sur l’autoroute, d’un avion de tourisme, sans savoir sur quelle portion de l’autoroute le pick-up était. Avec une intuition pareille, il faut se reconvertir dans les sciences occultes ou la divination. Il écrasera son avion sur le pick-up et s’en tirera indemme, bien sûr. Ça n’avait pas l’air bien difficile.

Entre le remplissage et les scènes débiles, on ne passe pas un super moment. Kevin Bacon est sympa…sans lui ce film aurait pu finir au rayon des video sans passer par la case cinéma. Mais même avec lui, c’est vraiment trop nul.

Réalisateur: Luis Mandoki

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Video de Ryu

June 25, 2009

Une petite video prise la semaine dernière…où on voit Ryu se servir en jouets, et démarrer notre makkurokurosuke sans sa fourrure (explication un autre jour).

3 min 17 s, intéressant à priori seulement pour la famille et ceux qui aiment les enfants.

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Mon cadeau d’anniv

June 24, 2009

Il paraît qu’il est difficile de me faire un cadeau qui me plaise. J’ai usé ma femme sur cette question, et maintenant elle me demande carrément ce que je veux. A Noël, perdue, elle m’avait proposé un cadre photo numérique, et j’avais décliné car “cadeau trop ennuyeux” trouvais-je alors. J’avais alors reçu une Wii, que j’ai revendue 2 mois plus tard aux enchères parce que je ne m’en était pas servi une seule fois depuis que mon frère et sa famille était repartis.

Pour mon anniversaire (la semaine dernière), je voulais et ai reçu un cadre photo numérique. Un Transcend, 8 pouces, avec 2GB de mémoire interne. A 300K ou 400K la photo numérique, a priori il y a de quoi voir venir.

C’était pour le bureau. J’ai envie de voir la tête de mon fils en permanence (papa gateux?), en fait je reste en extase devant des photos de lui. Je ne voulais pas un 10 pouces, car c’est vraiment grand un 10 pouces pour le bureau. Déjà avec un 8 pouces, tout le monde le remarque, avec un 10 pouces on m’aurait carrément dit que c’était indécent.

Et donc, après un peu moins d’une semaine d’utilisation (j’ai eu mon cadeau 2 jours avant la date de mon anniversaire, le lendemain du jour de ma commande en fait, à cause de la trop grande rapidité de Amazon à livrer), je confirme. C’est l’extase. C’est un peu galère de devoir trier les photos affichables au bureau et celles qui ne le sont pas, mais une fois que ce sera fait, ce sera tout bon.

La cadre lit des video, mais il ne les affiche pas en plein écran, et il n’y a pas d’avance rapide; si je regarde un film dessus, il faut le voir jusqu’au bout du premier coup (ou si je m’arrête en cours de route, il faut regarder la suite sur un autre appareil). C’est pas pratique, genre pas pratique du tout, voire c’est pas fait du tout pour regarder des films, mais plutôt des petits films de vacances.

Il a la radio, mais je m’en fous. Il lit les mp3, mais je m’en fous. Il a des fonctions amusantes, mais limitées (genre un slideshow avec un ordre d’affichage aléatoire…qui affiche les photos toujours dans le même ordre quand on l’éteint puis le rallume). Mais ce n’est pas pour ces fonctions que je voulais un cadre photo numérique, et question qualité image, praticité, plaisir d’avoir des photos de Ryu, etc, c’est excellent. Un magnifique cadeau de ma Yukiko. Maintenant, j’attends toujours mon cadeau de la fête des pères. :lol:

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Piercing

June 23, 2009

Il fallait bien que je lise un bouquin de Ryu Murakami un jour. D’abord parce que tout le monde en parle, ensuite parce que je me demandais comment ce présentateur télé (pour les non-habitants du Japon: oui, il présente des émissions de télé) pas terrible du tout et à l’aspect assez…traditionnel/pas excentrique pouvait écrire les bouquins dont on parle tant, assez violents psychologiquement et portant sur le côté sombre du Japon.

J’ai pris Piercing, parce que c’est le premier bouquin qui me soit tombé sous la souris. Je ne connaissais pas l’histoire, et à la limite, je m’en moquais totalement (je ne lis pas un livre pour l’histoire qu’il raconte).

