Photo au Hasard...



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    Recrutement

    May 9th, 2008 by Cable

    Comme je l’avais écrit dans un message précédent, je pense à changer de division à l’intérieur de ma boite. Ce n’est pas qu’elle est gigantesque (elle est gigantesque au niveau mondial, mais pas trop en dehors des Etats-Unis), mais elle offre de nombreuses options sur le type de travail qu’on peut y faire.

    Et là, mon ancien directeur vient me voir subitement pour me demander si je serais intéressé de venir dans une des divisions qu’il gère. Je rêve.

    Ce directeur, c’est l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai joint cette boite il y a près de deux ans; il m’avait subjugué à l’entretien, je l’avais trouvé très sympa, très pro, une personne avec qui on peut faire du boulot et faire avancer les choses, et de laquelle on peut apprendre beaucoup. Sauf qu’après être rentré dans la boite, un manager avait été placé entre lui et moi, et je n’avais pas eu tout le contact que je voulais avec lui. En fait, je n’ai même jamais travaillé directement avec lui :( Puis il y a eu le changement d’organisation, je suis passé dans la division du planning (ça me rappelle que je n’ai toujours pas changé mon titre fantôme sur LinkedIn!), et lui est passé dans le customer care de nos plus gros clients.

    Et là, il vient me voir pour me demander si je veux rejoindre sa division. Dans mon infinie vanité, je suis extrêmement content qu’on vienne me demander ça. En plus, c’est quelqu’un que j’estime beaucoup, alors venant de lui, ça me fait encore plus plaisir.

    Ce serait pour faire la communication avec nos collègues et les gros chefs clients d’Europe et des US, au sujet de la gestion et surtout de l’intégration de leur réseau au Japon. C’est un peu surprenant d’ailleurs, parce qu’on a bien sûr beaucoup de japonais qui parlent un anglais excellent dans notre boite, bien meilleur que le mien en expression orale en fait, et qui ont des années d’expérience dans ce genre de boulot. Mais il semblerait que beaucoup de ces japonais ont des problèmes de communication; au bout d’un moment, le problème n’est plus linguistique, il est culturel. On peut comprendre ce que dit son interlocuteur sans comprendre ce qu’il veut dire. En plus, j’ai déjà travaillé sur le genre de projet dans lequel il voudrait me mettre. Tout semble coller.

    Il paraît par contre que ce genre de projet est assez coriace et éprouvant. Les contrats derrières se chiffrent en dizaines de millions de dollars. Un collègue/ami me disait juste avant “C’est bizarre qu’on ne t’ait pas demandé d’aller dans cette division, je suis sûr que beaucoup seraient contents de te laisser la place et de ne plus avoir ces responsabilités”. Et il donnait en exemple un projet d’un énnnorme client qui avait commencé quelques mois auparavant, et qui se passait assez mal pour qu’un directeur vienne de Paris en trombe, arrive au bureau le lundi matin rouge de rage et passe un savon monumental monopolisant la parole deux heures de suite en frappant la table du poing. Evidemment, je veux bien croire qu’en ce cas on veuille laisser sa place au premier crétin venu qui est “extrêmement content” de se voir demander de venir participer au projet. Le crétin, ce serait moi, vous l’avez compris.

    Pourtant, j’ai beau y repenser, même si c’est un projet qui peut potentiellement ruiner son estime personnelle (et sa carrière?), je ne vois que de grosses opportunités dedans. En particulier, je deviendrais visible (du moins plus visible que ce que je suis maintenant). Et puis je rencontrerais beaucoup de gens, des gros chefs. Et question environnement de travail, je travaillerais plus avec des étrangers, ce qui peut être sympa. C’est peut-être moi qui me fais des films. Peut-être n’y aura-t’il rien de plus dans ce nouveau travail que dans mon travail actuel. C’est tellement opaque ce qui se passe dans les autres divisions (je suis très très loin d’avoir un bon network interne qui me renseigne sur tout ce qui se passe dans la boite), que je ne peux pas savoir de façon fiable ce qui m’attend. Mais dans un optimisme sans doute déplacé, si l’offre se confirme, j’y vais.

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    The Assassination Of Richard Nixon / First Strike / Stand Alone Complex - Season 1

    May 7th, 2008 by Cable

    J’ai comme une phase Sean Penn en ce moment. En tous cas, prendre de l’âge lui va bien, et ses récents films montrent tout son talent.

    Ce film-ci fut une horreur à voir, mais ce n’est pas à cause de la prestation de Sean Penn; il est superbe dans ce film. Son personnage (un malade total) était sûrement très difficile à jouer, mais il fut à la hauteur de la tache.

    L’histoire par contre…celle d’un type asocial un peu bêbête et manquant clairement d’éducation. Ce gars est incapable d’avoir de quelconques relations avec qui que ce soit, se monte la tête sur tout et rien, en veut subitement à Nixon (allez savoir pour quoi) et décide d’aller le flinguer. L’histoire de ce type est pitoyable et semble être véridique (ou plutôt basée sur des faits réels). Alors même si la réalisation et les acteurs (surtout Sean Penn, vous l’aurez compris) sont très bien, le film m’a assez dégoûté, et j’ai eu du mal à le finir.

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    Sur ma lancée des Police Story, je me suis dit que j’allais aller au bout des films de Jacky Chan de mon video club. Celui-ci, je ne l’avais jamais vu.

    C’était nul. Il n’y avait pas les cascades habituelles de Jacky Chan (mais où sont-elles passées?? Je n’arrive plus à en trouver). L’humour était quasi-inexistant. L’histoire se voulait mieux construite que d’habitude, mais était pitoyable (le mot du jour, décidemment). Le film était trop long, ou plutôt traînait en longueur…je me suis littéralement ennuyé. Et puis la baston finale, sous l’eau et au milieu des requins…dénuée de sens et franchement pas marrante.

    Je ne devais pas être dans un bon jour, avec un esprit bien fermé. En tous cas, je déconseille ce film pour les non-fans de Jacky Chan.


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    Vous avez remarqué, je regarde peu de dessins-animés. Mais en général, j’aime bien ceux que je regarde, surtout les dessins-animés japonais. Dans mes dessins-animés préférés figure d’ailleurs Ghost in the Shell, de Mamoru Oshii. Stand Alone Complex est basé sur le même manga de Masamune Shirō, a donc les mêmes personnages que dans Ghost in the Shell, mais est comme dans un monde parallèle. Dans cette série, les évênements de Ghost in the Shell (et donc de Innocence) ne sont pas arrivés.

    La série date d’il y a quelques années (5 ou 6 ans), et j’ai pris mon temps pour la voir. Car figurez-vous que la voir en japonais, c’est très chaud, vu la quantité de mots moitié inventés qu’on n’a jamais entendu ailleurs( qui connait 電脳化 ?).

    J’adore l’univers de Ghost in the Shell. J’adore les personnages. J’adore le scénario et l’ambiance très sombre. La série est tout à fait dans la même lignée que Ghost in the Shell, et fut un vrai plaisir pour moi à regarder. Le scénario est juste assez complexe pour qu’on puisse le suivre sans problèmes en se concentrant (comparé à Innocence qui était inbouffable, surtout en japonais), et les histoires m’ont souvent touché.

    Alors, du point de vue technique, l’animation n’est pas géniale, voire même carrément en retard par rapport à ce qui peut se faire. Les intrigues ne sont pas si recherchées que ça prise une à une. Les personnages sont assez caricaturaux, et même surréalistes pour certains. Et pourtant…cette série m’a scotchée au canapé. Elle a tous les éléments que je trouve fun dans les films: espionnage, action, high-tech, science-fiction, perso charismatiques, bonne musique, etc. Cette série, c’est presque tout à fait ce que j’aime.