Alors, c’est vrai que c’est (sur la forme) un peu décalé par rapport au style lisse qu’on peut imaginer d’auteurs de roman, et/ou d’auteurs japonais. C’est infiniment supérieur à Hitonari Tsuji, mais inférieur à Haruki Murakami au niveau littéraire (c’est pas que j’aie envie de faire un classement non plus). Ça se lit facilement, c’est bien développé, quoique le vocabulaire soit très basique, et que les tournures de phrases ne soient pas très recherchées. On a l’impression de lire une dissertation d’un lycéen (de ce que je m’en rappelle, ou de ce que j’en imagine dira-t’on), mais sur une histoire absolument pas typique de ce qu’on peut trouver dans une copie d’écolier.

Ça parle de meurtre, et d’un tueur limite psychotique obsédé par les pics à glace, qui pour éviter de poignarder son bébé (il a des pulsions) se décide à aller tuer une prostituée pour assouvir son besoin de meurtre. Sauf que la prostituée sur laquelle il va tomber est encore bien plus déjantée que lui. Oui, oui, oui…certes, ça a l’air assez violent, n’est-ce pas? Mais en fait, c’est écrit gentiment, c’est pas horrible du tout. Bon, il y a des passages sanglants et un peu dégoûtant, vu le thème c’était obligé, mais rien de terrible.

Le bouquin est intéressant sur le décalage entre le style d’écriture et le contenu de l’histoire. Mais si l’histoire est vaguement amusante par son originalité, ça n’est pas retournant. On ne retire rien de philosophique du bouquin, aucun enseignement, aucun aperçu bien concret de la psyché de tueurs psychotiques (alors que pourtant c’est le thème du bouquin)…c’est juste un roman qui raconte une histoire, point barre. Et même si l’histoire est bien écrite, quand le bouquin est fini, on passe à autre chose sans autre dissertation (ahah). C’est un peu comme lire un long article de blog qui raconte une histoire un peu déjantée; c’est fun, mais rien de plus.

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Des nouvelles de Ryu

June 22, 2009

Ryu s’assoit et est stable. De la position couchée sur le ventre, il arrive maintenant à se mettre en position assise (quand il est sur le dos, il n’y arrive pas). Couché, il arrive maintenant à se retourner tout seul. Il dort même souvent sur le côté maintenant…

Et depuis environ deux semaines, il avance. En position assise, il se traîne en avant. Des fois il arrive à se mettre en position “quatre pattes”, il avance un peu, mais la plupart du temps il se casse la figure. Hélas, les chutes sont maxi-brutales. A la crèche, en tombant en avant, il s’est explosé le nez et a pissé le sang (j’ai crû que j’allais étrangler la fille de la crèche quand elle m’a dit ça le soir). Il a deux bleus au front, apparus deux jours différents. Il est tombé en arrière sur un pot de fleur et s’est blessé juste au-dessus l’oreille. Et il y a plusieurs chutes qui n’ont pas laissé de marque apparente, mais qui font toutes mal au cœur de le voir se vautrer tête la première sans retenue sur le parquet. On a finalement acheter un parc pour bébé pour qu’au moins il ne se vautre pas sur des trucs bien durs, comme un meuble, le rebord de la fenêtre, etc. Aujourd’hui, on achète les tapis de sol pour amortir les chutes.


Il mange deux repas par jour, en plus des biberons. Il mange des trucs que je serais incapable de manger, et en fait pour le moment il mange tout, il n’y a rien qu’il n’aime pas. Sa nourriture préférée, ce sont les baby Danone (sorte de petit Danone, pour les bébés). Evidemment, c’est beaucoup à base de riz, et perso ça m’énerve un peu de forcer cette culture du riz dès cet age. Dans le même registre, savez-vous ce que la crèche donne à boire à tous les enfants? Du thé (du mugi-cha, sans cafféine). Pas d’eau, uniquement du thé. Et ça m’énerve sérieusement de voir formater les enfants à boire du thé.


Ryu est toujours très cool à gérer, franchement vu comme ça c’est pas si terrible de gérer un enfant, mais je me doute que tous les enfants ne sont pas comme lui. En gros il pleure et chigne assez peu, sourit souvent (il sourit toujours à sa mère), et accepte les bisous et les papouilles sans rechigner. Quand il se réveille la nuit, c’est parce qu’il a faim. Il boit son biberon, et se rendort aussi sec.