    Et alors, les tachikoma (leurs mini-tanks, dans la photo ci-dessus, il s’agit du tank entre Kusanagi et Batō)…quel élément génial. Leur voix et leurs expressions sont absolument à être écoutées en japonais.

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    Kafka on the shore

    May 1st, 2008 by Cable

    Yukiko m’a acheté ce bouquin sans demander mon avis. C’est d’un auteur japonais mondialement connu, l’un des auteurs contemporains japonais les plus connus, peut-être même le plus connu. Elle me l’a pris en anglais, estimant sans doute que je ne pourrais pas le comprendre en japonais. Avec le recul, je crois que ç’aurait effectivement été difficile.

    Il s’agit d’une histoire fantastique, ou pour être plus précis une histoire tirée tout droit de la cinquième dimension. Les gens parlent aux chats, peuvent faire pleuvoir des poissons, voient des fantômes, passent dans un autre monde, sont asexués, etc… Le livre est un enchaînement de mystères dont absolument aucun n’est résolu. Pris un par un, on peut toujours y lire une quelconque symbolique plus ou moins bête et simpliste (avec par exemple le narrateur qui tue son père, couche avec sa mère et viole sa sœur…symboliquement…), mais l’œuvre dans son ensemble est…une perte de temps.

    Je me suis dit que c’était moi qui n’avais pas compris le sens caché, que mon manque d’expérience de lecture était en faute…alors j’ai cherché les réponses sur Internet. Bah en fait, j’avais raison dans ce que je lui reprochais; il n’y a aucun sens à cette histoire. Même l’auteur le dit dans une interview: “Je n’ai aucune idée du sens de cette histoire. J’ai écrit un rêve, mais moi-même je n’en comprend pas le sens. Bon en fait, en le relisant des dizaines de fois comme j’étais obligé puisque c’est moi qui l’ai écrit, j’ai commencé à comprendre le sens caché. Je recommande donc aux lecteurs de le lire plusieurs fois, ils y verront plus clair.”.

    Cet abruti est un grand comique. Lui-même dit qu’il a écrit un truc qui n’a pas de sens, et il demande aux gens de le lire plusieurs fois! Hallucinant. A lire les quelques critiques sur ses œuvres, ce genre d’histoire, c’est son style. Ses histoires (sauf une) sont toutes en dehors de la réalité et n’ont aucun sens. Mais il arrive à vendre super bien, et c’est tant mieux pour lui. En fait, le gars a du génie, mais c’est dans son style d’écriture; ça se lit très facilement. Du moment qu’un livre se lit facilement, il se vendra bien de toute façon. Ça n’a que peu à voir avec le fond de l’histoire. Je recommande donc à tout le monde de tenter d’écrire un livre, avec n’importe quelle histoire; si votre style écrit est bon, vous vendrez.

    Mais vous savez, je critique cet auteur et cette histoire, mais je n’aime pas lire les romans pour la même raison. Sortir de la lecture d’un livre sans en retirer une matière à penser ou sans en retirer aucune instruction palpable ne me convient pas. Curieusement, je n’ai pas ce problème avec les films; je peux regarder des films concrètement nuls qui n’apportent virtuellement rien à l’esprit, et ce sans problèmes. Je peux même mettre à ce genre de films jusqu’à quatre étoiles. Mais avec les livres, je n’y arrive pas. Curieux, non? Ça doit être “les goûts et les couleurs”.

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    Coca-Cola vs Lenovo

    April 30th, 2008 by Cable

    Je bois du Coca-Cola en canette au boulot depuis bien…8 ans. Les canettes me suivent partout, et je n’en ai jamais renversé une seule.

    Il y a deux semaines, je vais à un meeting (assez important) avec mon habituelle canette; en fait, je n’aime pas trop aller aux meetings avec une canette de Coca, car j’ai toujours peur d’en renverser, paradoxalement. Ce jour-J, dans un meeting avec une quinzaine de personnes dont mon Directeur et mon manager, j’ai réussi à renverser ma première canette.

    Un voisin m’a traité de pauvre con avec son regard assassin, mais j’ai laissé coulé (en France je lui aurais probablement dit une phrase gentille, du genre “Tu veux ma photo pauvre tare?”). Mais par contre je n’ai pas laissé coulé le Coca-Cola de la table sur la moquette, ou du moins, j’ai essayé de l’empêcher. De bonnes âmes m’ont même aidé à nettoyer le foutoir que j’avais créé, mais ça n’a pas suffit pour empêcher la moquette d’être tachée, tout comme une chaise. Rien de trop grave tout de même.

    A la fin du nettoyage, un voisin me fait remarquer que du Coca est tombé sur mon laptop. Je regarde, j’essuie ce que je peux, je vérifie que le clavier répond et que le PC n’est pas mort instantanément: tout va bien. Lenovo serait-il plus solide que je ne le croyais? Le reste de la journée se passe tant bien que mal.

    Le lendemain matin, surprise. La partie liquide du Coca-Cola s’est évaporée, et la partie “sucre” est restée. Elle s’est bien solidifiée, ce qui rend les touches un peu dures à la pression, genre un “crack” se fait entendre à chaque fois que j’appuie sur l’une d’elles. Mais le clavier répond bien, et le PC fonctionne.

    Au bout de quelques dizaines de minutes, avec la chaleur du PC, le sucre s’est transformé en caramel. Quand j’appuie sur une touche, elle ne revient pas tout de suite à sa position initiale, ce qui fait que quand j’appuie sur la touche “enter”, le curseur se déplace de 4 ou 5 crans vers le bas. Ça devient pas terrible à l’utilisation. Je m’adapte comme je peux, en appuyant sur les touches avec des doigts de velour.

    Les deux jours suivants, je vais prendre sur moi pour gérer le PC comme je peux. Le matin, c’est “crack crack crack”, le midi c’est “swish swish swish”. Je finis par ne plus penser qu’à ça, ça tourne à la psychose le matin en arrivant au travail à cause de ce PC que je commence à maudir. Finalement et à bout de nerfs, je demande l’aide d’un gars de la maintenance informatique, en lui demandant s’il ne peut pas m’enlever quelques touches clés du clavier pour que je nettoie ce qu’il y a dessous. Il me demande pourquoi, je lui explique avec un peu de gêne, et il me dit de patienter 5 minutes.

    2 minutes plus tard, la manager de la division IT arrive et me dit qu’il faut mettre le PC à réparer. Moi, bonne âme, nan, c’est ma faute, j’assume, j’ai pas envie de prendre la tête à tout le monde, ça va coûter de l’argent, tout ça, je la joue sympa. Mais elle me répond que je n’ai pas compris ce qu’elle voulait dire; je n’ai pas le choix, c’est le règlement de la boite. En cas de liquide versé dans un laptop, il faut le mettre à réparer, point. Bon, bah OK, lui dis-je alors. Elle me tend alors un formulaire d’une page, où il faut que je détaille le problème du PC, sa cause, et que je recoive trois signatures: mon N+1, mon N+2, et un ponte de la comptabilité. J’étais rouge de rage à la connaissance de ce qui m’attendait, et j’ai un peu renvoyer sèchement la manager avec un “je vais’l'remplir ton truc!”.

    Et ce fut le commencement d’excuses interminables, en croûlant par terre de “ah je suis désolé. ah je suis franchement désolé. Pardonnez-moi, je ne le referai plus. etc.etc.”. Pour ces excuses, je me suis mis dans la peau d’un enfant de 7 ans, c’était en fait plus facile que je ne le croyais. On ne dirait pas, mais c’est assez crucifiant d’avoir son directeur qui a autre chose à foutre que de regarder un formulaire où notre faute immonde est décrite, et d’avoir à lui prendre la tête en lui demandant de mettre son tampon en bas du dit formulaire. Le directeur n’a jamais vu ce formulaire et il s’amuse qu’il en existe un de ce type. Il n’en a bien sûr rien à faire que j’aie flingué un PC avec mon Coca-Cola (du moment que ça n’arrive pas deux fois), mais par devoir professionnel il est obligé de me dire “fais attention à l’avenir”. C’est normal, c’est son rôle de me dire ça, il ne peut pas me dire autre chose, et je sais que je dirais la même chose si j’étais à sa place. En guise de réponse, je me dois de me confondre encore en excuses. Ça me gave sérieux.

    Le ponte de la comptabilité m’enverra carrément chier; “qu’est-ce que j’en ai à faire que t’aies flingué un PC avec ton Coca? Il me faut une quotation des frais de réparation.”. “Mais ils m’ont dit de venir avec ce papier demander votre signature…”. “Et bien tu vas voir “ils”, et tu leur demandes une quotation. Moi, je le prends pas ton papier.”. Quand je vais voir “ils”, “ils” me répondent qu’il leur faut la signature des trois pontes pour pouvoir prendre une quotation. Me voilà pas au milieu d’une partie de Ping Pong! A la finale, j’arriverai à me débarrasser de ce formulaire avec un gars de la division IT qui m’a gentiement offert d’aller parler directement avec le gars de la compta.

    Maintenant j’attends la facture. Connaissant Lenovo, ça va être salé (à priori, ça devrait être entre 70000 JPY et 150000 JPY (entre 428 € et 917 €)). Et le résultat du match est connu: Coca-Cola 1 / Lenovo 0.

    Les canettes dans les meetings, c’est fini pour moi. Maintenant c’est bouteille avec bouchon.

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    New Police Story / Saw 4 / Secret Window /

    April 29th, 2008 by Cable

    Malgré ma déception sur Police Story 3, j’ai loué et vu Police Story 5 (nom officiel: New Police Story), en espérant que sa sortie en salle bien plus récente (4 ou 5 ans) soit un signe de progrès dans sa réalisation.

    Et bien, c’était effectivment bien mieux. On reste hélas dans les quelques travers du cinéma de Hong Kong (incohérences à tous les coins, dialogues de l’espace qu’un être humain ne peut décemment pas faire, ou alors ce sont les sous-titres qui laissent à désirer?), mais d’un la qualité visuelle est bien supérieure à tout ce que j’ai vu jusqu’à présent de Hong Kong (”tout” ne représentant qu’une poignée de films), et l’histoire tient vaguement la route…si on ne tient pas compte des nombreuses incohérences (!)…Ce que je veux dire, c’est que l’histoire de fond est correcte, mais les dialogues et les situations sont nettement décalés. Mais tout ceci est normal pour un film de Hong Kong avec Jacky Chan.

    Au minimum, le film se regarde bien. Il est un peu trop long, ça manque de cascades “à-la-Jacky-Chan”, mais on ne s’ennuie pas. Par comparaison, il est bien meilleur que Police Story 3, mais selon mon souvenir, bien moins bien que Police Story.

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    Saw n’est pas le genre de film que j’irai voir au cinéma, mais que je prends un grand plaisir à voir à la télévision (sachant que je ne suis pas allé au cinéma depuis 3 ans, je me demande quel genre de film je suis prêt à aller voir au cinéma).

    Le niveau ne baisse pas trop par rapport aux films précédents, mais il faut avouer qu’on n’est pas à un niveau fabuleux tout de même. Il n’y a presque aucune chance qu’on comprenne ce qui se passe avant la fin car on manque une partie des données. Les “jeux” et astuces derrières sont tirés par les cheveux. L’ambiance est excellente, tout comme les images qui sont esthétiquement bien choisies; la réalisation est de bonne facture. Enfin, les acteurs sont tous plus ou moins charismatiques. En bref, c’est un plaisir à regarder une fois, c’est très fun, mais deux fois, non.

    La partie gore est toujours aussi gore. C’est la première fois que je vois les détails d’une autopsie avec gros plan, et c’est assez dégoûtant.


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    J’adore Johnny Depp, alors j’ai persévéré et ai regardé un de ses anciens (2004) films.

    C’était très moyen. D’abord, l’histoire est de Stephen King et j’ai toujours trouvé les histoires de Stephen King nulles. Ça suit toujours le même modèle qui ne m’effraie pas et même m’ennuie. Je me suis un peu ennuyé avec cette histoire, quoiqu’heureusement que Johnny Depp était là (et prenait 95% du temps à l’écran) pour relever le niveau du scénario minable. L’astuce, je l’ai comprise dans les 15 premières minutes du film, alors que je suppose que c’était censé être une surprise. Les 5 dernières minutes étaient par contre surprenantes pour un film, surtout américain.

    En définitive, film trop long, histoire assez ennuyeuse, scénario mal fait, bonne prestation de Johnny Depp (même si on a déjà vu de meilleures interprétations de sa part, la performance était quand même ‘achement bonne), fin surprenante. Pas inintéressant à voir, mais pas à voir deux fois.

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    Cinquième visite

    April 28th, 2008 by Cable

    Cinquième visite de Yukiko. Le toubib dit d’emblée que le test de la rubéole est revenu positif, ce qui signifie… qu’elle n’a pas ni n’a eu la rubéole. Personnellement, je m’étais convaincu il y a un mois que cette histoire de rubéole était débile, et j’en avais même oublié l’existence…

    Selon le règlement de la société de Yukiko, sur présentation d’un certificat médical certifiant qu’il faut se reposer le plus possible pour cause de grossesse, elle peut venir à la compagnie à 10h30 le matin au lieu de 9h, sans perte de salaire. Elle avait donc préparé le texte du dit certificat, et l’a emporté à l’hôpital pour recevoir le tampon du docteur. Celui-ci a lu le certificat, a dit “pas de problèmes!”, a ouvert son tiroir, pris son tampon, a frappé un grand coup de celui-ci, et a rendu le certificat à Yukiko en disant “Ce sera 4000 JPY” (24.5 €). Il ne lui serait pas venu à l’idée de faire ça pour la beauté ou la nécessité de la chose. Ou alors, peut-être estimait-il qu’elle ne le méritait pas et en toute vénalité a décidé de profiter de la situation pour se faire de la thune.

    Le reste s’est très bien passé également; l’échographie n’a pas permis de connaître le sexe de l’enfant (quoique nous sommes persuadés qu’il s’agira d’une fille, allez savoir pourquoi…”wishful thinking” peut-être?), mais on sait que sa colonne vertébrale est finie ;)

    Yukiko l’a senti bouger pour la première fois la semaine dernière. Un tremblement de son corps lui a fait dire “tremblement de terre!” au bureau, et quand tous les gens autour ont dit “tu as rêvé!”, une personne a dit “ce serait pas ton ventre par hasard?”, et elle a su tout de suite que c’était bien le cas.

    Yukiko souhaite que j’assiste à l’accouchement (ce dont je ne suis pas contre, naturellement). Mais dans cet hôpital, pour que le père puisse y assister, il faut qu’il participe à un training…ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire, etc…Ce doit être un truc pour nous prendre plus d’argent. Ça dure deux heures, en journée et en semaine (bye bye une demi-journée de congé pour ce truc que personne ne fait sur la planète). Comme je n’ai pas le choix, j’y assisterai donc courant mai.