Il commence à avoir un semblant de début de caractère. Pour l’illustrer, une petite histoire. La semaine dernière, lui assis sur le sol, moi allongé à côté, je tenais dans ma main un petit baton en mousse verte qu’il adore. Je lui tends, il essaie de l’attraper. Mais avec un tout petit coup de poignet, je fais passer le bâton au-dessus de sa main, et il ne peut pas l’attraper. Il retire sa main, se reconcentre, et essaie de nouveau de l’attraper. Avec un petit coup de poignet, je fais passer ma main sous la sienne, et encore une fois il ne peut pas l’attraper. Le cirque se répète trois ou quatre fois, et Ryu perd patience. Il m’a poussé un gémissement d’agacement en me regardant, c’était frappant qu’il était conscient de ce qu’il se passait. Je ricane et lui tends alors fermement le bâton. Il le prend. Et il me le balance en pleine gueule! J’ai explosé de rire, et lui ai redonné le bâton. Il me l’a rebalancé en pleine poire. La sensation avait dû lui plaire.

* Photos sans rapport avec le texte

** Toutes les photos datent de début mai

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Le côté américain de “Letters from Iwojima”. Amusant principe de voir une bataille des deux côtés, dans deux films différents, par le même réalisateur. Clint Eastwood prouve une fois de plus, si c’était encore à faire, qu’il est un bon réalisateur. Mais sincèrement, j’ai trouvé Letters from Iwojima bien supérieur à Flags of our fathers. Peut-être parce que je suis au Japon? Je sais pas, mais il m’a touché beaucoup plus. Letters from Iwojima était orienté à 95% sur la bataille elle-même (avec l’histoire des hommes derrière, bien sûr), tandis que ce film raconte l’envers de la guerre, le marketing d’état nécessaire à la poursuite de la guerre, dans les pays occidentaux.

Ce film est bien aussi, certes, mais bof, pas retournant ni philosophique comme pouvait l’être LfO. Les acteurs sont très bons, mais Ryan Philippe ne vaut pas Ken Watanabe, dans ce film au moins. Bon, histoire de goût personnel sans doute.

C’est sûr, on ne s’ennuie pas, et les séquences de guerre sont tout aussi impressionantes que ne sont éprouvantes les séquences émotions. Mais il n’y a rien qui n’ait jamais été vu.

Réalisateur: Clint Eastwood
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La performance de Kevin Bacon n’est sûrement pas mal dans l’absolu, mais je le trouve tellement excellent dans les rôles de “méchant” (comme dans “Sleepers” ou “Hollow Man”), que ce genre de rôle m’apparaît toujours comme une contre-performance. Christian Slater, quant à lui, a toujours des performances mitigées…je trouve toujours ses performances très moyennes et peu mémorables (exception faite pour “The name of the rose”).

L’histoire est du vu et re-vu (injustice dans le monde carcéral, un pauvre innocent condamné injustement), et se vante de relater une histoire vraie, de façon romancée, c’est sous-entendu. Selon Wikipedia, c’est tellement romancé que cela n’a plus guère de ressemblance avec la réalité, en dehors du nom des personnages. La pauvre-victime-qui-n’avait-volé-que-5-dollars (dans le film) était en fait un braqueur de banque qui avait tué au moins une personne.

En dehors du premier quart-d’heure qui relate le calvaire de notre héros en prison (3 ans en cachot d’isolement sans lumière, tendon d’achille tranché au rasoir, battages en règle, etc) et qui laisse le spectateur un peu KO par la violence décrite, on enchaîne sur un procès à la Perry Mason (témoins surprise compris), le gentil qui pleure pendant sa déposition, les méchants qui sont humiliés lors du procès (justice!), l’éveil merveilleux de notre héros à l’amitié de son avocat, etc, bref toutes les ficelles largement utilisées dans ce genre de film. Et la sauce. ne. prend. pas.

Bacon et Slater sont de bons acteurs, alors à qui la faute? Le réalisateur peut-être bien, car la réalisation est vraiment molle et trop convenue. Le film est anecdotique, et on se passerait bien de l’avoir vu.