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    News

    April 17th, 2008 by Cable

    Wow. Il suffit que j’écrive dans un billet que je ne me tue pas au travail en ce moment, pour qu’une tonne de boulot me tombe dessus. Quelqu’un à la boite aurait-il lu mon blog? J’ai fait plus d’heures supp en 2 jours que durant les deux derniers mois. Et j’en suis à 4 jours de travail avec des horaires assez sympa (les deux jours en question où je suis rentré à plus de minuit). Ça devait bien faire quelques années que ça ne m’était pas arrivé de travailler tard plusieurs jours de suite. Aurais-je reçu du travail intéressant à faire? -Moui, bof…c’est plus qu’il y a une deadline à respecter sur un gros travail, et que cette date est proche. C’est juste dû à la nécessité.

    En dehors de ça, j’ai vécu mon premier accrochage à la boite la semaine dernière. J’ai failli attendre. Un peu de stress, un peu d’adrénaline, ça motive de temps en temps. Quand je pense qu’aux entretiens d’embauche ils me disaient que c’était un travail à stress, en me disant “Ça va aller? T’es sûr?”…Purée les gars, vous n’avez aucune idée de ce qu’est le stress, ou alors vous vous mettez en quatre pour me chouchouter…je meurs d’ennui sous le manque de responsabilités que j’ai. Ils me répondraient que le travail que je fais mérite toute mon attention, et qu’en fait il y a vraiment des responsabilités dans ce que je fais. Ouais, ouais, je les vois bien, elles sont là, si j’en tiens pas compte ça va chauffer pour mon matricule, je sais, mais avec ce que j’ai morflé chez BB avant, ça ne me semble pas terrible, terrible. Bon, c’est peut-être parce que j’étais plus jeune à l’époque…allez savoir. En ce moment, je songe sérieusement à muter dans une autre division (laquelle, je l’ignore encore…quoique j’ai une petite idée).

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    Police Story 3 / Snake Eyes

    April 14th, 2008 by Cable

    Comme je l’avais dit il y a deux ou trois semaines, j’ai loué et regardé un Police Story. J’avais vu Police Story il y a un peu plus de vingt ans, juste après sa sortie sur Canal+, et je l’avais bien apprécié. J’attendais de ce film de l’humour bêbête et une action époustouflante. Je n’ai eu ni l’un ni l’autre.

    L’humour est pratiquement inexistant; mais qu’est-il arrivé à Jacky Chan? Il y a bien deux, trois traits d’humour, mais c’est tout.

    L’action est elle aussi inexistante; peu de cascades, la “bataille avec le boss de la fin” est trop courte et n’a rien de spécial.

    Argh, c’est un loupé. Les acteurs ont beau faire des prouesses physiques à l’écran, la façon de filmer est tellement nulle (une vraie caricature des films chinois) qu’un œil avertit ne remarque rien. L’histoire est inintéressante au mieux, complètement stupide au pire. Quel dommage.

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    J’aime beaucoup Nicolas Cage, alors j’ai loué ce film les yeux fermés. Il se trouve que c’est un film de Brian de Palma, donc j’aurais dû le voir depuis longtemps, au lieu d’attendre un jour où je ne saurais pas quoi louer.

    La construction du film est assez amusante, car il s’agit d’une sorte de huis-clos, où une enquête criminelle prend place, un peu à la Colombo.

    Nicolas Cage livre une performance d’acteur digne de lui; c’est du très bon travail, il est éclatant de bonne humeur, il a une patate et un charisme impressionnant.

    L’histoire est assez bien construite, elle suit un cheminement logique…enfin presque. On regrette par contre qu’elle ne se serve que de ficelles déjà maintes fois utilisées dans d’autres œuvres, c’est un peu du réchauffé, mais de bonne qualité…si on peut dire…Le film date de 1999, et on ressent clairement le poids des années. La sensation à la fin est “bon film”, mais vaguement anecdotique. Le genre de film qu’on va apprécier si on le regarde pour la première (et dernière) fois un dimanche soir.

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    Photos

    April 10th, 2008 by Cable

    J’ai réussi à uploader toutes les photos que j’ai pu trouver chez moi. Il y en avait plus que je ne pensais au départ. De 500 photos, je suis passé à 1931. En gros, ça couvre les périodes 1999-aujourd’hui, et la période 1971-1987, et j’ai dû couvrir 98% des photos que j’ai ici.

    Dans la période 1999-aujourd’hui, on trouve ma dernière année universitaire (sniff!), au Japon, notre voyage en Corée (je dis ça pour Lawren), notre mariage à moi et Yukiko, des nouvelles photos de nos chats, etc. Je n’ai pas réussi à mettre la main sur les photos de notre voyage en France de 2006, et sur celles de notre virée à…quelque part dans le Japon (je ne me rappelle plus le nom de l’endroit).

    Pour la période 1971-1987, elle vient des diapositives de mes parents. J’avais scanné ça il y a quelques temps…la qualité est assez mauvaise, il y a peu de photos où on distingue bien les visages, mais ça me fait toujours bizarre de les revoir. Et puis ça me faisait bizarre de les publier alors que ce ne sont pas mes photos (ce sont celles de mes parents), alors j’ai mis un mot de passe. Ceux d’entre vous qui veulent les voir, demandez-moi le mot de passe (je dis ça, mais je me doute bien que ça n’intéresse personne).

    Je vous mets une photo de moi petit pour vous consoler (je suis au premier plan). Mon œil ne luisait pas encore.

    Il ne me manque plus qu’à récupérer les négatifs restés en France. Ils couvrent à peu près la période 1987-1998, et c’est peut-être la période où j’ai le moins de photos.

    [Edit] Désolé, j’ai oublié de mettre un lien vers les photos. En fait, le lien est dans la colonne à droite (en bas), mais il est possible que certaines personnes n’y aient jamais fait attention.

    J’avais oublié de reconstruire toutes les résolutions disponibles des photos (800×600 et 1024×768), mais je viens de le faire (le serveur a dû monter à 100% d’utilisation processeur pendant 15 minutes…oops…c’est mon hébergeur qui va être content); vous n’aurez pas à attendre 10 secondes pour chaque affichage de photo.

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    Plaques d’immatriculation japonaises

    April 9th, 2008 by Cable

    Séquence nostalgie: à 13 ans, j’effectue mon premier séjour en home-stay en Angleterre. Je remarque très vite leurs plaques d’immatriculation différentes de “chez nous”. Je demande à ma famille d’accueil de m’expliquer leur système de plaques, et ils m’expliquent. Je remarque alors qu’il y a un peu plus d’informations disponibles que les plaques françaises.

    Parce qu’en France, on doit avoir les plaques d’immatriculation les plus simples de la planète pour un pays de plusieurs millions d’habitants.

    J’arrive au Japon en 1999, je remarque leurs plaques d’immatriculation. Je demande à ma famille d’accueil de m’en donner la lecture et la logique, et là, surprise (le début d’une longue série de surprises, en fait): ils me disent qu’ils n’en savent rien. Je demande régulièrement à des japonais la signification de leurs plaques d’immatriculation, et jusqu’à présent personne n’a pu me répondre. Alors je fais un article (le premier du genre en français?) sur le sujet.

    Voici une plaque typique (déjà vue dans mon article sur les parkings).

    On n’imagine pas le nombre d’informations contenues dans les plaques japonaises. On voit que ce n’est pas un pays orienté vers la protection des données personnelles. Commençons. Accrochez-vous.

    • En haut à gauche

    Le kanji en haut à gauche représente la location du bureau (de l’office des transports terrestres [ci-dessous OTT] ) qui a attribué la plaque. Ce bureau se trouvera forcément dans la préfecture du propriétaire (ou plutôt de l’utilisateur) de la voiture. Dans l’exemple ci-dessus, il s’agit de Sakai (堺) dans la préfecture d’Osaka.

    Il n’y a pas de logique dans la liste de ces bureaux, mais évidemment celle-ci est fixe. Peu de bureaux de l’administration se déplacent…

    Tokyo compte 5 de ces bureaux: Nerima, Tama, Shinagawa, Adachi, Hachiōji. Les petites préfectures ne comptent qu’un seul bureau de délivrance de plaques (par exemple: Gunma ou Akita), et la plus grande de toutes les préfectures, Hokkaido, en compte 7 (à noter que Hokkaido n’est généralement pas désignée comme étant une préfecture, sauf lorsqu’on veut bien signifier qu’on parle de la région [administrative], et non pas de l’île [géographique]).

    La préfecture de Kanagawa (celle où j’habite) en compte 4: Yokohama, Kawasaki, Shōnan, Sagami. Ma plaque fut délivrée par le bureau de Yokohama.

    Enfin, les noms de bureaux peuvent être de un, deux, trois ou quatre kanji (puisque c’est le nom d’un lieu). Les noms de lieu ne sont pas abrégés, donc en verra effectivement marqué sur les plaques respectives, par exemple, 堺 (Sakai), 横浜 (Yokohama), 名古屋 (Nagoya), ou bien 尾張小牧 (Owarikomaki).

    On compte 87 bureaux au Japon délivrant ces plaques avec, donc, 87 parties supérieure gauche différentes.

    • En haut à droite (sur l’exemple ci-dessus: 330)

    Le premier chiffre indique le type de véhicule et sa cylindrée. Le premier chiffre peut être:

    1: Camion pour transport de marchandises (cylindrée de plus de 2000cc)

    2: Transports en commun de 11 personnes ou plus (bus, car)

    3: Voiture avec cylindrée dépassant les 2000cc

    4: Petit camion de transport de marchandises (cylindrée de moins de 2000cc)

    5: Voiture avec cylindrée de plus de 2000cc

    6: Camion à 3 roues (plus utilisé sauf cas spécial, c.f. ci-dessous)

    7: Voiture à 3 roues (plus utilisé sauf cas spécial, c.f. ci-dessous)

    8: Camion de Pompiers, voiture de police, ambulance, etc.

    9: Gros véhicule spécial (tractopelle, tracteur, etc)

    0: Grue ou autre véhicule spécial utilisé dans le secteur de la construction

    Les véhicules avec un moteur diesel sont placés dans la catégorie des “gros” (soit 3 pour les voitures, 1 pour les camions).

    Ce nombre en haut à droite peut être un nombre à deux ou trois chiffres. Les nombres à trois chiffres furent en fait introduits en 1998, et en même temps fut introduite la possibilité de choisir son numéro (moyennant un petit paiement).

    Les nombres à deux chiffres

    Les plaques à nombre à deux chiffres sont tous distribués arbitrairement par l’administration; le propriétaire ne peut pas choisir ses numéros en ce cas. Le deuxième chiffre peut aller de 0 à 9, donc on aura de 10 à 19 pour les gros camions, de 20 à 29 pour les bus, etc.

    Les nombres 47, 57, et 87 sont réservés aux plaques lumineuses (dont le propriétaire doit faire la demande, et, bien sûr payer pour).

    Les nombres à trois chiffres

    • Les nombres commençant par 1, 2, 3, 9, ou 0

    Les deux chiffres de droite étant de 00 à 29 (de 100 à 129, de 200 à 229, etc.): nombres attribués arbitrairement par l’OTT.

    De 30 à 98 (de 130 à 198, de 230 à 298, etc.): nombres choisis et payés par le propriétaire.

    • Les nombres commençant par 4, 5, ou 8

    De 00 à 29 (de 400 à 429, etc.): nombres attribués arbitrairement par l’OTT

    De 30 à 79 (de 430 à 479, etc.): nombres choisis et payés par le propriétaire.

    De 80 à 82 (de 480 à 482, etc.): nombres attribués arbitrairement par l’OTT, réservés aux véhicules avec une cylindrée de moins de 660cc, ET aux plaques lumineuses (sur demande du propriétaire).

    De 83 à 98 (de 483 à 498, etc.): nombres réservés aux véhicules avec une cylindrée de moins de 660cc, attribués arbitrairement par l’OTT ou choisis et payés par le propriétaire.

    • Les nombres commençant par 6 ou 7

    Le premier chiffre 6 est utilisé pour les mêmes véhicules que ceux de la catégorie du premier chiffre 4. Le premier chiffre 7 est utilisé pour les mêmes véhicules que ceux de la catégorie du premier chiffre 5.

    De 00 à 79 (de 600 à 679, et de 700 à 779): nombres choisis et payés par le propriétaire.

    De 80 à 98 (de 680 à 698, et de 780 à 798): nombres réservés aux véhicules avec une cylindrée de moins de 660cc, et choisis et payés par le propriétaire.

    Quelque soit le premier chiffre, les derniers chiffres ne seront jamais 99. Un numéro sous la forme x99 représente une voiture dont le propriétaire n’habite plus dans la même préfecture, et dont la nouvelle plaque est en train d’être préparée (période d’à peine quelques jours/semaines).

    Vous vous rendez compte que les pompiers peuvent choisir leur numéro de plaque, et peuvent même demander une plaque lumineuse. Ils n’ont que ça à faire?

    • La taille des plaques

    Les quatres roues utilisent des plaques de deux tailles différentes, les grandes plaques et les plaques de taille moyenne (les petites plaques sont utilisées par les deux roues).

    Les grandes plaques: 44cm x 22 cm.

    Les plaques de taille moyenne: 33cm x 16.5 cm

    Nombre en haut à droite commençant par 1: les camions avec une charge utile supérieure à 5 tonnes doivent utiliser les grandes plaques. Les autres utilisent les plaques de taille moyenne.

    Nombre en haut à droite commençant par 2: les transports de 30 personnes ou plus utilisent les grandes plaques. Les transports de 29 personnes ou moins utilisent les plaques de taille moyenne.

    Nombre en haut à droite commençant par 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0: utilisent les plaques de taille moyenne.

    • En bas à gauche (sur l’exemple ci-dessus: さ)

    On y trouve toujours un hiragana (sauf plaques spéciales). Les hiragana diffèrent selon plusieurs critères, dont parfois le type du propriétaire.

    1) Les transports pour usage personnel

    Les hiragana utilisés peuvent être ceux-ci.

    • Pour les plaques dont le nombre en haut à droite commence par un 1 ou un 8:

    さ す せ そ た : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière)

    は : véhicules qui ont deux grandes plaques (une à l’avant, une à l’arrière)

    も : véhicules qui n’ont qu’une seule grande plaque (à l’arrière) lumineuse

    や : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière)

    ゆ : véhicules qui n’ont qu’une seule grande plaque (à l’arrière)

    ら : véhicules qui ont deux grandes plaques (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    る : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière) lumineuse

    ろ : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    On trouve aussi ces hiragana: ち つ て と な に ぬ ね の ひ ふ ほ ま み む め り mais pour le moment, personne n’a vérifié dans quels cas elles sont utilisés.

    • Pour les plaques dont le nombre en haut à droite commence par un 2:

    On peut trouver les mêmes hiragana que pour les nombres commençant par un 1: さ す せ そ た ち つ て と な に ぬ ね の は ひ ふ ほ ま み む め も や ゆ ら り る ろ

    Les véhicules n’ayant qu’une seule plaque (à l’arrière) n’existent pas dans cette catégorie.