Réalisateur: Marc Rocco
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C’est pendant le générique de début que j’ai su que le film était de Ridley “Je suis dépassé” Scott. Ses films récents se ressemblent trop dans leur médiocrité, pas une médiocrité dans l’absolu, mais une médiocrité par rapport à ce qu’il a fait par le passé. Comment peut-on créer la franchise d’Alien, comment peut-on créer un film culte comme Blade Runner, et puis faire des films comme “Body of Lies”, je ne comprends pas. Remarquez, peut-être que c’est lui qui a évolué et que moi je suis resté coincé 30 ans en arrière…ou alors on a suivi des évolutions différentes. A l’époque je trouvais les films de son frère Tony Scott assez nuls, maintenant je les trouve bien mieux que ceux de son frère Ridley. Allez comprendre. Bref.

Body of Lies. Image superbe, maniement de la caméra et sens de l’esthétisme pratiquement irréprochables (Michael Mann fait mieux quand même). Séquences d’actions excellentes, personnages très cools (excellent DiCaprio!). Un sens du détail assez incroyable (par exemple, les voitures utilisées dans le film…que des gros SUV; des Ford pour les américains, des Mercedes [je crois] pour les Jordaniens, et des Toyota [des Land Rover Prado] pour les terroristes). Ce sont les bons points, qui m’auraient presque fait mettre 4 étoiles.

Les mauvais points…sont d’abord une histoire dont on ne comprend pas bien le sens, on voit pas bien où il veut en venir…et finalement il ne veut apparemment en venir nulle part, c’est creux. Le film ne finit pas vraiment, certes “le méchant” est arrêté, mais c’était franchement secondaire dans l’histoire.

Le film sublime un peu l’ambiance, l’atmosphère, la vie et les dangers aux Proche et Moyen Orients, mais ne va pas au fond des choses. Soit il en a trop montré, soit pas assez, parce qu’on reste largement sur sa faim.

Il y a des perso dont on ne comprend pas l’utilité. Ils sont là, ils sont importants (le focus est sur eux), et il ne font rien du tout.

En gros, je retrouve la plupart de mes impressions sur American Gangster. Un potentiel énorme, le film est excellent sur la forme et déçoit énormément sur le fond. C’est assez creux tout en voulant faire croire que ça ne l’est pas, et ça, ça m’énerve. On oublie les 3/4 de l’histoire rapidos car c’est creux, si les images sont esthétiques, les scènes ne le sont pas, ce qui n’aide pas à s’en souvenir.

Il reste juste un fond assez solide d’un film d’action un peu complexe, bien au-dessus de la moyenne du genre, mais insuffisant pour vouloir le revoir un jour, même à la télévision. D’où, 3 étoiles.

Réalisateur: Ridley Scott

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L’arbre du voyageur

June 16, 2009

Je suis au Japon, les Japonais sont fous de littérature (ou plutôt ils sont fous de lecture), le monde entier fait tout un foin de quelques auteurs japonais, alors je me suis dit que j’allais essayer de lire un peu plus d’auteurs japonais.

Passé la déception d’un bouquin de Murakami Haruki (les mots durs me manquent pour en dire assez de mal), j’ai essayé un auteur que je ne connaissais pas: Hitonari Tsuji. Wikipedia dit qu’il est très connu au Japon. Moi je ne le connaissais pas, mais je ne suis pas une référence en la matière, étant déconnecté de la télévision et des journaux.

Son bouquin est plus une nouvelle qu’un roman; il est tout petit, et “c’est écrit gros”. Un lecteur amateur devrait mettre deux heures pour le lire (ça m’a pris le double). Le fait que l’histoire soit courte n’est pas un problème en soi, car j’aime les nouvelles.

Le problème, c’est plus que l’histoire est conne. On retrouve une grande dose du style de Murakami (des trucs de l’espace tirés tout droit de la 5e dimension, sans explication ou indices, et dont même l’auteur ne semble pas comprendre pas la signification…il écrit un rêve en gros, et essaie d’écrire des trucs “cools”), mais écrit nettement moins bien. De nombreux blogs sont bien mieux écrits. Le style est basique, pas entrainant, digne d’une rédaction d’un collégien en 4e. Les métaphores sont bêtes et simplissimes, les références pas recherchées. On a l’impression que l’auteur est d’une inculture énorme.