    • Pour les plaques dont le nombre en haut à droite commence par un 3:

    さ す せ そ た ち つ て と な に ぬ ね の は ひ ふ ほ ま み む め も や ゆ ら り る: véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière)

    ろ : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    • Pour les plaques dont le nombre en haut à droite commence par un 4 ou un 6:

    さ す せ そ た ち つ て と な に ぬ ね の は ひ ふ ほ ま み む め も ゆ: véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière)

    や : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière) lumineuse

    る : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière)

    ろ : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    • Pour les plaques dont le nombre en haut à droite commence par un 5 ou un 7:

    さ す せ そ た ち つ て と な に ぬ ね の は ひ ふ ほ ま み む め も ゆ ら り: véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière)

    や : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière) lumineuse

    る : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière)

    ろ : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    On trouve hélas plein d’exceptions sur les règles ci-dessus, selon les préfectures. Pour donner un exemple, り est utilisé pour les “véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne lumineuses” en dehors des préfectures de Tokyo, Kanagawa, Chiba, Niigata, Toyama, Ishikawa, Nagano. Car figurez-vous que les préfectures s’amusent à rajouter leur règles spéciales à un système déjà bien complexe.

    • Pour les plaques dont le nombre en haut à droite commence par un 9 ou un 0:

    さ : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière) や : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière) lumineuse

    る : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière)

    ろ : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    On trouve également ces hiraganas: す せ そ た ち つ て と な に ぬ ね の は ひ ふ ほ ま み む め も ゆ ら り, mais personne n’a encore vérifié dans quels cas ils sont utilisés.

    Tout ça n’était que pour les véhicules à usage personnel. Voici les autres catégories.

    2) Les transports pour militaires américains

    E, H, K, M : véhicule propriété de l’armée américaine. Véhicule non taxable.

    T : véhicule personnel de militaire américain, importé par ses soins. Taxable.

    Y : véhicule personnel de militaire américain, acheté au Japon. Taxable.

    よ : véhicule de retraité ou bien de démobilisé de l’armée américaine.

    3) Véhicules de location

    れ, わ : tous véhicules.

    A noter qu’à ce moment-là, les deux derniers chiffres du nombre en haut à droite prennent une signification particulière:

    Deux derniers chiffres étant 00: véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière)

    Deux derniers chiffres étant 05: véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière)

    Deux derniers chiffres étant 10: véhicules qui ont deux grandes plaques (une à l’avant, une à l’arrière)

    Deux derniers chiffres étant 15: véhicules qui n’ont qu’une seule grande plaque (à l’arrière)

    Deux derniers chiffres étant 16: véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    Deux derniers chiffres étant 17: véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière) lumineuse

    Deux derniers chiffres étant 18: véhicules qui ont deux grandes plaques (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    Deux derniers chiffres étant 19: véhicules qui n’ont qu’une seule grande plaque (à l’arrière) lumineuse

    Là encore, on trouve des tas d’exceptions. Par exemple, si le nombre en haut à droite commence par un 5, alors le nombre 505 peut être utilisé pour les véhicules ayant deux plaques.

    4) Véhicules commerciaux, de société

    あ, い : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière)

    う : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière) lumineuse

    え : véhicules qui n’ont qu’une seule grande plaque (à l’arrière)

    か, き : Véhicules qui ont deux grandes plaques (une à l’avant, une à l’arrière)

    く : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière) lumineuse

    け : véhicules qui ont deux grandes plaques (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    こ : véhicules qui ont deux plaques de taille moyenne (une à l’avant, une à l’arrière) lumineuses

    を : véhicules qui n’ont qu’une seule plaque de taille moyenne (à l’arrière)

    A noter que quelle que soit la catégorie, les hiragana suivants ne sont pas utilisés: お (car il ressemble trop au あ), し (car le kanji 死 se prononce pareil et veut dire “mort”), へ (fait penser à “faible émissions de CO2″), ん (trop difficile à se faire comprendre en cas de communication orale).

    Personnellement, je me demande bien ce qu’on n’en a à foutre de marquer sur la plaque que celle-ci est illuminée…Il suffit de la voir pour le savoir…A moins d’être aveugle, mais un aveugle va avoir du mal à lire une plaque d’immatriculation de toute façon, et les plaques en braille n’existent pas encore (vous imaginez un aveugle venir mettre sa main sur la plaque pour lire le numéro? Sans doute pour dénoncer un crime qu’il aurait….vu??). Et quelle est l’importance de savoir que le véhicule a deux plaques ou une seule? Mystère.

    • En bas à droite (sur l’exemple ci-dessus: ・824)

    Ce sont juste des numéros de série, c’est à dire qu’après 1234 vient 1235 (par exemple). Notez que le nombre est séparé en deux nombres de deux chiffres, et parfois l’espace est noté par un tiret. On peut donc avoir 11 11 ou bien 11-11.

    Si le(s) premier(s) chiffre(s) est(sont) un(des) zéros, on met un point à la place. On aura donc par exemple ・111 pour 0111, ・・11 pour 0011, ・・・1 pour 0001. Notons que ・・・・ (0000) n’existe pas.

    Pour anecdote, les nombres se finissant par 42 ou par 49 ne sont pas attribués, à cause de leur signification (rapport assez direct avec la mort, pour cause d’homonymie). Chose amusante, le numéro 4219 qui, quand il est lu, est un homonyme de “je me précipite vers la mort”, est pourtant attribué.

    Les numéros finissant par 13 ne sont pas attribués aux véhicules utilisés par les soldats américains.

    • La couleur des plaques

    Là auss, c’est assez simple.

    Fond blanc, lettres vertes: véhicule à usage personnel

    Fond vert, lettres blanches: véhicule commercial

    Fond jaune, lettres noires: véhicule avec cylindrée de moins de 660cc, pour usage personnel

    Fond noir, lettres jaunes: véhicule avec cylindrée de moins de 660cc, pour usage professionnel

    Comme d’habitude, il y a des cas spéciaux. Je ne vais en citer que deux (le premier étant assez courant sur Tokyo):

    1) Les plaques de diplomates étrangers, attribuées par le ministère des affaires étrangères. Ces plaques sont bleues, avec le kanji 外 marqué en blanc à la place de l’habituel hiragana, et maximum cinq chiffres, en blanc également. Ces voitures sont non taxables, et les flics n’ont pas le droit d’y toucher ou de leur mettre un PV (c’est pour ça qu’elles sont toujours garées n’importe comment ;) ).

    2) Les plaques avec une ligne rouge en travers; ce sont pour les véhicules don le contrôle technique n’a pas été fait, et qui sont donc normalement en interdiction de rouler. Mais pour une raison particulière, précise, justifiée, et limitée dans le temps, l’OTT peut attribuer une telle plaque.

    Conclusion!

    Je crois que c’est à peu près tout. Je n’ai cité que très peu de cas particuliers, mais rappelez-vous qu’il en existe beaucoup.

    Le même genre de règles existent pour les deux roues motorisées, vous me permettrez de sauter leur explication, qui est tout aussi pénible et qui en fait ressemble assez aux règles des plaques de voitures.

    Si un jour vous avez un accident et que l’adversaire se barre sans demander son reste, bon courage pour relever son numéro. Surtout si vous ne savez pas lire le japonais.

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    Le coca tiède, c’est fini!

    April 8th, 2008 by Cable

    Scénario quotidien classique, été comme hiver:

    8h55: arrivée à l’immeuble de ma boite. J’achète une canette de Coca-Cola. Température: environ 2゜C.

    10h: Température: environ 20゜.

    11h: Température: ambiante.

    Je n’arrive jamais à finir mes canettes, car elles deviennent tièdes trop vite. Je crois que beaucoup de gens, quand ils achètent une canette de quelque chose, la boivent d’un trait, puis ne boivent rien pendant 4h. Moi, je n’y arrive pas, le syndrôme du chameau, je ne l’ai pas. Il faut que je boive et mange en permanence (pour info, je mange peu, mais une heure après la fin du repas, j’ai faim).

    Cette situation, ça fait 8 ans que ça dure (depuis que j’ai commencé à travailler). C’est pas bien méchant, je me suis toujours dit que ce n’était pas grave (c’est pour ça que j’ai laissé passé 8 ans). Mais il y a deux semaines, j’ai pris 5 minutes pour aller chercher un outil qui m’aiderait sur Internet. Je l’ai trouvé. Je nomme….le frigo USB.

    Il maintient la température à 12゜C (à 48゜C aussi si on le désire, si il y a des amateurs de café en canette dans l’assistance). Dommage qu’il ne prenne pas les canettes de 50cl, mais on fera avec.

    Je l’ai testé quelques jours, et même si le résultat n’est pas transcendental (il refroidit moins bien qu’un vrai frigo, bien sûr), il maintient vraiment les canettes au frais. Ça marche un peu mieux qu’un thermos, en gros.  Ça a suffit pour réussir à me faire boire mes deux canettes du jour les quelques jours où je l’ai testé. J’en suis donc satisfait pour le moment.

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    21 grams / The Reaping

    April 7th, 2008 by Cable

    J’avais envie de voir un film de Sean Penn. Sans raison, comme ça. L’histoire marquée au dos du DVD, un peu complexe, m’a fait penser qu’il pouvait y avoir un scénario intéressant.

    Il se trouve que le réalisateur est le même que pour Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu), et le style est grosso-modo le même. On retrouve plusieurs histoires qui s’entrecroisent, une histoire un peu difficile à appréhender (il faut du temps, et il faut se concentrer), de bons acteurs, un ton juste. Il y a un peu plus d’émotion que dans Babel, mais à peine, alors même que le thème s’y prêtait.

    Les histoires qui s’entrecroisent sont des scènes de quelques minutes, et toutes les histoires (3 en gros, même si elles n’en forment plus qu’une à la fin) passent du futur au passé et vice-versa sans prévenir; je ne vous raconte pas comme il est difficile de tout remettre dans l’ordre dans sa tête. Mais curieusement, et c’est peut-être là le génie du réalisateur, on y arrive à force d’efforts alors que ça parait à priori impossible (rien à voir avec Pulp Fiction par exemple), et au passage on s’est tellement accroché à l’histoire qu’on se sent touché. Hélas, ce sentiment ne dure pas. Un autre point négatif est qu’on n’a pas forcément envie de revoir un film sur lequel on s’est tellement concentré (?).

    En conclusion, un film très bien, un film d’auteur (décidemment, ils sont nombreux ces temps-ci), mais que je n’ai pas envie de revoir prochainement. Si vous avez aimé Babel, il devrait vous plaire.

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    J’avoue, la jacquette du DVD ne m’avait pas plû, et j’avais pris ce film pour un vulgaire film d’horreur de série B. Il ne faut jamais se fier aux jacquettes quand on choisit un film.

    C’est en regardant la filmographie de Hilary Swank (quand je fis le commentaire sur Karate Kid 4) que je me suis aperçu qu’elle jouait dans ce film. Hilary Swank est au plus haut de son succès ces derniers temps, et je me suis dit que les chances étaient grandes que le film soit dans la lignée de ses derniers succès (i.e. la loi des séries). Et puis je ne suis pas contre les films d’horreur.

    J’ai trouvé le film excellent. C’est un film fantastique basé sur les 10 plaies d’Εgypte, et j’adore les films qui traitent de la religion, même si c’est d’une manière complètement fantaisiste comme c’est le cas ici. L’histoire était très fun, c’est tout ce qui m’importe dans ce genre de film. Je suis resté planté devant la télé du début à la fin tellement l’histoire était bien construite, bien filmée, bien servie (Hilary Swank passe vraiment bien à l’écran). Il y a aussi une petite surprise à la fin (un twist), et je ne l’avais pas vu arriver, ce que j’ai apprécié.

    Les images sont très belles, les acteurs très bons (dont la petite AnnaSophia Robb), les effets spéciaux excellents, l’histoire est fun, la fin est sympa…un film très bien. On remarque aussi que le réalisateur (Stephen Hopkins) est celui qui a fait Predator 2, et il se trouve que j’ai beaucoup aimé Predator 2. Coïncidence? Non, je pense plutôt que j’aime bien ce réalisateur.

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    News en vrac

    April 6th, 2008 by Cable
    • Je regardai sur le net la définition d’un film d’horreur (je me demandais si l’un des films que je présente demain en était un), et par hasard j’eus la confirmation que la série des Saw est bien une série de films d’horreur (le film que je présente demain n’est pas un des Saw). Par hasard également, j’ai vu qu’il y aurait au moins 6 épisodes dans cette série. J’ai trouvé que le titre de “Saw VI”, lu en français, ne faisait pas très sérieux pour un film d’horreur (”saucisse”).
    • Les taxes sur l’immobilier sont arrivées. 167,500 JPY (1049 €), ça fait mal, surtout quand on avait oublié que cette taxe existe et n’est pas prélevée sur le salaire. C’est un montant à peine inférieur à l’augmentation de salaire que j’ai eue. Quand j’y pense, dans un an on aura en plus la taxe sur la voiture à payer, et dans deux ans on aura en plus le contrôle technique à payer. Si je compte bien, chaque augmentation de salaire pendant 3 ans sera bouffée par une nouvelle taxe à payer (le contrôle technique n’étant qu’une taxe déguisée). Je suis vert.
    • Yukiko a eu sa première nausée la semaine dernière, le matin dans le train pour aller au travail. Etre compressée comme une sardine dans le train n’a pas dû aider. Après avoir passé 40 minutes dans les toilettes de la gare d’Hiyoshi, elle s’est décidée à rentrer et à prendre sa journée. Bien entendu, la société n’en ayant rien à faire de la raison de son jour de congé, elle a dû le prendre sur ses propres congés payés. Ça m’étonne, car la loi du travail japonaise prévoit un congé maladie pour les règles douloureuses; je me demande comment cela se fait qu’ils ne prévoient rien pour les nausées dûes à une grossesse.

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    He Got Game / Nick of Time / Midnight in the Garden of Good and Evil

    April 4th, 2008 by Cable

    Satisfait du film de Spike Lee que j’avais vu la semaine précédente, je louai un second film du même réalisateur. Tant qu’à faire, j’en ai pris un avec l’un de mes acteurs fétiches: Denzel Washington (qui est facilement dans mon top 5). Milla Jovovich fait également partie de la distribution avec un second rôle dont elle s’acquitte très bien.

    L’histoire est assez complexe (un forçat à pour mission d’aller convaincre son fils qui est un espoir du basketball pro d’aller jouer pour l’équipe gérée par le gouverneur de leur état, et en cas de réussite verra sa peine de prison allégée), et prend un axe directeur totalement différent de ce qu’on connait. C’est encore une fois un genre d’histoire que je n’avais jamais vu, dont je n’avais jamais entendu parler, et que je n’avais jamais imaginé.