L’histoire ne tient pas la route, l’intrigue est irréaliste et le roman n’atteint pas son but, lui aussi assez évident. Enfin, l’histoire ne finit pas; ce n’est pas un problème quand on a donné assez de matière au lecteur pour réfléchir tout seul, mais là il n’y avait tellement rien pendant le bouquin que c’est visible comme le nez au milieu de la figure que l’auteur a tenté de faire une fin “cool” (encore) avec son histoire à deux balles. Quel prétentieux! Il n’a pas le niveau! C’est comme si un roman de Maigret finissait 15 pages avant la fin. Ça fait pas “cool”!

Un bouquin déconseillé à tous, surtout à ceux qui lisent peu et n’ont pas de temps à perdre sur des ratages littéraires. Un bouquin qui a été publié pour la seule raison que son auteur est connu pour d’autres raisons que son écriture.

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PTSD

June 15, 2009

7:45. Je monte dans le train pour aller au boulot, comme tous les matins.
7:53. Cette même gare où je suis monté dans le train, celle près de chez nous. Un jeune de 16 ans passe sous un train.
7:55. Yukiko arrive à la gare pour prendre le train.

Mon train a été coincé une demi-heure dans une gare sur le chemin du boulot. Yukiko a été coincée 2 heures à sa gare de départ, le temps que le service reprenne (elle aurait mieux fait de rentrer à la maison plutôt que d’attendre). La majeure partie du corps du jeune était de l’autre côté du quai où Yukiko était, mais pas juste en face, un peu plus loin. Mais pas assez loin pour ne pas pouvoir voir. Genre “C’est quoi ça là-bas?”. Froncement du front et entre les sourcils, fermeture à moitié des paupières, ajustement de la focale des yeux. Un signal arrive au cerveau et est décrypté. Réouverture des yeux en grands, détournement du regard. “Ah, c’était la tête…”

Le jeune a sauté / est tombé / a été poussé sur la voie juste quand un express passait. Les express ne s’arrêtent pas dans notre gare habituellement, et ils passent vite. Le corps a littéralement explosé sur une assez longue distance, les employés de la compagnie de train ont été ramasser les morceaux éparpillés. Leurs gants blancs étaient devenus rouges sang quand ils sont allés demander s’il y avait des témoins dans la foule, sur les quais et au passage à niveau juste à la sortie de la gare.

A 80 bornes de là, la mère de Yukiko voit dans les écrans LCD de son train qu’il y a eu un accident humain à notre gare, à peu près à l’heure où, sait-elle, sa fille prend son train le matin. Elle téléphonera pour s’assurer que ce n’est pas Yukiko qui s’est prise un train en pleine figure.

Moi, j’y étais pas. Et ben croyez-le ou pas, de l’imaginer, d’entendre le témoignage de Yukiko (ça, ça a eu beaucoup d’influence j’en suis sûr), de le lire sur Internet (2 heures après), m’a miné pour la journée. Des accidents comme celui-ci, on en entend parler fréquemment. Celui-ci m’a touché (alors que les autres non), et j’ignore même pourquoi. Ce n’était pas un choc psychologique comme on peut l’imaginer (on peut pas imaginer à mon avis), juste un désintéressement des affaires courantes, une envie de rien, une lassitude générale. Le lendemain, ça allait bien, ça avait disparu.

Pour Yukiko, ça a pris plus de temps pour disparaître, elle est restée dans cet état-là quelques jours. Elle a été vaseuse, elle en a rêvé la nuit, et elle n’arrêtait pas d’en parler. C’est là où on a pu imaginer ce que pouvait un vrai, gros, PTSD (”Post Traumatic Stress Disorder”, en français “Trouble de stress post-traumatique”). Les vétérans de guerre ou ceux qui ont assisté à une grosse catastrophe humaine, je les plains sincèrement et je souhaite n’en jamais faire l’expérience. Je ne sais pas si ce qui est fait pour eux a de bons résultats, mais ce qui est sûr, c’est que quelque chose est nécessaire. Quand je pense que le PTSD n’existait pas il y a 50 ans (officiellement), qu’on n’en parlait pas de façon médicale et objective, ça me fait froid dans le dos.