    L’histoire est fluide et captivante, bien qu’on ressente sa longueur négativement (2h15). Paradoxalement, l’émotion manque à l’appel, or elle était toute indiquée pour ce thème (père ayant tué mère, père en prison, père se rabibochant avec son fils). Le scénario est en béton, et la réalisation sûre et sans faille. Spike Lee maîtrise son sujet.

    Les dialogues et situations sont étonnantes d’humanisme, le ton et les dialogues sont très recherchés. Ce film est un film d’auteur, une sorte d’œuvre d’art. A mon avis (qui va paraître bizarre, je vous préviens), c’est dans la droite ligne du cinéma de la nouvelle vague de Godard. On est fasciné par les personnages décrits, à la fois criant de vérité et de fiction, ainsi que par leur interaction.

    Mais je n’ai jamais été un fan de Godard. La musique omniprésente en devient assourdissante, et est même parfois inadaptée. La longueur du film m’a pris la tête, surtout pour le manque de résultat concret (l’émotion!!). En toute honnêteté, ce film est un grand film fait par un grand réalisateur, il m’a plû, mais je n’irai pas le voir deux fois.

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    Je me suis rappelé après-coup avoir déjà vu ce film à la télévision. Pas étonnant que je ne m’en sois pas rappelé au moment de le louer; ce film est digne d’un téléfilm, ou d’une série B, au choix.

    Johnny Depp a donc bien connu les affres des films alimentaires.

    Sur un scénario d’une qualité plus que moyenne, la réalisation manque de punch et d’originalité, et les acteurs (dont Christopher Walken) ne sont décidemment pas au meilleur de leur forme. On en ressort avec le sentiment d’un film anecdotique, qui s’oubliera sans aucun doute très vite (dont acte). Heureusement qu’il ne dure que 88 minutes. Dont environ 68 minutes d’ennui ferme.

    A rayer de la filmographie de Johnny Depp si on vous demande.


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    Deuxième film d’un grand réalisateur cette semaine (Clint Eastwood). Eastwood est un pro reconnu (tant de l’acting que de la réalisation), et à juste titre à mon avis. Et son film est tout aussi difficile à raconter que “He Got Game”.

    Ce film m’a rappelé “Invasion” (ma précédente critique de films), car il est tout son contraire; Eastwood part d’un scénario tout à fait ordinaire (meurtre, enquête, jugement), et en fait un film tout à fait extraordinaire. Comme quoi l’originalité d’un scénario n’a rien à voir avec la qualité d’un film (euh…dans mon échelle de valeurs, s’entend!).

    Le film est une alternance de scènes conventionelles et de scènes venant tout droit de la cinquième dimension. Sans plaisanter, il y a encore des scènes dont je n’ai pas encore compris la signification, la symbolique y étant très spéciale.

    Quelques images sont belles, mais le film ne se démarque pas par sa beauté. C’est exactement pareil pour l’humour; il y a des répliques humoristiques, mais on ne va jamais jusqu’au bout des blagues. Et c’est pareil également pour la sorcellerie décrite, le mystère, le bien et le mal…tiens donc…serait-il possible que le film ait été construit sur ce principe d’un équilibre entre le bien et le mal, où le monde n’apparaît ni blanc ni noir, mais gris? Considérant Eastwood, c’est tout à fait possible, car le monsieur connait son métier et ne doit pas hésiter à s’attacher à un thème aussi difficile.

    Bon mais, le film a beau être intéressant sur biens des plans techniques (réalisation, symbolique, artistique [si, si, l'art est une technique], etc.), ce n’est pas ma tasse de thé. J’ai beaucoup aimé, mais n’en ai pas retiré grand chose, et n’ai aucune envie de le revoir de sitôt. On reconnait mon fameux critère pour décrocher un trois étoiles.

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    La Prisonnière

    April 3rd, 2008 by Cable

    Tome V de la saga d’A la recherche du temps perdu, et premier livre de 2008. Tout le monde se dit que je vais aller jusqu’au bout de cette saga. Ça vous semble évident, n’est-ce pas? Et pourtant ce n’est pas sûr à priori. Je vous en donnerai la raison d’ici à quelques mois.

    Je me rappelle d’une certaine employée japonaise de ma précédente boite, qui parlait français avec un niveau correct bien que loin d’être parfait (moins bon que celui d’autres japonais francophones que j’aie pu rencontrer par ailleurs). Je me rappellerai d’elle encore quelques mois, car elle m’avait raconté avoir lu cette saga en français. A chaque fois que je lis un livre de Proust, je me dis qu’elle m’a raconté des salades, ou bien alors elle n’avait rien dû comprendre. J’admire le niveau de français des livres de Proust, et même si n’importe quel francophone natif sera capable de comprendre ce qu’il écrit (au moins au premier degré), il faut reconnaître que ses phrases et son vocabulaire sont d’une complexité impressionante. Mais de quelle beauté sont les textes!

    La Prisonnière me fut pénible à lire, au moins pour la première moitié. La description sans faille de la jalousie parfaite du narrateur, et de la situation de la Prisonnière, furent éprouvantes. La deuxième partie revenant sur une critique sarcastique -maintenant convenue- de la haute sociéte se lit bien vite en comparaison. J’ai sans doute assimilé les lignes principale de la critique de Proust, et je me suis surpris à en regarder les détails de plus en plus. Une bonne part (la plus grosse part, de fait) des références, sous-entendus, et coups de pied sous la table restent incompréhensibles à la bête sauvage inculte littérairement que je suis, mais j’y trouve tout de même mon compte. Je suppose qu’il faudrait s’atteler à la lecture de ces ouvrages plusieurs fois, et à faire nombre de recherches sur le côté pour bien saisir la portée de cette œuvre, mais ce n’est pas quelque chose que je suis prêt à faire. A chacun son projet de vie.

    Curieusement, c’est toujours dans les parties les plus difficiles pour moi où je trouve les plus belles phrases qui feraient d’excellentes citations. Sans doute est-ce dû au mystère entourant ces paragraphes que je peine à parcourir, les citations faisant office de soleil luisant alors qu’on se trouve à 2000 mètres sous la surface; car on les comprend, on en tire du jus comme de fruits, et on les accroche dans notre mémoire comme on accroche une peinture acquise à coût élevé à un mur de sa maison. En voici quelques-unes. Notez qu’il ne s’agit pas d’être d’accord ou pas avec ce que le narrateur raconte, mais de savoir si on peut en tirer une quelconque nourriture intellectuelle.

    “Etre dur et fourbe envers ce qu’on aime est si naturel! Si l’intérêt que nous témoignons aux autres ne nous empêche pas d’être doux avec eux et complaisants à ce qu’ils désirent, c’est que cet intérêt est mensonger. Autrui nous est indifférent, et l’indifférence n’invite pas à la méchanceté.”

    “On a dit que la beauté est une promesse de bonheur. Inversement la possibilité du plaisir peut être un commencement de beauté.”

    “On se rappelle la vérité parce qu’elle a un nom, des racines anciennes, mais un mensonge improvisé s’oublie vite.”

    “Depuis que l’Olympe n’existe plus, ses habitants vivent sur la terre.”

    “La nature ne semble guère capable de (ne) donner que des maladies assez courtes. Mais la médecine s’est annexé l’art de les prolonger.”

    J’aurais beaucoup aimé développer sur une des citations, mais cela me prendrait un temps infini. Ceci et mon bien piètre don en ce domaine me font recommander de vous tourner vers un site bien plus apte à la tâche que le mien. Je vous laisse en devoir de repenser aux citations par vous-mêmes, et d’y trouver ce que vous pouvez et voudriez y mettre. Beaucoup d’entre nous en sommes là.

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