Finalement, la police n’a pas pu déterminer à 100% la cause de l’accident, mais a mis ça sur le dos d’un suicide, explication la plus probable selon eux.

Dans le train dans lequel Yukiko était deux heures plus tard, elle était avec un ami (qui habite pas loin de chez nous) qui par coïncidence s’était trouvé à côté d’elle. Commentaire de l’ami à un moment: “Les gens peuvent se suicider s’ils le veulent, mais ils pourraient le faire en silence quand même!”. Pour information, d’après le journal, près de 200000 (deux cent mille) personnes ont subi un impact de ce suicide sur leur trajet (= un retard de leur train).

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Je vous l’ai déjà dit, j’aime bien John Cusack. Il a une tête d’ahuri sympa, fait sourire sans rien dire, et joue souvent des perso assez décalés. Il était l’acteur parfait pour ce petit film.

Ce film, lui, est totalement décalé et déjanté. Dans un monde du proche futur, une firme privée a conquis un pays (imaginaire), et c’est la guerre civile, le boxon total. Un tueur à gages doit assassiner le chef d’une firme compétitrice, et comme couverture doit jouer le rôle d’un chef de PR pour un gala/séminaire. Le tueur à gages est froid, mais il tombe amoureux d’une journaliste aux idées utopiques, et ressent des sentiments paternalistes envers une rock star locale.

Les dialogues sont bizarres, les perso irréels de fantaisie, l’humour est noir de chez noir. On peut difficilement rester insensible à priori, mais finalement…si. J’ai trouvé le film amusant et divertissant, mais pas miraculeusement drôle. A la limite, l’humour noir penche beaucoup vers le non-sens, et c’est un peu déstabilisant. Ça se regarde facilement, mais ça n’est pas si attachant que j’avais espéré.

Réalisateur: Joshua Seftel
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Le film décrit une épidémie de cécité (sans en donner aucune explication), et surtout ses effets sur la société. En gros, les humains privés de leur vue reviendraient à un comportement primaire de sauvage, tuant pour manger n’importe quoi, les hommes violant les femmes, étant de façon permanente agressifs, etc…

Il y a des scènes à la 28 days later dans une ville où les aveugles désemparés ressemblent à des zombies qui agressent tout le monde et cherchent à manger à tout prix, ce qui lui vaut une classification en thriller. Les viols assez immondes lui ont sûrement valu une classification “pour public averti”. C’est assez bien filmé, les acteurs (Mark Ruffalo et Julianne Moore) sont bons, et les évênements coulent de source de façon naturelle. Le film se regarde facilement.

Il n’y a qu’un problème: on n’y croit pas du tout. Que les hommes deviennent des gros salauds quand ils sont perdus, ok. Mais à ce point-là, j’y crois pas. Et c’est dommage pour un film qui se veut ouvertement une mini-étude du comportement social d’hommes privés de leur vue, et des hommes en général. Ç’aurait été une pure fiction “pour le fun” (comme 28 days later), ç’aurait été mieux à mon avis. C’est un bon film, un bon thriller en fait, mais pas le genre qui va créer des tonnes de fans.

Réalisateur: Fernando Meirelles
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Il s’agit de la suite de Before Sunrise. Le film se passe 9 ans après le premier, tout comme le temps qui a passé entre Before Sunrise et Before Sunset. Le principe est le même que pour le premier film; un dialogue pendant tout le film, point.

Alors évidemment, ce n’est pas un film qui a demandé beaucoup d’efforts. Il a quand même coûté 2 millions de dollars pour 15 jours de tournage. Toute l’équipe a logé dans un hôtel 5 étoiles?

Le réalisateur est le même que pour le film précédent, mais il a évolué dans sa manière de filmer, pour le meilleur. Ce film-ci colle plus à l’époque actuelle, tandis que le précédent faisait un peu vieillot quand je l’ai vu (et pour cause!).

On est effectivement content de revoir Hawke et Delpy pour leurs retrouvailles, le temps d’un peu plus d’une heure…mais le film n’apporte pas grand chose. Selon sa propre vie, on peut certes replacer certains éléments ou refléxions dans sa vie, mais ça ne va pas loin (ça va toujours plus loin que le premier film). Bon, je ne regrette pas d’avoir vu le film (moins que le premier en tous cas), je ne me suis pas ennuyé, Hawke et Delpy sont bons…ça vaut bien trois étoiles, même si en critique officielle ça ne devrait pas valoir autant.

Réalisateur: Richard Linklater

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J’aime beaucoup John Kusack, même si tous ses films sont souvent proches de la série B. Samuel L. Jackson, bof bof, il est capable du meilleur comme du pire. En l’occurrence, il a dû tourner dans plus de navets que de bons films.

1408 est un film qui se classe dans la catégorie horreur, même s’il n’y a pas de gros monstre méchant tapi dans l’ombre, car il s’agit d’une histoire avec une chambre d’hôtel hantée. Le premier problème du film, c’est que Kusack fait rire quoi qu’il fasse. On met beaucoup de temps à se mettre dans l’ambiance d’un film d’horreur, mais certes il se fasse deux, trois choses qui surprennent à un moment et calment notre ardeur comique.

On se dit alors que le film va peut-être bien nous arracher des frissons, car les deux, trois choses qui se sont passées ne laissaient présager que du bon. Hélas, ça part droit dans le mur avec une chambre hantée bien bête, des scènes un peu idiotes, et une fin d’histoire assez ridicule. Vous voyez le mélange.

Ç’aurait été une bonne série B. Là, ce n’est juste qu’un mauvais film.

Réalisateur: Mikael Håfström
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J’aime beaucoup Hugh Jackman et Ewan McGregor, et il y a peu de leurs films que je n’ai pas aimés. Mais alors là, c’est vraiment difficile d’aimer une telle merde.

Les bons points d’abord. L’image est superbe, les scènes de nuit fabuleuses, les gens sont beaux et classy, un plaisir visuel. Et puis Jackman et McGregor ont des “gueules” qui dégagent. Voilà, c’est à peu près tout pour les bons points.

L’histoire est d’une bêtise sans nom. L’escroquerie qui a lieu est irréalisable, illogique et improbable, et en plus on n’y croit pas, c’est trop bête pour ça. Les astuces et la suite de l’histoire sont repérables avec 30 minutes d’avance. Et plus on avance dans le film, plus on trouve des incohérences flagrantes. Ça finit en apothéose du ridicule, sincèrement j’aurais beaucoup ri sur ce ridicule des dialogues/scènes si je n’avais pas conscience d’avoir perdu mon temps et mon argent sur ce film (200 JPY [1,5 €]). Evitez-vous un supplice et ne regardez pas ce film.

Réalisateur: Marcel Langenegger
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Je suis un fan de Ben Stiller, et tous ses nouveaux films, j’essaie de les regarder. Ce film-ci, en plus, avaient de bons acteurs en support, comme Tom Cruise, Jack Black, et Robert Downey Jr. Jack Black n’est pas super quand il est le seul premier rôle, mais quand il joue en tant que support d’autres acteurs, il est bon. Tom Cruise, lui, fait parti de mes acteurs préférés.

J’ai mis 4 étoiles à ce film, mais c’était limite. C’est une comédie, mais j’ai trouvé que c’était recherché. Par moments. Parce que des fois, c’est quand même assez lourd et/ou violent comme humour. Enfin, il y a deux ou trois gags qui m’ont fait arrêter le film quelques minutes le temps que mon fou rire se termine. C’est rare.

Le film est une critique du monde d’Hollywood, bien que le film s’éloigne fréquemment du thème pour remplir son rôle de comédie. Les critiques sont souvent transmises par le biais de la caricature: acteurs qui vont à l’extrême pour se mettre dans la peau de leur personnage, producteurs pourris, légèreté des agents, etc.

Bon, l’histoire est assez grotesque, et elle devrait rebuter beaucoup de gens; moi pas, j’ai trouvé l’équilibre comédie/critique d’Hollywood bien dosé, avec en plus un humour Ben Stiller qui me plait énormément.

Enfin, une note sur Tom Cruise. J’ai bien mis deux minutes à le reconnaître après sa première apparition dans le film, et c’est sa voix qui m’a (justement) mis sur la voie (ahah). Une excellente prestation de sa part dans ce tout petit rôle, et il a même eu le droit de nous faire admirer sa danse de gros bœuf (de son personnage dans le film) pendant le générique de fin.

Réalisateur: Ben Stiller

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